Reniée par Jean-Marie Le Pen, sa fille Marie-Caroline est tout de même sortie du silence sur Twitter pour soutenir son père. Mais qui est donc l'aînée de la présidente du FN ?

Elle est l’aînée des trois filles de Jean-Marie Le Pen. Pourtant, à l’inverse de Marine qui a repris le parti en main et Yann qui a donné naissance à Marion Maréchal, Marie-Caroline n’est pas en odeur de sainteté auprès du patriarche. Pourtant, la fille sur laquelle comptait beaucoup Jean-Marie Le Pen dans les années 90 est venue voler au secours de son père sur Twitter et ce, malgré son statut de persona non grata chez le "menhir".

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Réagissant aux passes d’armes observées entre Jean-Marie Le Pen et Florian Philippot, Marie Caroline est montée au créneau sur le réseau social pour critiquer la position du vice-président du FN. Dans un premier tweet, elle a d’abord pointé les "propos déplacés de Philippot envers Jean-Marie Le Pen" raillant de la part du premier "une malsaine complicité avec les médias du système".

Puis, Marie-Caroline Le Pen a critiqué la position du vice-président du FN concernant la victoire de Syriza et le soutien qu’il apporte à ce "part immigrationniste (sic)" comme l'a relevé Le Figaro. Mais qui est donc la fille reniée de Jean-Marie Le Pen ?

"Je ne pardonne pas tout"

Les raisons de la brouille entre le fondateur du Front National et sa fille aînée sont à chercher du côté de la scission du parti en 1998. À l’époque, le FN voit un courant divergeant prendre ses distances. Incarné Bruno Mégret et Philippe Olivier, mari de l’intéressée, ce groupe prend son indépendance et prend le nom de Mouvement National Républicain (MNR).

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Bruno Mégret (anciennement maire de Vitrolles) est alors qualifié de "félon" par le patriarche. Mais là n’est pas le pire pour Jean-Marie Le Pen. Sa fille sur laquelle il avait tant misé décide de suivre son époux et claque la porte du FN ce que le patriarche prendra comme une trahison. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le président d’honneur du parti a la rancune tenace. Dans un long entretien accordé en octobre dernier à Serge Moati, Jean-Marie Le Pen n’en démord pas : "nous avons un fort contentieux, ce sont des attitudes personnelles à mon égard que je juge incompatibles avec la morale familiale et avec la morale tout court". Et de trancher, sec : "je ne pardonne pas tout". Par ailleurs, un désaccord immobilier aurait amplifié les tensions entre le père et son aînée.

Les récentes sorties de Marie-Caroline Le Pen suffiront-elles à faire infléchir la position de son père ? Pas si sûr.  

 Vidéo : incendie au domicile de Jean-Marie Le Pen

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