Suite aux cotisations impayées de la maire du VIIe arrondissement de Paris, des élus souhaitent profiter de la prochaine assemblée générale pour l’exclure de son groupe politique.

Il pourrait y avoir du changement du côté des Républicains. Rachida Dati serait en effet sur le point d’être débarquée de son groupe politique au Conseil de Paris, comme le souligne Le Figaro. En cause ? Les cotisations impayées de l’eurodéputée, qui finissent par atteindre des sommes mirobolantes. Mardi, les élus parisiens LR, particulièrement agacés, ont ainsi pris la décision de traiter ce dossier lors de la prochaine assemblée générale, tenue en septembre.

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Initialement, cette assemblée générale se tient pour confirmer officiellement l’adhésion de Christian Saint Etienne, issu de l’UDI, au sein des Républicains. Il s’agira également de modifier définitivement le nom du groupe, qui porte encore la dénomination "UMP". Mais l’affaire des cotisations de Rachida Dati pourrait finalement être au centre de toutes les discussions. Et pour cause : la maire du VIIe arrondissement doit à ce jour un peu plus de... 6000 euros.

Un refus catégorique de s'acquitter de ses dettes

"En cas de non-paiement de la cotisation et d’éventuels arriérés, le président saisit le bureau du groupe afin de statuer sur les suites à donner", indique le règlement, modifié quelques mois plus tôt. Seul bémol : Rachida Dati ne semble pas près de céder. En avril dernier, elle avait notamment expliqué à Canal+ son refus de régler cette somme, affirmant avoir subi de nombreuses attaques lors de la dernière campagne municipale de l’actuelle présidente du groupe, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Des dépenses qui ne la "concernent pas"

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De son côté, l’entourage de l’ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy a souhaité mettre les choses au point. "Rachida Dati est à jour dans toutes ses cotisations chez les Républicains en tant que militante, maire et eurodéputée. Celles du groupe ne sont pas destinées à l’avancement des idées et ne profitent pas aux militants", a-t-on indiqué, ajoutant que "ses dépenses" ne "concernent pas" l’ex-ministre qui "ne souhaite pas en bénéficier et n’en bénéficie pas". Aussi, la jeune femme "considère qu’elle n’a pas à financer ce genre d’activités".

Une justification qui ne semble pas avoir convaincu les membres du groupe, fermement décidés à écarter l'ancienne garde des sceaux...

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