Matignon lance ce mardi la modernisation de l’action publique avec pour objectif principal d’effectuer de nouvelles économies budgétaires.

L’Etat veut se serrer la ceinture. Le gouvernement s’apprête à lancer son vaste plan de modernisation de l’action publique (MAP) ce mardi. Celui devrait non seulement d’améliorer les services publics mais aussi dégager de nouvelles économies budgétaires. Le comité interministériel  -qui se réunira pour la première fois à Matignon - va en effet fixer une nouvelle "méthode" de réforme pour "rapprocher l’administration des citoyens et simplifier les démarches pour les entreprises et les collectivités".  Ce comité devrait ensuite se réunir quatre fois par ans.

L’accent est mis sur le "mieux"Alors que la droite avait instauré le non remplacement d’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, la gauche a décidé d’enterrer cette mesure. La MAP visera ainsi à "améliorer la qualité des services publics dans un contexte plus contraint". Reprenant une phrase de Nicolas Sarkozy, François Hollande a en effet récemment déclaré : "Nous devons être capables de faire mieux en dépensant moins". Pas question de donner à cette "RGPP de gauche" (ndlr : révision générale des politiques publiques de la droite) une coloration uniquement budgétaire, a d’ailleurs insisté le gouvernement. Pour preuve, à l'issue du comité de mardi le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ne devrait pas faire d'annonce chiffrée sur les économies mais dévoiler la liste des politiques publiques qui seront soumises aux premières évaluations.

Plusieurs secteurs concernésLa politique familiale mais aussi les aides directes aux entreprises, qui coûtent 80 milliards d'euros par an et sont très éclatées entre Etat, opérateurs et collectivités locales, seront au menu. Toutes les politiques seront examinées au cours du quinquennat, selon les services du chef du gouvernement. Les premiers résultats sont attendus d'ici juin, pour préparer le budget 2014. D'autres secteurs aussi sensibles que dépensiers seront également concernés. Parmi eux, on note la formation professionnelle (trop centrée sur les personnes qui ont déjà un emploi), ou la politique du logement. Et alors que cette dernière est accusée par certains de favoriser l'inflation des loyers, la ministre, Cécile Duflot entend bien la défendre. Une source gouvernementale a par ailleurs indiqué que concernant les retraites, "on ne peut pas imaginer de ne pas y faire d'économies quand on voit la dépense qu'elles représentent".

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Le président Hollande s'est engagé à réduire les dépenses de 50 milliards d'euros en cinq ans pour résorber le déficit public, et de dix milliards supplémentaires pour financer le crédit d'impôt aux entreprises pour la compétitivité et le contrat de génération.  

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