Manuel Valls était invité ce mercredi 29 octobre sur RTL. Interrogé sur plusieurs dossiers sensibles, le Premier ministre s'est prêté à l'exercice de la justification.

Invité ce matin sur RTL, Manuel Valls est revenu sur de nombreux dossiers. Des révélations faites par Le Canard Enchaîné aux attaques formulées par Alain Juppé en passant par les doutes résultants de la mort de Rémi Fraisse, le Premier ministre a tenu à livrer ses justifications.

Manuel Valls réagit aux révélations du Canard Enchaîné

Interrogé sur les propos prêtés à François Hollande par l’hebdomadaire satirique selon lesquels le président en aurait "marre" de ses "provocations", le Premier ministre a assuré travailler en "confiance" avec le chef de l’État. "Nos rapports sont fondés sur la confiance" a-t-il déclaré soutenant qu’il n’avait eu aucune remontrance de la part de François Hollande en réaction à son interview dans L’Obs. En outre, il est revenu sur la mission confiée par le chef de l’Etat qui lui a demandé de "faire du Valls". "'Valls doit faire du Valls'. Eh bien moi, je fais du Valls" a-t-il conclu.

Lire aussi : Hollande-Valls : la fin de la bonne entente ?

La réponse à Alain Juppé

Alors qu’Alain Juppé a déclaré que le président de la République "a échoué" dans sa mission, Manuel Valls est monté au créneau pour défendre l’action du gouvernement. "On juge un quinquennat à la fin" a déclaré le Premier ministre en donnant "donc rendez-vous en 2017" au maire de Bordeaux. En outre, le chef de Matignon s’est félicité de la validation du budget 2015 par la commission européenne : "nous tenons nos engagements" s’est-il permis d’ajouter.

"Toute la vérité" sur la mort de Rémi Fraisse

Publicité
La polémique enfle autour de la mort du jeune militant pacifiste en marge du rassemblement samedi dernier à Sivens surtout depuis qu’il est avéré que c’est une grenade de la gendarmerie qui avait causé sa mort. Interrogé sur ce point, Manuel Valls a promis "toute la vérité" indiquant que le gouvernement n’avait "rien à cacher, rien à craindre". Il récuse ainsi le terme de "bavure" et a maintenu son soutien à l’action des gendarmes sur place ainsi qu'à Bernard Cazeneuve dont certains réclament la démission.

 Vidéo sur le même thème : Valls "terrasserait" Hollande en 2017 selon un sondage