La candidate à la primaire de la droite a réagi à l’interview du souverain pontife mettant en garde contre le "triomphalisme" des défenseurs des "racines chrétiennes de l’Europe".

Qui l’eût cru ? Nadine Morano et le pape brouillés.

En cause, une interview du souverain pontife dans le quotidien catholique La Croix, aucours de laquelle celui-ci déclare, entre autres : "Il faut parler des racines au pluriel car il y en a tant. En ce sens, quand j'entends parler des racines chrétiennes de l'Europe, j'en redoute parfois la tonalité, qui peut être triomphaliste ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme."

Pour Morano, le pape ne connaît pas assez bien l’Europe

Des mots difficiles à entendre pour celle qui avait fait polémique en évoquant une citation du général de Gaulle sur la France, "pays de race blanche" majoritairement, de culture gréco-latine, et de religion chrétienne. Sur France Inter mardi, elle a réagi : "Je pense que pour l'instant, le pape, qui est Argentin, n'a pas encore une connaissance suffisante du fonctionnement de l'Europe et de l'organisation du monde tel qu'il est en train de se bouleverser (sic) aujourd'hui."

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"Il a besoin sans doute de prendre un peu plus la mesure de ce qui se passe", a-t-elle ajouté, avant d’ironiser : "S'il faut que je dise moi-même au pape que les racines chrétiennes de l'Europe et de la France sont fortes, et que c'est ce qui nous a soudés pendant des siècles, je trouverais ça un peu étonnant."

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