Le député européen d’EELV, Yannick Jadot, a utilisé une métaphore pour évoquer la position de François Hollande face à la crise grecque.

Le député européen écologiste a utilisé une métaphore très originale lors d’une interview publiée lundi dans Libération. Pour évoquer la position du gouvernement français face à la crise qui frappe la Grèce, Yannick Jadot a estimé que François Hollande préférait la fessée à l’engueulade.

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Il a reproché au chef de l’Etat de ne pas apporter plus de soutien au Premier ministre grec, Aléxis Tsipiras. Yannick Jadot a ainsi déclaré que pour lui c’est comme si François Hollande disait à son homologue grec : "Fais comme nous, plie le genou devant Merkel, tu iras prendre la fessée à Berlin parce qu’on ne veut pas changer un cadre que l’on trouve absurde". "Personne ne veut assumer le fait que l’Europe se soit trompée avec la Grèce", a-t-il déploré.

"Hollande reporte sur Tsípras son incapacité à s’engueuler avec Merkel"

"C’est un échec incroyable pour Hollande, Merkel et Juncker : ils vont laisser sortir un pays de la zone euro alors qu’il est en état d’asphyxie", a-t-il estimé. "Hollande reporte sur Tsípras son incapacité à s’engueuler avec Merkel", a ajouté Yannick Jadot.

"Il a toujours préféré la fessée à l’engueulade"

"La responsabilité historique de Hollande est d’avoir abandonné, dès juillet 2012, l’idée d’un changement de paradigme en Europe", a-t-il regretté. "Il a toujours préféré la fessée à l’engueulade", a poursuivi le député européen. Cette déclaration a été immédiatement reprise et détournée sur les réseaux sociaux.

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Certains médias se sont amusés de la connotation sexuelle de la fessée. Ainsi, le magazine people Staragora titre son article "François Hollande aime la fessée ? Valérie et Julie nous l'avaient caché !" tandis que Closer qualifie le président de "coquin".

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