A un an de la prochaine élection présidentielle, plusieurs personnalités politiques ont déjà annoncé qu’elles étaient candidates. Et force est de constater que beaucoup l’étaient déjà en 2012 et même en 2007. 

Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Cheminade… Alors que la prochaine élection présidentielle aura lieu dans un peu plus d’un an, plusieurs candidats ont déjà annoncé leurs intentions. La prochaine course à l’Elysée se jouera donc, entre autres, avec Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan. Autant de noms qui sont non seulement souvent évoqués dans l’actualité politique française mais aussi, et surtout, qui ont déjà été associés aux précédentes élections présidentielles. En 2012, on retrouvait ainsi la présidente du Front national, le coprésident du Parti de gauche, le président de Debout la France et même le président de Solidarité et Progrès, lequel était déjà candidat en 1995 !

A lire aussi - EN IMAGES Présidentielle 2017 : les politiques qui ont déjà annoncé leur candidature

Trois principales raisonsPour expliquer ce casting qui peine à se renouveler au fil des années, le professeur de droit constitutionnel et auteur de L’élection présidentielle en France, Pascal Jan avance plusieurs éléments. Interrogé par Le Figaro, il a en effet expliqué qu’il a "d’abord, les déceptions des précédentes élections, qui peuvent pousser une personnalité à se représenter". Autre point à prendre en compte : le fait que "ce sont souvent les patrons des formations politiques qui sont désignés. Or, il n’y a pas beaucoup de renouvellement au sein de ses formations". Enfin, l’expérience du candidat serait favorisée. Ainsi que nous l’expliquait Samir Tounsi, l’auteur du Petit dico de la relève, même si dans les sondages les Français disent vouloir "voir les briscards disparaître au profit de la nouvelle génération de politiques", dans les faits, ils ne votent pas en ce sens. "Historiquement, à chaque fois que l’on arrive dans 'le dur', et peu importe ce que les sondages ont pu révéler auparavant sur le profil des candidats, c’est la prime à l’expérience et à la souffrance qui l’emporte".

A lire aussi – Candidat idéal pour 2017 : que veulent vraiment les Français ?

Publicité
Pour sauver leur partiUne autre raison pousserait certains candidats à se présenter d’une élection à une autre : la défense de leur parti. Un point qui ne concerne cependant que les plus petites formations politiques. "Le nerf de la guerre derrière la présidentielle, ce sont les législatives, souligne Pascal Jan dans les colonnes du Figaro. (…) Si l’on prend l’exemple de François Bayrou, en l’absence d’accords électoraux en vue des législatives et dans le cas où il ne se représenterait pas, ce serait la fin du modem".

En vidéo - Nicolas Dupont-Aignan annonce sa candidature : "Je veux faire le ménage"

Publicité