Quelques jours après avoir tenu des propos polémiques à propos des gens du voyage, Gilles Bourdouleix, le député-maire de Cholet (Maine-et-Loire), a démissionné mercredi de l’UDI. Jean-Louis Borloo, le président du parti, avait menacé de l’en exclure.

Il ne fait plus partie de l’UDI. Menacé d’exclusion du parti pour ses déclarations sur Hitler et les gens du voyage, Gilles Bourdouleix, le député-maire de Cholet (Maine-et-Loire), a pris les devants et annoncé qu’il démissionnait mercredi du parti de Jean-Louis Borloo. Alors qu’une réunion devait être organisée à l’Assemblée nationale dans après-midi pour débattre de son maintien au sein du parti, l’édile aurait fait parvenir sa lettre de démission quelques heures auparavant. Forte de ce choix, la direction du parti a déclaré "prendre acte de la décision courageuse qui s’imposait".

Des propos vivement condamnésGilles Bourdouleix a crée une vive polémique en déclarant que "Hitler n’avait peut-être pas tué assez" de gens du voyage. Des propos rapportés par Le Courrier de l’Ouest qui ont provoqué une vague d’indignation dans la classe politique. Jean-Louis Borloo a en effet aussitôt condamné ces paroles "de la manière la plus formelle", tandis que plusieurs personnalités de l’UDI comme Jean-Christophe Lagarde, Yves Jégo et Chantal Juanno ont publiquement demandé l’exclusion du député-maire de Cholet.

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Bourdouleix n’a pas voulu s’expliquerAprès avoir, dans un premier temps, nié avoir tenu ses propos, Gilles Bourdouleix a finalement reconnu les faits. Refusant de s’expliquer devant les cadres du parti qu’il a cofondé – "Si l'UDI doit être l'amicale des groupuscules centristes, moi, je veux bien, mais une addition de groupuscules, cela fait toujours un groupuscule (…) Je ne pensais pas que l'UDI fonctionnait comme un parti stalinien" - il a également assuré que ses paroles avaient été sorties de leur contexte. Selon lui, ses propos auraient été manipulés par les journalistes. 

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