Les militants UMP pourraient prochainement être appelés à se prononcer pour savoir s'ils veulent ou non revoter pour élir leur président. Mais ce scenario de sortie de crise reussira-t-il à être accepté par les camps de François Fillon et de Jean-François Copé ?

Quand et comment ? A peine le scenario a-t-il été trouvé que des objections et des conditions ont été prononcées. Après plus de dix jours de conflit interne, l'UMP est au bord d'une scission. Pour sortir le parti de l'impasse dans laquelle il se trouve – tiraillé entre les "Fillonnistes" et les "Copéistes" - ses militants pourraient être appelés à se prononcer pour savoir s'ils souhaitent qu'un second scrutin soit organisé pour élir leur président. Certes fragile, ce scenario est le seul qui ait, pour le moment, réussi à être approuvé par les deux rivaux. Mais pour combien de temps ?

Fillon veut une "organisation collégiale"Proposée par le député-maire de Meaux, l'idée d'un référendum auprès des militants serait, selon les pro-Fillon, une initiative de Nicolas Sarkozy. Lassé de voir le parti qu'il dirigeait avant d'accéder à la tête de l'Etat prendre l'eau, l'ancien président de la République a en effet décidé de s'atteler ardemment à sa protection. Mardi, il a ainsi contacté les deux adversaires et les a instamment priés de trouver une issue. Une rencontre a ainsi été organisée. Mais si les deux hommes sont parvenus à s'entendre sur le fond, des discordances demeurent quant à la forme.

Alors que Fillon veut la mise en place d'une "direction collégiale" pour organiser ce référendum - dans un courrier à son adversaire, l'ancien Premier ministre en même fait l'une "des garanties strictes d'impartialité" qu'il exige - Copé refuse de rendre son titre. "S'il s'agit d'une organisation collégiale de notre mouvement, avec remise en cause de la présidence de Jean-François Copé, c'est non", a fait savoir un des ses proches. Or, les fillonistes n'ont eu de cesse lors de la précédente campagne interne de dénoncer la double casquette de Jean-François Copé. Celui-ci est en effet à la fois candidat à la présidence et secrétaire général du parti. Une double casquette qui lui permettait d'avoir la main sur l'appareil et ses moyens.

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"L'essentiel est d'être d'accord sur le principe qu'il faut revoter, c'est une avancée considérable", a toutefois souligné Eric Ciotti, directeur de campagne de François Fillon. Et d'assurer que "des blocages ont sauté". De son côté, Jean-François Lamour, député pro-Fillon a suggéré: "Voyons quelles vont être les conditions acceptées de part et d'autres, on poursuit notre chemin".

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