François Hollande voit d’un mauvais œil la présidentielle de 2017 pour laquelle il prévoit un scénario identique à celui de 2002.

Marine Le Pen empêcherait-elle François Hollande de dormir ? C’est la question qui se pose après les révélations du Parisien, lesquelles affirment que le chef de l’Etat redouterait une forte poussée du Front National à la prochaine présidentielle. "On a eu un 21 avril primo-ministériel, on peut avoir un 21 avril présidentiel", aurait confié le président à l'un de ses proches cité par Le Parisien.

• Lire aussi : Hollande est-il le nouveau Chirac ?

La peur d’un deuxième "21 avril"

Et le chef de l’Etat veut absolument éviter le scénario de la présidentielle de 2002, durant laquelle le FN de Jean-Marie Le Pen s’était hissé au second tour aux dépends de Lionel Jospin. L’objectif est donc clair  pour 2017 : passer par tous les moyens au second tour . "Je me prépare pour qu'en 2017 on ait un bilan qui permette à la gauche d'être au deuxième tour et de gagner l'élection", aurait-il d’ores et déjà confié tout en admettant que l’objectif sera compliqué à atteindre. "Ce qui est très difficile, c'est de mener une politique qui n'est pas distributive, où on n'est pas généreux comme un dirigeant de gauche le souhaiterait", aurait-il ainsi reconnu. 

Le chemin vers 2017 s’avère long et semé d’embûches pour le chef de l’Etat, lequel devra tout d’abord rassembler son parti, disloqué par les différentes sensibilités et les parlementaires frondeurs déçus par la politique actuelle du gouvernement. Car c'est la division qui avait provoqué le désastre en 2002 : Christiane Taubira s'était présentée contre Lionel Jospin (16,18%) lui subtilisant les 2% nécessaires pour battre Jean-Marie Le Pen (16.86%). François Hollande entend bien lutter contre le spectre de 2002 afin qu'il n'y ait qu'un seul candidat socialiste en 2017.

Publicité
Une fois la réunification réussie, François Hollande va devoir justifier sa course pour un second mandat à l’Elysée. Une position d’autant plus compliquée que le président de la République avait annoncé que si les chiffres du chômage ne baissaient pas avant la fin de son mandat, il ne se représenterait pas en 2017.

A voir sur ce thème : François Hollande réaliste, blague sur sa cravate pas droite