Selon L’Express, Eric Cesari, directeur général de l’UMP, et Jérôme Lavrilleux, ex-chef de cabinet de Jean-François Copé, disposaient de voitures du parti munies d’un gyrophare afin de faciliter leurs déplacements. Une pratique illégale.

La direction collégiale de l’UMP vient de sortir un nouveau cadavre des placards du parti. Selon L’Express, Eric Césari, le directeur général du parti, et Jérôme Lavrilleux, l’ex-chef de cabinet de Jean-François Copé, ont tous deux pu bénéficier de voitures équipées d’un gyrophare afin de simplifier leurs déplacements. Cette pratique illégale a été découverte par la direction collégiale de l'UMP lors de l'examen des dépenses en rapport avec le parc autombolie du parti.

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Une pratique punie par la loi

L'utilisation d'un gyrophare bleu n'est autorisée par la loi uniquement par les forces de l'ordre et les ambulances. Le Code de la route comme le Code Pénal interdisent et sanctionnnent cette pratique. Ainsi, l’article 433-14 du Code pénal précise qu'"est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende le fait, par toute personne, publiquement et sans droit : de porter un costume, un uniforme ou une décoration réglementés par l'autorité publique ; d'user d'un document justificatif d'une qualité professionnelle ou d'un insigne réglementés par l'autorité publique ; d'utiliser un véhicule dont les signes extérieurs sont identiques à ceux utilisés par les fonctionnaires de la police nationale ou les militaires".

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Cette révélation embarrasse l’UMP à l’image d’Alain Juppé, lequel a condamné auprès du Figaro cette "pratique détestable". Quant à la flotte de véhicules de l’UMP, elle devrait être prochainement divisée par deux passant de 8 à 4 véhicules dans le cadre de la cure d'austérité du parti, lequel est étouffé par une dette de 74,5 millions d'euros.

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