Alors que le doute plane toujours concernant ses intentions pour la prochaine élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a évoqué mercredi soir les projets qu’il aimerait mettre en place s’il se décidait à être candidat en 2017.

Trois référendums. Voici ce que propose, entre autres, Nicolas Sarkozy pour la France de demain. Veillant à bien laisser planer le doute quant à ses intentions pour la prochaine élection présidentielle, l’ancien chef d’Etat s’est laissé aller mercredi soir à donner quelques précisions concernant ce qu’il aimerait mettre en place s’il venait à candidater et ensuite être élu. "Le problème de la crédibilité de la parole politique est posé. Donc, pour moi, c’est clair : j’ai proposé l’organisation de trois référendums pour que vous ayez à décider par vous-mêmes", a-t-il en effet déclaré lors d’un meeting à Saint-Cyr-sur-Loire. "Je crois au référendum. Je crois que sur le service national, on aurait été bien inspiré de poser la question par référendum", a-t-il poursuivi faisant alors référence à ce que Jacques Chirac a supprimé pendant son mandat.

Aussi, Nicolas Sarkozy a expliqué que "la fusion des conseils généraux et régionaux" qui, selon lui, "est une question par référendum". Outre cette "première question", l’ancien locataire de l’Elysée souhaite également demander aux Français  leur avis  sur "la question du nombre de parlementaires". Enfin, il préconise un troisième référendum pour savoir ce que pensent les électeurs de sa proposition de fournir les allocations familiales "en échange d’une activité minimum".

Trois référendums au lendemain des législatives de 2017 ?

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Fort de cette annonce, Nicolas Sarkozy a insisté sur le timing qui, toujours d'après lui, serait le meilleur. "Ce serait une bonne idée que ces trois référendums soient organisés à l’occasion des législatives qui suivront l’élection présidentielle". Ce n’est pas la première fois que, depuis son grand retour, le prédécesseur de François Hollande fait des annonces aux allures de programme pour 2017. La semaine dernière déjà, il s’était prononcé en faveur de la suppression de la réforme territoriale et d’un certain "pragmatisme" par rapport aux 35 heures.

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