La présidente du FN s’est démarquée des propos de sa nièce faisant le parallèle entre le mariage homosexuel et la polygamie. Et ce n’est pas la première fois que cela arrive.

En visite à Milan (Italie) pour remercier son allié de la Ligue du Nord pour son soutien pendant les régionales en Paca, Marion Maréchal-Le Pen a été interrogée sur le sujet du mariage homosexuel actuellement en débat dans le pays latin. A ce propos, la benjamine de l’Assemblée a réitéré son opposition au "mariage pour tous", craignant notamment que celui-ci n’ouvre la voie à la reconnaissance de la polygamie.

"Ce n’est pas un problème d’être en désaccord"

"D’autres minorités chercheront à faire reconnaître leur forme d’amour, je pense notamment à la polygamie", a-t-elle déclaré devant son auditoire. En 2012 sur LCI, elle avait avancé des propos similaires : "Si on va au bout de la logique, pourquoi interdire la polygamie ? Après tout, si un homme aime plusieurs femmes, et que ces femmes l'aiment en retour, après tout, qu'est-ce qui nous l'interdit ?"

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Invitée ce matin sur RTL, sa tante, Marine Le Pen, s’est quelque peu désolidarisée de ces propos. "Ce débat [sur le mariage homosexuel] je crois, honnêtement, on y a passé énormément de temps. Tout le monde a dit ce qu’il avait à dire", a-t-elle annoncé. "Je crois qu’on est très, très loin, honnêtement de la reconnaissance de la polygamie dans notre pays, dieu merci", a renchéri Marine Le Pen. Est-elle en désaccord sur le fond avec sa nièce ? "Ce n’est pas le problème d’être en désaccord. Le débat d’idées permet de dire ce qu’on a envie de dire."

L’homosexualité au cœur de leur divergence

En 2013, déjà au sujet du mariage homosexuel, des approches différentes s’étaient fait sentir entre la tante et la nièce. Marion Maréchal-Le Pen avait été très active dans les cortèges de la "Manif pour tous". Dans le même temps, la présidente du Front national louvoyait sur sa décision de participer ou non à ce grand rassemblement des opposants à la loi Taubira.

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En novembre 2014, au moment du congrès du parti, des tensions étaient apparues entre la jeune femme et Florian Philippot, bras-droit de Marine Le Pen et en phase avec la vision politique de cette dernière. Autant dire que s’attaquer à lui, revient à s’attaquer à la ligne définie par la présidente du parti. "Il y a des nuances entre Florian Philippot et moi", admettait même le député du Vaucluse.  Un mois après, elle se permettait de publier une tribune dans Valeurs Actuelles pour dénoncer le choix de sa tante d’accueillir Sébastien Chenu, transfuge de l’UMP et fondateur de GayLib.

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