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João Soares, ministre portugais de la Culture, fils de l'ancien président Mario Soares, avait suscité la polémique en s'en prenant ce jeudi à deux journalistes qui le critiquaient. Sur sa page Facebook, le ministre avait promis 'des gifles salutaires' à ces 2 éditorialistes. (function(d, s, id) (document, 'script', 'facebook-jssdk'));Em 1999 prometi-lhe publicamente um par de bofetadas. Foi uma promessa que ainda não pude cumprir. Não me cuzei com a...Posté par João Soares sur mercredi 6 avril 2016 Le chef du gouvernement a aussitôt rappelé à l'ordre son ministre. Celui-ci s'est excusé avant, finalement, de présenter sa démission face à la tempête suscitée par ses propos. (function(d, s, id) (document, 'script', 'facebook-jssdk'));Torno público que apresentei esta manhã ao Senhor Primeiro Ministro, António Costa, a minha demissão do XXI Governo...Posté par João Soares sur vendredi 8 avril 2016
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Le nouveau président de la République du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa a été officiellement investi. La cérémonie avait lieu ce mercredi au parlement à Lisbonne. Big day in #Lisbon today. All is ready for the inauguration of #Portugal's new President, Marcelo Rebelo de Sousa. pic.twitter.com/Z1IKwNQemX- Juan-Pablo Valdes (@PablovaldesJuan) 9 Mars 2016 Comme le veut le protocole, M. Rebelo de Sousa a prêté serment, s'engageant à 'respecter et faire respecter la constitution'. A 67 ans, cet ancien professeur de droit, ancien journaliste, issu du Parti social-démocrate (PSD, centre-droit), accède au sommet de l'Etat. Il a été élu le 24 janvier, recueillant 52% des suffrages dès le premier tour de la présidentielle. >> Présidentielle portugaise : victoire nette de Marcelo Rebelo de Sousa Ecarter le spectre de la crise budgétaire Au Portugal, le chef de l'Etat n'a pas de réel pouvoir exécutif. N'empêche, dans son discours d'investiture, le nouveau président a donné une orientation claire : 'Sans rigueur et sans transparence financière, a-t-il dit, le risque d'un perpétuel retour à la crise est nettement plus important'. Un message à destination du Premier ministre Antonio Costa qui dirige un gouvernement de gauche, ayant la volonté de mettre fin à la politique d'austérité menée depuis 2011. Cela suscite des tensions dans l'élaboration du budget. Les autorités européennes veulent éviter tout dérapage budgétaire de la part de Lisbonne. Preuve que Bruxelles suit de près ce qui se passe au Portugal, le président de la commission européenne a assisté à la cérémonie d'investiture. 'Un geste de solidarité', a pris la peine de préciser Jean-Claude Juncker. Trust in #Portugal. Por um Portugal sempre na liderança do projecto europeu. Parabéns ao novo Presidente. pic.twitter.com/kA8NCbpHOS- Jean-Claude Juncker (@JunckerEU) 9 Mars 2016 Pour aller plus loin >> Présidentielle portugaise : Marcelo Rebelo de Sousa, l'homme du compromis ?, portrait-interview diffusé sur euronews le 19 janvier 2016. >> Portugal: le nouveau président veut " panser les plaies " de la crise
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Le secteur public a fonctionné au ralenti ce vendredi au Portugal, en raison d'un mouvement de grève national. Les fonctionnaires réclament le retour immédiat aux 35 heures, prévu par le gouvernement socialiste en juillet prochain. Un mouvement lancé à l'appel de trois syndicats, qui a touché l'ensemble des services publics, à commencer par le secteur hospitalier. 'Je ne sais pa s combien de temps je vais attendre', explique une patiente dans un hall d'hôpital, 'car il n'y a personne ici pour me voir'. Le syndicat des infirmiers avance le chiffre de 77 % de grévistes, dénonçant 'la dégradation des conditions de travail et le nombre d'heures supplémentaires non payées'. L'exécutif précédent avait aligné le temps de travail des fonctionnaires sur le secteur privé, dans le cadre de la politique d'austérité menée depuis 2011, en échange du plan d'aide international de 78 milliards d'euros octroyé à Lisbonne.
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Euronews a suivi Marcelo Rebelo de Sousa lors de sa campagne électorale. Une campagne qu'il a voulue indépendante et durant laquelle il a effectué de nombreux périples à travers tout le pays. Rencontre avec ce professeur de droit de 67 ans, ancien président du Parti social-démocrate (PSD). Filipa Soares, euronews: Nous voyons de nombreuses personnes parler avec vous dans les rues. Vous êtes très connu, car vous avez aussi été commentateur-vedette à la télévision pendant des années. Que vous disent-ils ? Qu'est-ce qu'ils vous demandent ? Est-ce-qu'ils se plaignent ? Marcelo Rebelo de Sousa: 'Ils me parlent de leurs problèmes, qui sont tous très différents. Les fonctionnaires se plaignent du gel des avancements ou des coupes dans les salaires. Les personnes âgées et les retraités se plaignent des coupes dans leurs revenus. Les chômeurs de ne pas avoir de travail. Ici, à la campagne, les gens dénoncent les inégalités par rapport à ceux qui vivent dans les grandes villes, près de la mer. Les jeunes ne trouvent pas d'emploi et doivent partir.' euronews: En vertu des pouvoirs accordés au président, que comptez-vous faire pour gérer ces problèmes si vous êtes élu ? Marcelo Rebelo de Sousa: 'Nous devons comprendre que le pays traverse une période très spéciale. Il sort de la crise, mais de façon lente et peu homogène. Tout le monde ne se remet pas de la crise en même temps ni au même rythme. Deuxièmement, le pays a été divisé après les dernières élections parlementaires. Le Parti socialiste (PS) et l'alliance Parti social-démocrate (PSD)-Parti populaire (PP) ont chacun estimé qu'ils devaient former le gouvernement. Cela a engendré de grandes tensions. D'autre part, il y a un problème : l'instabilité politique, car nous avons déjà eu une année d'élections, parlementaires et présidentielle. Par conséquent, le président doit unir, construire des ponts, guérir les blessures et pour cela, il doit être proche des gens et aider le Parlement et le gouvernement afin d'assurer la stabilité et je pense que je suis bien placé pour cela. Pourquoi ? D'abord, parce que je l'ai fait toute ma vie. Deuxièmement, parce que je suis du centre. Nous devons être dans une position de dialogue avec toutes les parties et j'ai gardé toute ma vie cette capacité à dialoguer. Je viens de la droite, mon parti est le PSD (Parti social-démocrate) et j'ai de bonnes relations avec le Parti Populaire (PP). À gauche, j'ai conclu des accords avec le Parti socialiste (PS), quand j'étais chef de l'opposition et que les socialistes étaient minoritaires au gouvernement. J'ai aussi établi des relations entre mon parti et le Parti communiste. Et même avec le bloc de gauche. Et cette capacité à établir le dialogue est vitale en période d'instabilité. S'il y a encore une instabilité politique alors on ne sortira jamais de la crise.' euronews: N'est-ce-pas étrange de dire qu'avec un président de droite ce gouvernement de gauche pourrait être très à l'aise ? Marcelo Rebelo de Sousa: 'Le Premier ministre a soutenu deux candidats de son camp politique, mais je le connais très bien. Il a été mon élève il y a de nombreuses années. J'ai toujours entretenu de bonnes relations avec lui, comme je l'ai fait avec tous les partis politiques. Par conséquent, sans renoncer à mes idées, je vais essayer de ne pas discriminer le gouvernement. Je ne créerai pas de problème, d'instabilité, je ne ferai pas de bruit autour de l'action du gouvernement pour que sa base de soutien - très compliquée puisqu'établie sur des accords parlementaires - perdure.'
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Il sera peut-être dès ce soir le nouveau président élu du Portugal : le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa est le grand favori du scrutin présidentiel, dont le premier tour a lieu aujourd'hui. Professeur à l'université, cet ancien chef du parti de centre-droit s'est illustré à la télévision comme commentateur politique, ce qui lui permet aujourd'hui d'être très populaire dans son pays. Voir aussi : Marcelo Rebelo de Sousa, l'homme du compromis Son principal rival est un indépendant de gauche, António Sampaio da Nóvoa, lui aussi professeur. Il plaide pour la fin des politiques d'austérité et pour une restructuration de la dette du pays. Voir aussi : Sampaio da Nóvoa, indepéndant ant-austérité Autre candidate de la gauche, Maria de Belém Roseira, ancienne ministre, de la Santé notamment, et membre du Parti socialiste. Voir aussi : Maria de Belém, socialiste non investie En tout dix candidats sont en lice lors de ce premier tour, du jamais-vu pour une présidentielle au Portugal. La plus jeune, Marisa Matias, 39 ans, a le soutien du bloc de gauche. Le président sortant Aníbal Cavaco Silva ne pouvait se représenter après deux mandats consécutifs de cinq ans. Son successeur devra composer avec un gouvernement socialiste qui dépend d'une fragile alliance avec la gauche radicale. Le Premier ministre António Costa n'a pas explicitement appelé à voter pour un candidat, se contentant d'encourager les quelque dix millions d'électeurs à se rendre aux urnes. Le taux de participation est d'ailleurs en légère hausse par rapport au précédent scrutin. Près de 38 % à 18h00, heure de Paris. Voir aussi : Présidentielle au Portugal, mode d'emploi
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Marcelo Rebelo de Sousa, 68 ans, est l'homme que les Portugais verraient bien devenir le prochain Président de la République... C'est du moins ce que disent les sondages... Il est vrai que sa carrière de commentateur politique à la télévision l'a rendu très populaire... Ancien journaliste, co-fondateur de l'hebdomadaire Expresso, il est rompu à l'exercice de la communication médiatique. Il se préparait depuis des années pour cette campagne et il a fait tout ce qu'il a pu pour obtenir ce mandat présidentiel. Marcelo n'est pas le candidat officiel du Parti social-démocrate, qu'il a pourtant dirigé pendant plusieurs années, mais il en a le soutien, de même que celui du Parti populaire PP. Candidat de centre-droit, s'il remporte l'élection, il devra donc travailler avec un gouvernement soutenu par les partis de gauche. Durant l'un des nombreux voyages de campagne, l'ancien leader du PSD a expliqué à notre journaliste Filipa Soares, que s'il était élu, il essaierait d'établir des ponts avec tous les partis : 'Sans renoncer à mes idées, je vais essayer de ne pas discriminer le gouvernement. Je ne créerai pas de problème, d'instabilité, je n'empêcherai pas l'action du gouvernement, et je ferai en sorte que l'alliance qui soutient le gouvernement, qui, comme nous le savons, est complexe parce qu'elle repose sur des accords parlementaires, perdure.' Et que pensez-vous des mesures qui ont été prises par ce gouvernement, notamment pour réduire l'austérité ? 'Cela me semble très juste. Pourquoi ? Parce que le peuple portugais a, inévitablement beaucoup souffert ces dernières années, pour pouvoir surmonter la situation financière du pays, et qu'il était impossible de leur imposer plus de sacrifices. D'un autre côté, cela requiert un très grand sens de l'équilibre, afin d'éviter les dérives financières.' Vous avez dit qu'en tant que président, vous voudriez être dans le rôle de l'arbitre. Dans quelles situations pourriez-vous mettre un carton rouge au gouvernement ? 'Selon mon interprétation de la constitution, la dissolution du parlement est justifiée s'il y a une crise sérieuse dans le bon fonctionnement des institutions, entre le gouvernement et le Parlement, à l'intérieur du gouvernement, entre le gouvernement et le président.' Mais vous n'avez pas peur des désaccords entre ces partis qui soutiennent le gouvernement mais ont des positions différentes sur des questions très diverses ? 'Il est clair que ce gouvernement a deux difficiles défis à relever. Le premier est d'être socialement juste tout en évitant le dérapage financier. Le second est d'éviter d'avoir des problèmes avec la base politique qui le soutient. Et je souhaite qu'il y parvienne. Je travaillerai pour éviter qu'une crise émerge au sein de cette alliance politique qui soutient le gouvernement, parce que cela signifierait une nouvelle crise politique.' Marcelo a fait une campagne très informelle. En tant qu'ancien journaliste et commentateur télé, il sait très bien ce qui attire les médias, et chaque mot, chaque geste est soigneusement étudié.
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Parmi les candidats à la présidentielle au Portugal ce dimanche 24 janvier, Maria de Belém. Première femme à présider le Parti socialiste portugais de 2011 à 2014, elle ne dispose pas de l'investiture de sa formation. La faute à son soutien en 2014 au rival de l'actuel Secrétaire général du PS, Antonio Costa, le Premier ministre qui a indiqué que les électeurs socialistes avaient le choix entre Maria de Belém et le candidat indépendant Sampaio da Nóvoa. 'J'ai toujours dit que j'étais d'accord avec cette position, affirme la candidate, parce que cela souligne l'indépendance des candidatures en tant qu'acte de citoyenneté ; donc, cela se passe de manière très sereine.' 'Investir dans le prestige de notre pays' Maria de Belém est soutenue par des socialistes de haut rang comme l'actuel ministre de la Culture, João Soares qui n'est autre que le fils de l'ancien président Mário Soares qui lui-même s'est prononcé pour un autre candidat. 'Ma priorité, c'est d'investir dans le prestige de notre pays, assure la socialiste lors d'une visite de campagne. Je crois qu'il est absolument essentiel de le faire et l'un de nos atouts pour atteindre cet objectif, c'est la diplomatie scientifique : on doit montrer les grandes réussites que nous avons enregistrées dans les domaines de la science et de la recherche, poursuit-elle, c'est fondamental pour que nous ayons le respect et la considération de ceux qui nous observent à l'étranger.' 'Socialista candidata sou eu' pic.twitter.com/iE9H0seiz9- Maria de Belém (@belemganhar2016) 17 Janvier 2016 Ancienne ministre notamment de la santé, Maria de Belém veut aborder tous les sujets dans sa campagne. Ce jour-là, elle rend visite aux pensionnaires d'une maison de retraite. Au niveau international, elle dit vouloir défendre les intérêts de son pays dans une Union européenne qui selon elle, a renoncé à plusieurs de ses principes fondamentaux. 'Je pense qu'il est absolument essentiel de se faire entendre en vue de garantir les principes de solidarité, de réduction des déséquilibres, d'économie sociale de marché qui en quelque sorte, font partie du projet européen à l'origine, indique Maria de Belém, c'est ce à quoi nous avons adhéré en nous donnant la capacité - et on l'oublie aujourd'hui souvent - de défendre correctement les intérêts du Portugal.' Préocccupation sociale Au plan intérieur, la candidate se veut la porte-parole des sans-voix et elle a fait de l'économie sociale et de l'égalité salariale hommes - femmes, ses deux principaux chevaux de bataille. 'J'ai l'intention d'appeler la société civile à soutenir ces deux combats, insiste la candidate, parce que bien sûr, ces derniers doivent s'intégrer à un programme politique national pertinent et efficace ; mais en plus des politiques publiques, il devrait y avoir une participation de chacun d'entre nous, des organisations de la société civile, nous devons tous nous mettre au service de ces deux combats.' L'implication de la société civile a toujours été une priorité pour Maria de Belém. Elle se dit très préoccupée par la situation de la population portugaise qui a été confrontée à des mesures drastiques d'austérité. 'Actuellement, notre société est très divisée, très désunie : il y a un manque de cohésion sociale et on sait que quand il y a un manque de cohésion sociale, il y a un manque de tout,' conclut-elle. La situation sociale est la principale préoccupation de Maria de Belém et c'est ce que la candidate s'est efforcée de démontrer tout au long de ses déplacements de campagne.
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Sampaio da Nóvoa veut donner un nouveau départ au Portugal. Indépendant de gauche, il figure parmi les dix candidats en lice pour la présidentielle de ce dimanche. Il plaide pour la fin de l'austérité et une restructuration de la dette du pays. 'Je ne prône aucune rupture avec l'Union européenne, souligne le candidat que nous avons rencontré lors d'un de ces meetings. Je ne dis pas que nous n'allons pas payer la dette de manière unilatérale, mais je soutiens qu'il y a dans l'Union, une solidarité qui permet aux pays du Sud qui ont des problèmes de trouver des solutions réalistes et pragmatiques, de résoudre le problème de la dette qui est en train d'asphyxier notre capacité à nous développer et d'amplifier et maintenir l'Etat providence,' assure-t-il. Le Portugal, 'cobaye' du FMI Sampaio da Nóvoa qui dispose du soutien de personnalités socialistes de premier plan dont l'ancien Président portugais Mário Soares est très critique à l'égard du plan d'aide dont son pays est sorti en 2014 après trois ans de rigueur. 'Ce fondamentalisme idéologique qui a fait du Portugal un cobaye pour certaines expériences du FMI et d'autres groupes a tourné au désastre, cela a été une catastrophe pour notre pays, affirme-t-il avant d'ajouter :aujourd'hui, quasiment tout le monde le reconnaît, du FMI à l'Union européenne.' A campanha esteve hoje nas ruas de Ponte de Lima https://t.co/MnhZQ3zUpu pic.twitter.com/Pxi08SRNi1- Sampaio da Nóvoa (@snap2016PR) 16 Janvier 2016 Peu connu avant la campagne, le candidat indépendant soutient le gouvernement de gauche et ses mesures anti-austérité. Il espère d'ailleurs le maintien au pouvoir de l'équipe d'Antonio Costa. 'Si je suis élu Président, je ferai tout pour qu'il se maintienne - comme je le ferais d'ailleurs si c'était un autre gouvernement avec une autre majorité parlementaire -, le rôle du Président consiste à essayer de garantir la stabilité du gouvernement,' indique-t-il. Consulter davantage la population L'autre pouvoir dont dispose le Président concerne la ratification des traités internationaux. Sampaio da Nóvoa promet de soumettre les initiatives qui réduiraient les pouvoirs souverains du pays à une discussion publique, voire à un référendum. 'Je veux que le Portugal soit préparé à faire face à toutes les décisions prises au sujet de l'Europe, souligne-t-il. Je suis favorable à l'ouverture de notre pays et à toutes les formes de libertés dans les traités européens, transatlantiques, avec le Mercosul [marché commun sud-américain, ndlr], tous les traités qui ouvrent le Portugal sur le monde, mais nous ne pouvons pas nous ouvrir en étant naïfs : nous devons nous préparer à cette compétition et à ce travail,' martèle-t-il. Débuts en politique Cette campagne présidentielle marque les débuts en politique de Sampaio da Nóvoa qui était le recteur de l'Université de Lisbonne de 2006 à 2013. 'C'est fantastique, je suis né pour cela,' nous lance le candidat entouré par le public en liesse lors d'un de ces meetings. Sampaio da Nóvoa a promis en tant que Président de mener plusieurs combats contre le chômage, les inégalités sociales, la désertification de l'intérieur du pays et la perte de jeunes qualifiés qui émigrent. Mais il doit encore l'emporter ce dimanche et les sondages lui donnent peu de chances d'y parvenir. Ils placent son rival du centre-droit, Marcelo Rebelo de Sousa largement en tête.
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Le Portugal se choisira un nouveau Président le 24 janvier prochain. Un nombre record de 10 candidats se présentent pour succéder à Cavaco Silva, mais les principaux partis politiques, le Parti socialiste et le Parti social-démocrate n'ont pas de candidats officiels. Le PSD soutient cependant Marcelo Rebelo de Sousa, le favori du scrutin selon les sondages, alors que le PS se divise, entre l'indépendant Sampaio da Nóvoa et la socialiste Maria de Belém. Le chercheur en science politique et sociologie politique Nuno Augusto, rencontrée par notre journaliste Filipa Soares, explique que l'image de ces partis a été endommagée ces dernières années : 'Je crois qu' il y a eu des effets, et qu'il y a une très grande pression pour l'indépendance du Président par rapport aux partis politiques. En plus de cela, il y a le contexte des dernières élections parlementaires, à cause de la convergence des partis de gauche et la relation qui s'est établie entre-temps entre les candidats et le Président de la République.' La coalition PSD-PP a bien remporté les dernières élections législatives en terme de voix, mais c'est le socialiste Antonio Costa qui a fini par prêter serment en tant que Premier ministre. Le PS est parvenu à faire alliance avec le Bloc de Gauche, le Parti communiste et les Ecologistes, et tous ensemble, ils obtiennent la majorité des sièges au Parlement. Une alliance délicate tant ces partis de gauche ont des positions différentes sur des questions brûlantes comme la dette portugaise ou l'OTAN. Plus que jamais le président devra jouer pleinement son rôle et assurer la stabilité politique du pays : 'En ce moment, le Président a plus de responsabilités, il doit modérer, être capable de rassembler différents partis, d'articuler le processus de décision, d'arbiter, et cela bien plus que lorsqu'une majorité absolue se dégage au Parlement' explique Nuno Augusto. Le chef de l'Etat Portugais a donc une fonction qui est loin d'être honorifique. Il possède de nombreux pouvoirs, surnommés au Portugal de 'bombe atomique' : 'Nous avons un régime semi-présidentiel. Ce n'est pas un système présidentiel ou parlementaire. C'est une conjonction de facteurs historiques qui ont amené le Président à conserver ce pouvoir fondamental de dissoudre le Parlement, mais aussi de convoquer de nouvelles élections législatives, de démettre directement un gouvernement, de le nommer ou bien de nommer le Premier ministre' conclue Nuno Augusto. Garant des institutions, le Président est le chef suprême des armées, et peut utiliser son droit de veto contre des lois qu'il juge inappropriées.
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Le Portugal est suspendu à la décision du président conservateur Anibal Cavaco Silva... Le pays n'a désormais plus de gouvernement à sa tête ou presque. Le Premier ministre Pedro Passos Coelho et son cabinet sont démissionnaires. Et ce n'est pas une surprise, alors quid de la suite ? La balle est dans le camp du président qui, selon la presse portugaise, pourrait prendre son temps avant d'opter pour la gauche. Aníbal Cavaco Silva avait fait appel à la tradition en choisissant Passos Coelho comme Premier ministre. Son parti était celui qui avait reçu le plus de voix et le Président avait montré des réticences à faire appel aux socialistes, et à des forces de gauche qu'il jugeait anti-européennes. 'Jusqu'au moment de la nomination du Premier ministre, aucune autre solution stable, cohérente ou crédible pour un gouvernment n'a été présenté par les autres forces politiques' avait expliqué Cavaco Silva. Or, comme promis, Socialistes, Communistes, Verts et le Bloc de gauche (marxistes) ont fait chuter le gouvernement grâce à une union inédite depuis la révolution du 25 avril 1974. Le leader du Parti socialiste, Antonio Costa, s'est présenté au Parlement comme une alternative : 'Pour la première fois, un gouvernement pourrait être formé par un accord entre le Parti socialiste, le Bloc de gauche, le Parti communiste et les Verts, et c'est effectivement quelque chose de nouveau.' Le président Cavaco Silva a deux autres options. Il peut demander à Pedro Passos Coelho de rester en place pour expédier les affaires courantes jusqu'aux prochaines élections qui ne seront pas organisées avant juin 2016, faute de pouvoir dissoudre le Parlement pendant six mois. Mais encore faudrait-il que Passos Coelho accepte. Il peut aussi former un gouvernement dit 'd'initiative présidentielle' avec des ministres indépendants, sans étiquette, plutôt technocrates donc. S'il fait le choix de demander au socialiste Antonio Costa de former un gouvernement, Costa ayant signé trois accords distincts qui ont jeté les bases d'une alliance, certes fragile, mais soutenant le PS, s'il fait ce choix, ce ne sera pas sans risque comme l'explique cet analyste : 'Si le Président nomme un gouvernement minoritaire dirigé par le Parti socialiste avec le soutien des autres partis de gauche, les partis de centre-droit auront certainement une attitude politique radicale envers les socialistes' explique Antonio Costa Pinto de l'Institut des Sciences sociales de Lisbonne. Conséquence directe : une polarisation de la vie politique portugaise dans les prochains mois et de la société. Hier, les manifestations des partisans de la gauche et de la droite dans une ambiance électrique devant le Parlement à Lisbonne en étaient un avant-goût.
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Le gouvernement de droite portugais a battu un record. Celui de l'executif le plus éphèmère. Il sera resté à peine onze jours en fonction. Comme prévu, dans une alliance inédite, la gauche a fait bloc pour rejeter le programme du Premier ministre Pedro Passos Coelho. Un vote a eu lieu ce mercredi au Parlement. Il a enteriné la chute du cabinet issu des élections du 4 octobre dernier. La coalition de droite du Premier ministre était arrivée en tête mais sans majorité absolue. Le Parti socialiste, le Bloc de gauche, proche de Syriza, le Parti communiste et les Verts disposent ensemble de 122 députés sur 230. C'est la première fois en 40 ans de démocratie que la gauche, du centre à l'extrême, noue une telle alliance. Leur credo commun, le refus des politiques d'austérité menées depuis quatre ans par la droite au pouvoir. Selon la constitution, il revient dorénavant au président, le conservateur Anibal Cavaco Silva de désigner un nouveau chef du gouvernement. En milieu de journée, le PS avait signé trois accords distincts avec ses divers alliés. Une alliance censée permettre aux socialistes de former un gouvernement.
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Le gouvernement de droite portugais a battu un record. Celui de l'executif le plus éphèmère. Il sera resté à peine onze jours en fonction. Comme prévu, dans une alliance inédite, la gauche a fait bloc pour rejeter le programme du Premier ministre Pedro Passos Coelho. Un vote a eu lieu ce mercredi au Parlement. Il a enteriné la chute du cabinet issu des élections du 4 octobre dernier. La coalition de droite du Premier ministre était arrivée en tête mais sans majorité absolue. Le Parti socialiste, le Bloc de gauche, proche de Syriza, le Parti communiste et les Verts disposent ensemble de 122 députés sur 230. C'est la première fois en 40 ans de démocratie que la gauche, du centre à l'extrême, noue une telle alliance. Leur credo commun, le refus des politiques d'austérité menées depuis quatre ans par la droite au pouvoir. Selon la constitution, il revient dorénavant au président, le conservateur Anibal Cavaco Silva de désigner un nouveau chef du gouvernement. En milieu de journée, le PS avait signé trois accords distincts avec ses divers alliés dans l'espoir de former le prochain gouvernement.
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Le Parti socialiste et la gauche radicale pourraient se retrouver à la tête du gouvernement portugais, tout au moins, provoquer la démission du Premier ministre Pedro Passos Coelho, après les accords qu'ils ont conclu ce vendredi, et qui leur donne la majorité au Parlement. Le chef du PS Antonio Costa, ex maire de Lisbonne, a mis de l'eau dans son vin pour trouver un terrain d'entente avec les forces politiques de la gauche radicale, réputées eurosceptique : le Bloc de gauche, proche de Syriza, et le Parti communiste. L'objectif de cette alliance inédite à gauche est de tourner la page de l'austérité, tout en respectant les engagements internationaux du Portugal, a tenu à souligner le chef du PS. La coalition de droite, au pouvoir depuis 2011, a remporté les élections législatives du 4 octobre dernier, mais a perdu sa majorité absolue. Face à l'éventuel rejet mardi prochain, au Parlement, de son programme de gouvernement, le Premier ministre fraîchement nommé Pedro Passos Coelho a lui-même reconnu qu'il risquait de se retrouver sur les bancs de l'opposition. Avec AFP
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Passos Coelho a été reconduit au poste de Premier ministre du Portugal. Le social-démocrate occupait déjà ce poste, mais sa coalition de droite a perdu la majorité aux élections du 4 octobre. Selon le président Anibal Cavaco, l'instabilité politique risque désormais de rendre le pays 'ingouvernable'. Le Premier ministre doit soumettre son programme au Parlement le 10 novembre. 'Afin de construire ensemble' a-t-il dit, 'j'en appelle à l'esprit de coopération de toutes les forces politiques, économiques et sociales. La majorité relative, et non plus absolue, dont dispose le gouvernement, renforce cette nécessité.' Le Parti socialiste et les autres formations de gauches, qui disposent ensemble de la majorité au Parlement, ont déjà annoncé leur intention de rejeter le programme du cabinet et provoquer la chute du nouveau gouvernement.
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Une victoire teintée de défaite, celle de Pedro Passos Coelho aux législatives portugaises du 4 octobre. Car en perdant sa majorité absolue, le Premier ministre s'est mis dans une position de faiblesse. Son gouvernement de centre-droit, même avec la bénédiction du Président de la République, est d'ores et déjà en sursis. Aníbal Cavaco Silva, en faisant usage de ses pouvoirs présidentiels, a fait appel à la tradition pour justifier son choix de Passos Coelho comme Premier ministre. 'En 40 ans de démocratie portugaise, la responsabilité de former un gouvernement a toujours été attribuée à ceux qui ont remporté les élections' déclarait-il le 22 octobre dernier. Or cette fois la situation est inédite, car le leader du Parti socialiste, António Costa, s'est dit en position de former un gouvernement avec l'extrême gauche, le Bloc de gauche et la coalition communistes-verts, une alliance majoritaire au parlement. Mais le président n'a pas retenu cette option, trop risquée selon lui. 'Il est incompréhensible que le Président nomme un Premier ministre alors qu'il sait pertinemment qu'il n'a pas et n'aura pas le soutien d'une majorité au parlement' avait réagi le chef du PS Antonio Costa le 22 octobre. Costa et ses alliés pourraient en effet bien faire tomber le gouvernement minoritaire de droite si celui-ci maintient son programme d'austérité budgétaire. C'est donc un scénario d'instabilité politique qui vient se greffer sur une situation économique qui reste fragile au Portugal. La dette publique du pays se monte à 129 % de son PIB, le déficit budgétaire a atteint 7,2 % en 2014 et la croissance est estimée autour d'1,6% pour cette année. C'est en mai 2014 que le Portugal est sorti de son programme d'aide internationale, mais quatre ans de crise (2011 à 2014) ont stoppé net la tendance à la réduction des inégalités et de la pauvreté. Tous les indices sont de nouveau en hausse. Près de 20% de la population survit avec 411 euros par mois, au niveau du seuil de pauvreté, et le fossé entre les plus riches et les plus pauvres s'est un peu plus creusé. Inverser la tendance et augmenter de le pouvoir d'achat des Portugais font partie des défis du prochain gouvernement qui devra commencer par faire adopter le budget de l'Etat 2016. Et ses marges de manoeuvre sont toujours aussi étroites.
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Le Premier ministre de centre-droit sortant, Pedro Passos Coelho a dévoilé la composition de son cabinet au président Anibal Cavaco Silva et cette nouvelle équipe qui ressemble beaucoup à la précédente entrera en fonction vendredi. Toutefois, malgré sa victoire aux législatives du 4 octobre, la coalition de Passos Coelho a perdu la majorité absolue dont elle disposait depuis 2011 et elle devrait être renversée lors du vote de confiance au parlement d'ici 15 jours. Dès lors, si l'ensemble de la gauche : socialiste, communiste, verts et radicaux parvient à s'entendre, elle aura une majorité des sièges. Et dans un tel scénario, la balle reviendra dans le camp du président portugais qui pourrait alors désigner Antonio Costa, le chef des socialistes au poste de Premier ministre. L'impasse politique au Portugal, source d'inquiétude en Europe https://t.co/0KsoooCUOt #AFP pic.twitter.com/0iWskUvCre- Agence France-Presse (@afpfr) 27 Octobre 2015
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L'exploit n'a pas été renouvelé mais la coalition conservatrice s'est tout de même maintenue au pouvoir au Portugal après les législatives hier. La majorité absolue de 2011, qui avait signé la fin de l'ère Socrates, s'est transformée cette fois en majorité relative : le Premier ministre Pedro Passos Coelho et son allié Paulo Portas devront composer avec un parlement plutôt à gauche. Mais c'est sa fierté que veut afficher la coalition : 'C'est la première fois, remarque Paulo Portas, qu'un gouvernement de coalition a terminé son mandat. C'est la première fois'. Dans la future assemblée, l'alliance gouvernementale disposera de 104 députés sur les 226 élus jusqu'ici, contre 85 au Parti socialiste. 'La coalition doit comprendre que le Portugal vit un nouveau moment politique, explique le leader socialiste Antonio Costa, ce qui signifie qu'ils ne peuvent pas continuer à gouverner comme si de rien n'était'. Loin derrière la coalition conservateurs-centre droit et les socialistes, on retrouve le Bloc de gauche, qui a effectué une nette percée avec 10,2% des voix, et l'alliance communistes-verts. Forts de leur majorité absolue, les conservateurs ont pu pendant quatre ans faire passer les mesures d'austérité qui ont permis à l'économie du pays de rester à flot. Pas sûr qu'ils puissent maintenant continuer dans la même direction.
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La coalition sortante de centre droit crie victoire au lendemain des législatives au Portugal. Le chef de file du parti social-démocrate et Premier ministre sortant, Pedro Passos Coelho, se dit prêt à former un nouveau gouvernement. Seul problème, d'après les résultats quasi-complets, lui et ses alliés conservateurs ne disposent plus de la majorité absolue au Parlement. 'Étant donné les résultats que nous avons obtenus à l'issue de ce scrutin, je me suis déjà entendu avec Monsieur Paulo Portas (chef de file du parti conservateur) pour convoquer très rapidement les instances nationales de nos partis respectifs afin de former ensemble un gouvernement. Une simple formalité puisque nous avons déjà conclu un accord de coalition', a déclaré hier Pedro Passos Coelho. La coalition sortante remporte près de 37 % des suffrages, contre plus de 32 % pour l'opposition socialiste, qui progresse légèrement par rapport aux dernières élections. Le Parti communiste, allié aux Verts, ne remporte lui que 8,3 % des voix. Il est rétrogradé à la quatrième place. Qu'importe pour le maire de Lisbonne. Antonio Costa a reconnu sa défaite, mais il refuse de présenter sa démission en tant que secrétaire général du Parti socialiste, et ce malgré un taux d'abstention record. PLus de 43 % des électeurs sont restés chez eux, c'est plus que lors des législatives de 2011. Le véritable vainqueur de ce scrutin, c'est le Bloc de gauche de Catarina Martins. L'équivalent portugais de la formation grecque Syriza, effectue une percée historique, avec plus de 10 % des suffrages, et devient la troisième force politique du pays.
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Les sympathisants de la coalition de centre-droit 'Portugal en avant' ont le sourire à la veille des législatives. Car leur mouvement, mené par le Premier ministre sortant, est donné gagnant dans les sondages (avec 37,5% d'intentions de vote). Pedro Passos Coelho pourrait l'emporter mais perdre la majorité absolue au parlement. Sa formation devancerait de 5 points le Parti Socialiste d'Antonio Costa. L'abstention, clé du scrutin Les abstentionnistes pourraient toutefois perturber les pronostics. Le taux record de 2011 pourrait être égalé. A l'époque, 40% des électeurs ne s'étaient pas déplacés aux urnes. La reprise de l'économie, le recul du chômage, et la sortie du pays du plan d'aide financé par la troïka semblent pousser les Portugais à reconduire le gouvernement sortant. Une émigration sans précédent depuis 50 ans Les socialistes contestent ce bilan, estimant notamment que si le taux de chômage est revenu autour des 12%, c'est surtout en raison d'une vague d'émigration, jamais vue depuis les années 1960. Près d'un Portugais sur cinq vit toujours sous le seuil de pauvreté.
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Après les élections en Grèce, les politiques d'austérité dans la zone euro subissent de nouveau l'épreuve des urnes cette fois-ci au Portugal où la croissance est de retour après de douloureuses réformes. Le scrutin du 4 octobre prochain pourrait voir le centre-gauche et le centre-droit auquel appartient le gouvernement remporter environ un tiers des voix, le Parti communiste pouvant jouer le rôle de faiseur de rois. Cette dernière formation pourrait profiter du mécontentement au sujet du chômage à 12% dans le pays. Près de 20% de la population vit à la limite de la pauvreté, un record depuis 2004. Tel un contrecoup de la rigueur, le gouvernement portugais sera-t-il renversé ? Comment peut-il persuader un électorat fatigué des restrictions budgétaires de le soutenir ? Parmi nos invités, Paulo Rangel, vice-président du groupe du Parti populaire européen et membre des sociaux-démocrates au pouvoir au Portugal, estime que le gouvernement sortant 'va survivre. On était dans une situation très, très difficile de faillite et nous avons amélioré les choses, dit-il, on avait un taux de chômage de près de 18%, aujourd'hui on est à 12%. (...) Il y a un changement d'humeur général dans le pays, poursuit-il, et aujourd'hui, les gens se rendent compte que cela valait la peine de faire tous ces efforts.' Autre participante au débat, Marisa Matias, eurodéputée de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique et membre du Bloc de Gauche au Portugal, dément : 'La vie des gens ne s'est pas améliorée, peu importe les nombreux chiffres que l'on veut essayer de mettre en avant, les améliorations ne sont pas réelles,' dit-elle. Par ailleurs, 'il n'y a pas un seul des objectifs du plan de sauvetage qui a été atteint, affirme-t-elle, pendant quatre ans, ils ont dit que la dette allait baisser : le niveau de dette qui était visé dans le programme était de 114%, il est aujourd'hui à 130%.' Enfin, notre dernière invitée Pascale Joannin, directrice générale de la fondation Robert Schuman, un think-tank installé à Bruxelles et Paris, estime que le scrutin est très ouvert même si elle accorde un léger avantage au gouvernement sortant. 'Je pense qu'il est possible que le gouvernement survive parce qu'on a constaté il y a quatre mois au Royaume-Uni que l'équipe sortante avait été réélue et il y a quelques jours, Alexis Tsipras a aussi retrouvé son poste, rappelle-t-elle. Dans les faits, le gouvernement a mené des réformes, le Portugal en a fini avec le plan de sauvetage international, la tendance est à la reprise. La note souveraine du Portugal est aujourd'hui de BB+, elle a été relevée d'un cran par Standard & Poor's il y a quelques jours, souligne-t-elle avant d'ajouter : 'Il est possible que les électeurs portugais disent : 'D'accord, vous restez au pouvoir.'
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Les Portugais votent ce dimanche pour élire un nouveau gouvernement. A trois jours du scrutin et après quatre ans de politiques d'austérité, les électeurs semblent désenchantés et très indécis. On s'attend à un taux d'abstention record, pas seulement à cause des trois matchs du championnat de football portugais qui se tiennent le même jour. 'Je n'attends pas d'amélioration. Les choses ne vont pas s'améliorer. Ce sont tous des voleurs', déplore une habitante de Lisbonne. 'Je n'attends rien. Tout le monde trompe tout le monde. Donc, je n'attends rien', confie une autre Portugais. Elu en 2011, le gouvernement de centre droit de Pedro Passos Coelho a voté la plus forte hausse d'impôts de toute l'histoire du pays. Les drastiques réformes économiques ont permis au pays de renouer avec la croissance en 2014, après trois ans de récession. Dans les derniers sondages, le centre droit a six points d'avance sur les socialistes emmenés par Antonio Costa, l'ancien maire de Lisbonne. Les communistes forment une alliance électorale avec les écologistes. Ils ont fait savoir qu'ils ne soutiendraient pas les socialistes en cas de victoire de la gauche.
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Les Portugais s'apprêtent à choisir un nouveau gouvernement. Selon les sondages, les socialistes ou l'actuelle coalition de centre-droit sont les mieux placés pour l'emporter. Qu'attendent les électeurs de la future équipe dirigeante ? Nous sommes allés à Porto pour leur poser la question. ''J'aimerais que notre gouvernement parvienne à nous galvaniser, qu'il nous fasse croire qu'on peut aller de l'avant et qu'on peut améliorer les choses dans ce pays.'' ''Je souhaite qu'il mette fin à l'austérité.'' ''Qu'il gouverne avec honnêteté.'' ''Je souhaite que le nouveau gouvernement s'intéresse davantage au peuple et moins à ceux qui ont déjà le pouvoir, la richesse.'' ''Je crois qu'il est important de résoudre la crise démographique et d'accorder des aides sociales aux personnes qui ont des enfants.'' ''Il faut créer des emplois, car actuellement, l'État finance des formations professionnelles à des gens comme moi qui sont ensuite obligés de partir à l'étranger.''
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Voilà 4 ans, le Portugal appelait ses partenaires européens à l'aide. 78 milliards d'euros sont alors débloqués, et assortis de conditionnalités. Le pays souscrit à un programme de réformes et de réduction des dépenses publiques sur 3 ans. A la veille du prêt octroyé par la Troïka, composée du Fonds monétaire international, de la Banque centrale européenne et de l'Union européenne, le déficit du Portugal se chiffre à 10% du PIB. En mai, le pays est sorti de ce plan d'aide. Entre-temps, le déficit est repassé sous la barre des 5%, en 2013, le Portugal a renoué avec la croissance l'année suivante, et les économistes tablent sur une croissance d'1.6% en 2015. Mais le chômage a par ailleurs flambé, prenant 5 points entre 2011 et 2013. Dans une phase descendante depuis, il touche aujourd'hui environ 14% de la population active. L'association catholique Caritas observe même que le taux de pauvreté augmente chez les moins de 18 ans. Pour discuter des répercussions du plan d'aide, et des années de rigueur, sur la vie quotidienne, nous avons sollicité l'éclairage de Paul Almoster, rédacteur en chef économie à TVI, une chaîne de télévision privée portugaise. Dulce Dias, euronews : 'Pourriez-vous nous expliquer ce qui a changé, structurellement, dans l'administration portugaise, dans l'État portugais?' Paulo Almoster : 'Peu de choses ont changé, structurellement, au sein de l'État portugais. Et c'est la même chose avec l'économie portugaise. C'est une période trop courte pour évaluer les résultats du programme de la Troïka et ses effets structurels. Mais Il y a changement structurel dans la vie des gens et dans leur relation à l'Etat, c'est l'augmentation des impôts. Pour atteindre les objectifs sur lesquels le Portugal et la Troïka se sont mis d'accord en 2012, le gouvernement a mis en place une très forte augmentation d'impôts. Juste pour que vous ayez une idée, l'IRS, l'impôt sur le revenu, a augmenté d'environ 30% ' Dulce Dias, euronews Est-ce que cette augmentation des impôts va continuer? Paulo Almoster : 'Le problème, c'est que nous ne disposons pas de grandes perspectives. On ne sait pas bien comment on va pouvoir s'alléger de ce lourd fardeau fiscal dans les prochaines années. Le pays a signé des accords selon le cadre européen, ce qui nous oblige à placer la dette dans une trajectoire descendante constante au cours des 20 ou 30 prochaines années. Donc, à mon avis, cette énorme augmentation des impôts est vouée à continuer.' Dulce Dias, euronews : 'Et comment cela se retranscrit-il dans la vie quotidienne?' Paulo Almoster : 'Le problème, c'est que les gens commencent à s'habituer à vivre avec moins d'argent. Les Portugais sont plus pauvres aujourd'hui. Les revenus n'y changent pas grand chose, car le salaire net après impôt a tendance à baisser. Et là je parle de la classe moyenne, de la plus large part de la population qui paie des impôts. En termes de consommation, par exemple, les gens ont cessé d'acheter des voitures, et donc les ventes ont fortement diminué. Les ventes de voitures sont en train de remonter, mais les chiffres sont encore très faibles. Au supermarché, les gens n'achètent plus de boeuf. Ils se replient sur le poulet ou la dinde - un choix beaucoup moins cher. Ces exemples concrets montrent comment les gens se sont adaptés à la situation. Les gens ont aussi commencé à emmener leur déjeuner au travail. Les restaurants en ont ressenti les effets et ont connu une crise profonde. Au cours des dernières années, les ventes de ces robots servant à préparer la nourriture ont explosé au Portugal, à des niveaux record. Les gens ont également commencé à prendre des vacances plus courtes et à viser le Portugal, plutôt que l'étranger pour leurs congés. Évidemment, ça a été positif pour le tourisme portugais - mais ce n'était pas le but. C'est juste que les gens n'avaient pas d'argent.' Dulce Dias, euronews / 2Ce changement de comportement illustre-t-il un changement profond de mentalité, ou est-ce seulement conjoncturel?2 Paulo Almoster : 'C'est difficile à évaluer sur cette période. Et les gens sont encore très remontés contre la Troïka et les politiciens. Nous nous dirigeons vers des élections législatives, en septembre ou en octobre, et ce sera le moment de voir si les gens vont ou non pénaliser les partis politiques. Mais, quand on regarde les sondages, on n'est pas dans le cas de figure de la Grèce, avec Syriza, ou de l'Espagne, avec des partis comme Podemos ou Ciudadanos, qui pèsent sur le plan électoral. Tout au moins, c'est ce qu'on voit dans les sondages.' Dulce Dias, euronews : 'La Troïka s'est retirée du Portugal il y a environ 6 mois, mais le pays est sous surveillance, au moins jusqu'en 2026. Quel est l'avenir du Portugal selon vous?' Paulo Almoster : 'Ce que je prévois, avec les compromis actuels, ce sont des années d'austérité permanente, en raison de l'engagement à réduire la dette publique. L'État n'a aucun moyen de baisser les impôts et d'augmenter les retraites, dans un pays où la population vieillit à un rythme très accéléré. Nous avons vu ces dernières années un grand nombre de jeunes émigrer. Ces personnes ont disparu. C'était une génération qualifiée, formée au Portugal, mais aujourd'hui ils travaillent à l'étranger. Ici, il y a des personnes âgées, des personnes à la retraite. Elles sont de plus plus en plus nombreuses et elles vivent de plus en plus longtemps. En conséquence, les pensions vont être de plus en plus basses et l'âge de la retraite va être de plus en plus élevé.'
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Au Portugal, l'ancien Premier ministre José Socrates a été placé ce lundi soir en détention provisoire. Il est poursuivi pour fraude fiscale, corruption et blanchiment d'argent. Il avait été arrêté vendredi à l'aéroport de Lisbonne et était depuis, interrogé par les enquêteurs, la justice portugaise s'intéressant de près à des transferts d'argent d'origine douteuse. L'avocat de l'homme politique a qualifié le placement en détention provisoire de son client de décision 'injuste et injustifiée'. José Socrates a été chef du gouvernement socialiste entre 2005 et 2011. Il est devenu par la suite consultant pour un laboratoire pharmaceutique suisse. Il est aujourd'hui âgé de 57 ans. Cette affaire intervient quelques jours à peine après un autre scandale de corruption liés à l'attribution de visas à des investisseurs étrangers. Une affaire qui a conduit à la démission du ministre de l'Intérieur.
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José Sócrates restera désormais dans l'histoire du Portugal comme le premier ancien chef de gouvernement a passer devant un juge. Un cliché de lui pris lundi matin immortalise sa sortie de garde à vue. Direction ensuite le tribunal pour José Sócrates qui comparaît dans le cadre d'une enquête pour corruption. Un choc pour le Portugal. José Sócrates a été arrêté à l'aéroport de Lisbonne vendredi soir. Il arrivait de Paris ou il avait élu domicile après sa démission du gouvernement en juin 2011. Il fait partie d'un groupe de quatre personnes arrêtées au cours des derniers jours, dont trois ont été présentées au juge le jour de son interpellation. Né le 6 septembre 1957, José Sócrates est ingénieur de formation, mais il a du longtemps se défendre d'avoir bénéficié d'un diplôme de complaisance. Membre du Parti Socialiste depuis 1981, élu député à 30 ans et secrétaire Général du PS en 2004, il devient Premier ministre un an plus tard. Ce réformateur volontariste renouvelle son mandat, mais perd les élections anticipées de juin 2011 après avoir imposé coup sur coup trois plans d'austérité successifs avec le soutien réticent de la droite. La méfiance des marchés envers la solvabilité du Portugal en pleine crise de la dette de la zone euro, l'avait obligé à présenter sa démission en mars 2011. José Sócrates s'est trouvé impliqué dans plusieurs controverses au fil de six années de pouvoir. Son nom a été ainsi cité dans une enquête pour corruption remontant à l'époque où il était ministre de l'Environnement. L'affaire 'Freeport' du nom d'un centre commercial construit en 2002 dans une zone protégée avait éclaté en 2005 à la suite d'une lettre anonyme accusant José Sócrates de corruption. Elle avait finalement été classée en 2010. Charismatique, obstiné, optimiste, autoritaire sont autant de traits de caractère qui collent à la peau de José Sócrates. En mars 2013, il était réapparu en tant que chroniquer à la télévision publique RTP dans une émission hebdomadaire par la suite suspendue. Un an plus tard, son nom est également cité dans une autre affaire de fraude fiscale et blanchiment d'argent. Affaire, qui, selon le parquet, ne serait pas liée à son arrestation.
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Le Portugal va suivre l'exemple de l'Irlande et s'affranchir de la tutelle internationale après trois années placées sous le signe de la rigueur budgétaire. Le pays se lance sans filet,...
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Les nouveaux ministres ont prêté serment devant le président de la République Anibal Cavaco Silva. Le parti de droite CDS-PP de Paulo Portas renforce son poids. Portas quitte les Affaires étrangères pour devenir vice-Premier ministre pour la coordination des discussions entre le Portugal et ses...
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“Démission”. C’est ce que scandaient une cinquantaine de personnes hier au parlement depuis les tribunes du public à Lisbonne. Elles réclament le départ du gouvernement de centre-droit. Le Portugal est plongé dans l’incertitude politique. Il a d’ailleurs obtenu de ses créanciers le report de leur...
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Le Premier ministre portugais à trouvé un accord pour assurer la survie de son gouvernement. Pedro Passos Coelho a conclu un accord avec le CDS-PP, le plus petit des deux partis de la coalition au pouvoir. La présence au gouvernement de ce parti de droite était remise en cause après deux...
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Les dirigeants portugais poursuivaient ce vendredi leurs négociations pour régler la crise politique. Le Premier ministre se veut rassurant après de longs entretiens la veille avec le ministre des Affaires étrangères démissionnaire, Paulo Portas qui est le chef du petit parti conservateur CDS-PP...

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