Nicolas Sarkozy était hier en meeting à Boulogne-Billancourt. Interrogé sur la nomination à la Justice de Rachida Dati en 2007, il a expliqué que les origines de l'ex-garde des Sceaux avaient pesé dans son choix.

L’annonce n’a probablement pas produit l’effet escompté. Lors de son meeting mardi 25 novembre à Boulogne-Billancourt, Nicolas Sarkozy s’est fendu d’une petite phrase dont l’ambiguïté n’a manqué de faire polémique.

Revenant sur son choix en 2007 de nommer Rachida Dati au poste de garde des Sceaux, l’ancien président a ainsi déclaré : "J'avais voulu Rachida Dati comme garde des Sceaux parce que je m'étais dit que Rachida Dati, avec père et mère, algérien et marocain, pour parler de la politique pénale, ça avait du sens".

Une maladresse qui a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, notamment via le compte Twitter de Gilles Boyer (principal conseiller d’Alain Juppé) qui n’a pas hésité à retweeter le message en l’agrémentant d’un "oups" moqueur.

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L’hebdomadaire L’Express a sitôt contacté l’entourage de Nicolas Sarkozy qui a tenté de justifier ces propos en expliquant que la nomination de Rachida Dati était à l’époque "un signal fort envoyé aux personnes issus de l’immigration qu’une personne, avec un père algérien et une mère marocaine puisse prendre la tête d’un ministère régalien".

Il n’empêche, ces propos ont provoqué un tollé sur Twitter notamment auprès des associations antiracistes.

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