Suite à la démission du gouvernement, l’opposition réclame désormais la dissolution de l’Assemblée nationale. Ce scénario est-il envisageable et quelles en seraient les conséquences ?

Alors que le Manuel Valls est chargé de composer un nouveau gouvernement qui doit être présenté ce mardi après-midi, de nombreuses voix d’opposition appellent à la dissolution de l’Assemblée nationale et à un retour aux urnes. Si le gouvernement connait effectivement une crise profonde, le recours à la dissolution par François Hollande reste peu probable.

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La dissolution, une arme de dernier recours

Une dissolution de l’Assemblée nationale décidée par François Hollande entrainerait des élections législatives anticipées. Or, au vu de la très forte impopularité du président de la République, de telles élections conduiraient immanquablement à une victoire pour l’UMP et marquerait certainement l’arrivée d’un groupe FN au Palais-Bourbon.

Dans ce cas de figure, le PS perdrait la majorité à l’Assemblée et une cohabitation se ferait jour. Certes, ainsi que l’explique le grand reporter Guillaume Perrault dans le Figaro, une telle cohabitation pourrait éventuellement remettre "en selle (le président) pour la présidentielle de 2017". Néanmoins, le scénario d’une dissolution décidée par l’exécutif reste difficilement envisageable puisqu'elle ne manquerait pas de restreindre les marges de manoeuvres du président.

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Un vote de confiance au résultat encore incertain

Si la dissolution de l’Assemblée est a priori exclue, le vote de confiance qui suit habituellement – sans être obligatoire - la formation de chaque nouveau gouvernement n’est en revanche pas acquis pour Manuel Valls. En effet, maintenant que la gauche du PS – représentée notamment par Arnaud Montebourg et  Benoît Hamon – ainsi que les Verts sont sortis du gouvernement, avec qui Manuel Valls va-t-il gouverner ? Le nouveau gouvernement de Manuel Valls parviendra-t-il à convaincre la majorité ? Et surtout, le Premier ministre arrivera-t-il à rallier à sa cause les députés frondeurs ?

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Selon Guillaume Perrault, la menace par l’exécutif de dissoudre l’Assemblée pourrait toutefois inciter les députés PS à revenir, même à contrecœur, se ranger derrière les chefs d’Etat et de gouvernement. 

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