Dans le cadre de la remise du prix sur l'Audace créatrice, François Hollande est revenu sur les efforts budgétaires prévus pour l'année 2015.

Si on veut réformer l’économie, il faut s’attendre à consentir quelques sacrifices. C’est en substance ce qu’a souligné François Hollande lors de la remise du prix de l’Audace créatrice. "Il n’y a pas de plan d’économie qui soit indolore sinon ça aurait déjà été fait" a déclaré aujourd’hui le président. Une déclaration qui tombe au moment de la réduction des prestations familiales qui suscite de vives critiques.

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"Les économies forcément sont douloureuses, il n'y a aucun secteur qui peut accepter de voir un certain nombre de ses habitudes, parfois de ses financements, être remis en cause" a ajouté François Hollande faisant référence à la fois au coup de rabot sur les prestations familiales ainsi qu’à la réforme des professions règlementées qui suscite l’indignation des professionnels concernés (pharmaciens, notaires, médecins etc.).

Alors que la dette de l’État dépasse aujourd’hui le seuil historique et symbolique des 2000 milliards d’euros et que le trou de la sécurité de cesse de s’aggraver, le budget 2015 prévoit un plan d’économie de 21 milliards sur les dépenses de l’État, la sécurité sociale et les collectivités locales.

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Pour justifier l’ampleur de ces mesures, François Hollande a annoncé que "pendant les cinq années qui ont précédée [son] entrée en activité, la dette publique a augmenté de 600 milliards" d’où la nécessité de "maîtriser les déficits".   

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