Un an après l’affaire du Penelopegate, les théories du complot pour expliquer les révélations sur François Fillon sont toujours très nombreuses. Explications.

Lundi prochain BFM TV diffusera Qui a tué François Fillon, un documentaire qui racontera comment fin janvier 2017, la campagne présidentielle a pris un virage inattenduquand l’un des grands favoris du scrutin, François Fillon, est soupçonné de détournement de fonds publics. Le Canard Enchainé assure que le candidat a rémunéré sa femme comme assistante parlementaire, d’abord entre 1998 et 2007 puis le journal satirique inclut la période 1988-1990. Au total, Penelope Fillon aurait touché 813 440 euros brut. Le 14 mars, l’ancien Premier ministre est mis en examen. 

Des accusations à l'encontre de François Hollande

Dès le début de l’affaire, ses avocats dénoncent un "coup d’Etat institutionnel". Des arguments que reprend François Fillon lui-même en meeting, déclarant notamment à Charleville-Mézières : "Ces attaques ne sortent pas de nulle part, elles ont été soigneusement préparées, mijotées, dans les arrières cuisines des officines". Un peu plus tard, face aux parlementaires de son parti, il n’hésite pas à accuser "la gauche" qui aurait fomenté un "coup d’état institutionnel", ainsi que le rapporte Europe 1. Il s’appuie alors sur un livre qui vient de sortir, Bienvenu Place Beauvau, écrit par entre autres deux journaliste du Canard Enchainé et qui évoque la possibilité de l’existence d’un cabinet anti-sarkozy à l’Elysée.

Rapidement, dans un communiqué, L’Elysée dément l’existence d’un tel cabinet et condamne " des allégations mensongères".

 

Une stratégie ourdie au sein des Républicains ?

Parmi les autres théories – donc pas vérifiées et souvent farfelues – qui circulent certains estiment que le coup aurait pu venir du propre camp de Fillon. Peu peuvent en effet se targuer d’avoir une carrière politique de plus de 30 ans sans s’être fait quelques ennemis. Parmi les premiers noms à avoir fusé, celui de Rachida Dati, en raison de bisbilles pour les législatives. Sur le plateau de BFM TV, l’intéressée a démenti début février. "Est-ce que c’est mon genre de faire des coups dans le dos ? Moi je fais des coups en direct. J’assume. Alors c’est vrai qu’après, je le paye cher. Mais j’assume", avait-elle assuré comme le rapporte LeLab.

Il y a ensuite eu le volet Robert Bourgi. Cet avocat, jugé proche des réseaux de la Françafrique, a avoué avoir offert des costumes à François Fillon pour 13 000 euro et assuré que des proches du candidat lui avaient demandé de ne rien dire. Sauf qu’entre le moment du cadeau et l’éclatement de l’affaire, visiblement, les deux hommes se seraient éloignés et Robert Bourgi aurait voulu "se payer" François Fillon comme il l’a expliqué dans Complément d’Enquête sur France 2. Il a aussi reproché à Fillon d’avoir été "ignoble" avec Nicolas Sarkozy. "Qui touche à Sarkozy me touche", avait-il commenté.

Nicolas Sarkozy aurait d’ailleurs été informé de la stratégie de l’avocat comme le relève le documentaire François Fillon : L’homme qui ne pouvait pas être président. 

Une enquête en cours

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Si pour son ancienne porte-parole, Florence Portelli, François Fillon a été victime d’un "complot", les enquêteurs eux s’intéressent toujours à ses sous.L’ancien candidat qui avait un tant tancé le parquet financier en charge des investigations – qui sont toujours en cours - n’a finalement pas donné suite. Quant à la plainte de François Fillon contre le Canard Enchainé pour "propagation de fausses nouvelles ayant eu pour effet de détourner des suffrages", elle a été classée sans suite, dévoilait Le Monde

 

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