Ce vendredi 20 mars, Rachida Dati a une nouvelle fois tourné le dos à Nicolas Sarkozy, notamment sur les questions des repas de substitution ou du port du voile à l'université.

Intenable. Invitée ce vendredi dans les 4 vérités présenté par Roland Sicard, Rachida Dati a exposé ses désaccords avec Nicolas Sarkozy. L'ancienne Garde des Sceaux est notamment revenue sur les interdictions des repas de substitution à la cantine ainsi que du voile à l'université prônées mardi dernier par le patron de l'UMP. "Une polémique qui n'a pas lieu d'être", a asséné la maire UMP du 7ème arrondissement de Paris. Pourtant, les rivalités des deux cadres semblaient apaisées depuis que Rachida Dati avait rejoint l'équipe de l'ex-chef de l'Etat.

"Pas au niveau d'une campagne nationale"

Sur le plateau de France 2, Rachida Dati n'a pas mâché ses mots. Interrogée sur la suppression des repas sans porc à la cantine qu'a défendue Nicolas Sarkozy sur TF1 mardi dernier, l'ancienne ministre de la Justice a complètement tourné le dos à son collègue. C'est "un non sujet sur lequel on va encore diviser les Français et fracturer les Français" a-t-elle déclaré, avant de déplorer le manque "d'intérêt national" de celui-ci. Lors de sa prise de distance avec l'ex-président, l'eurodéputée UMP avait déjà déclaré ne pas vouloir "repartir sur une campagne fondée sur les cantines halal et la burqa" (voir la vidéo ci-dessus). Elle semble ici fidèle à son discours, même après un rapprochement des deux cadres du parti.

Plus encore, l'ancienne ministre "surprise" que ce sujet (cher au Front national), soit remis sur la table par le patron de l'UMP, a affirmé qu'il n'était "pas du niveau d'une campagne nationale et d'un pays comme la France". Une manière indirecte de dire que Nicolas Sarkozy ne l'est pas, lui non plus ?

"Faut arrêter de délirer"

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Concernant le voile à l'université, que l'ancien président de la République souhaite également interdire, Rachida Dati a une nouvelle fois émis des réserves. Estimant que ce n'est en aucun cas la préoccupation première des Français, elle a expliqué que si une telle volonté devait aboutir, croix, foulards, chapelets, kippas et autres signes religieux devraient eux aussi être formellement interdits, ce qui mènerait à des "fouilles au corps". "Faut arrêter de délirer", a conclu l'ancienne ministre, agacée par des déclarations qu'elle juge superflues.

 

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