L’ancien ministre n’y est pas allé par quatre chemins. Selon lui, la popularité de l’ex-président a pâti de ses origines hongroises car "la France est raciste".

Nicolas Sarkozy victime de racisme ? C’est ce qu’a assuré Bernard Kouchner mardi. "Je pense que la France est raciste, oui, bien sûr !", a-t-il lâché au micro du "Grand oral des Grandes Gueules" sur RMC. Un avis qui rejoint celui déjà exprimé par l’ancien ministre des Affaires étrangères dans son livre Mémoires croisées : "Sarkozy a été détesté aussi parce qu’il est un fils de Hongrois et un petit-fils de juif".

A lire aussi – Nicolas Sarkozy innove-t-il vraiment pour son retour ?

Publicité
Kouchner plaide en faveur d’un gouvernement d’ouvertureSur RMC Bernard Kouchner a également jugé que, malgré tout, l’ex-locataire de l’Elysée s’était "bien débrouillé" en réussissant à s’ériger jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat. "ll a surmonté tout ça, mais à l’origine je pense qu’il y a eu cette affaire", a-t-il expliqué. Et alors que le champion de la droite a récemment fait son grand retour dans l’arène politique, l’ex-ministre s’en est réjoui. "Moi, je pense qu’il faut l’unité nationale en France, que ni la droite ni la gauche seules ne feront passer les grandes réformes nécessaires. Et bien je pense que l’on pourrait, sur un programme simple de quatre ou cinq réformes, s’unir pour sauver notre pays", a-t-il estimé. Plaidant pour une ouverture de l’UMP en faveur de la majorité, Bernard Kouchner a poursuivi en rappelant que celui qui brigue actuellement la présidence du parti "l’avait proposé". Et celui-ci d’insister : "Il y a avait six socialistes dans son gouvernement".

Vidéo sur le même thème - Centrafrique : le lapsus de Kouchner