Depuis qu’il a été élu à la tête de l’UMP, Nicolas Sarkozy n’en finit pas de prendre de nouvelles mesures. Après avoir déclaré la guerre aux retardataires, il s’attaque désormais aux dépenses inutiles.

Une cure d’austérité pour l’UMP. Depuis qu’il a été élu à la tête de l’UMP, Nicolas Sarkozy a la ferme intention de l’aider à se relever. Alors que son parti a été marqué par la guéguerre que se sont livrée François Fillon et Jean-François Copé en 2012 mais aussi par l’affaire Bygmalion cette année et que ses comptes sont dans le rouge, celui que l’on surnomme le "champion de la droite" s’est mis au défi de redorer son blason.

L’UMP ne paiera plus les factures téléphoniques de Rachida DatiAussi, aurait-il entrepris de traquer les dépenses injustifiées, les extras et les largesses pour retoquer le budget de son parti, rapporte Le Monde. Après avoir épluché les comptes de l’UMP, Nicolas Sarkozy aurait ensuite "renégocié des contrats jusque-là payés au prix fort" et même coupé court à d’autres jugés inutiles. Toujours selon les informations du quotidien du soir, ces coupes budgétaires auraient particulièrement visées deux ténors du parti : Nadine Morano et Rachida Dati. La première serait désormais privée de son abonnement à l’AFP, tandis que la seconde devrait maintenant payer elle-même son forfait téléphonique.

La consommation téléphonique de l’ex-garde des Sceaux a fait polémique il y a quelques mois quand le Canard Enchaîné a révélé que l’UMP avait réglé près de 10 000 euros par an de factures téléphoniques pour Rachida Dati. En arrêtant de les lui payer, le parti d’opposition devrait ainsi considérablement réduire sa facture, la faisant passer de "300 000 euros par an à 70 000 euros", croit savoir Le Monde.

Le parc automobile de l’UMP serait lui aussi concerné par ces mesures drastiques. Une seule voiture serait désormais à la disposition des cadres de la direction du parti, contre quatre auparavant.

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Il mène aussi la guerre aux retardatairesLa semaine dernière, Mariannerapportait par ailleurs une autre mesure de Nicolas Sarkozy pour remettre l’UMP sur les rails : traquer les retardataires et/ou ceux qui se permettent de partir avant la fin d’une réunion. "Je comprends que notre famille politique soit malade si nous ne sommes pas capables de rester une heure pour travailler ensemble", aurait-il même lâché lors d’une commission exécutive. On ne rigole plus.

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