Il y a cinq ans, et alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle de 2012, François Hollande s’était engagé à ce que la primaire ait lieu à gauche tous les cinq ans, même en cas de président sortant. Aujourd’hui son discours a quelque peu changé.

Ce lundi dans Libération, plusieurs personnalités de gauche ont signé un texte demandant la tenue d’une primaire à gauche en vue de la prochaine élection présidentielle. "Nous voulons du contenu, des idées, des échanges exigeants. Nous appelons à une grande primaire des gauches et des écologistes. Notre primaire est la condition sine qua non pour qu'un candidat représente ces forces à l'élection présidentielle en incarnant le projet positif dont la France a besoin pour sortir de l'impasse. Elle est l'opportunité de refonder notre démocratie", écrivent les signataires, désireux de barrer la route au Front National l’année prochaine.

De quoi mettre des bâtons dans les roues de François Hollande. En effet, si le président de la République n’a pas encore annoncé ses intentions pour la prochaine course à l’Elysée, le bruit court qu’il serait déjà en campagne. Et alors que la politique qu’il mène est attaquée de toute part depuis les attentats de novembre, un tel vote s’avère risqué pour le président sortant. "S’il y a une primaire de toute la gauche, je ne pourrais m’y soustraire", aurait-il pourtant confié à son entourage, rapporte encore Libération.

"Nicolas Sarkozy devrait se l’appliquer"

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Mais si François Hollande se montre quelque peu réticent à l’idée d’une primaire à gauche, cela n’a pas toujours été le cas, au contraire. Souvenez-vous, en 2011, alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle de 2012, le socialiste s’était engagé dans les colonnes du Parisien à ce qu’une primaire ait lieu à gauche tous les cinq et ce, même en cas de président sortant. François Hollande en avait même profité pour pour tacler son rival de l’époque. "C’est un principe désormais inscrit dans le temps et l’espace politique. Nicolas Sarkozy devrait se l’appliquer, mais il ne serait pas sûr d’être désigné", avait-il en effet déclaré, avant d’ajouter : "Je comprends sa prudence…".

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