Le milliardaire a remporté mercredi l'élection présidentielle américaine, avec 200 000 voix de... moins que son adversaire. Si cela vous paraît incroyable, c'est que le système américain est très différent du système français.

La démocratie ne fonctionne pas de la même manière partout, comme l’ont de nouveau prouvé les dernières élections américaines. En effet, bien qu’Hillary Clinton a obtenu 59,6 millions des voix, et son adversaire 59,4 millions, c’est ce dernier qui l’a emporté.

Les États-Unis fonctionnent sur le principe du suffrage universel indirect, rappele Le Parisien. Pour être élu, les candidats doivent obtenir le vote de 270 "grand électeurs", eux-mêmes élus par le peuple. Or, le milliardaire a recueilli 290 votes, battant à plate couture la candidate démocrate.

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"Le gagnant remporte tout"

Comme l'explique Le Parisien, le véritable problème est le système du winner-takes-all, soit "le gagnant remporte tout". En effet, lorsqu’une majorité de "grand électeurs" d'un État vote pour un candidat, le système considère que tous ont voté pour ce dernier.

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Ainsi, même si les votes du peuple donnaient gagnante Hillary Clinton, à 200 000 voix près, il a suffi d'une petite majorité dans chaque État alloué à Donald Trump pour que ce dernier gagne. Les seules exceptions sont le Nebraska et le Maine, qui gardent un candidat élu par le peuple pour chaque district. 

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