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Adam Michnik n'aime pas l'ambiguité, sa critique contre le national-populisme au pouvoir en Pologne est cinglante : " En Pologne nous observons aujourd'hui l'évolution de l'Etat de droit démocratique vers l'autocratie ; c'est l'autocratie de velours. " - Michnik accuse le gouvernement actuel de créer une ambiance de " xénophobie et homophobie " pour conclure : " Ce n'est pas le retour vers la tradition, mais c'est le retour vers la barbarie. " - Adam Michnik est né en 1946 à Varsovie. L'historien porte des multiples chapeaux : journaliste, essayiste et ancien militant de l'opposition polonaise dans les années 1960, 1970 et 1980. Le régime communiste à l'époque n'appréciait pas l'esprit libre et les mots critiques de Michnik, ainsi Michnik se trouvait pendant plusieurs années derrière les barreaux, en tant que prisonnier politique. - Aujourd'hui, Michnik est directeur de publication de la Gazeta Wyborcza, un des grands quotidiens de Pologne. L'envoyé spéciale d'Euronews, Hans von der Brelie, vient de rencontrer Adam Michnik à Varsovie, dans son bureau tapissé de livres : c'était difficile de trouver deux places pour s'asseoir, des tours de livres partout, une vraie jungle intellectuelle. Michnik parle couramment le français et il est l'auteur de nombreux ouvrages. Plusieurs sont disponibles en français, dont 'L'Église, la gauche, le dialogue polonais' paru en 1977, 'Penser la Pologne' en 1983 ou encore 'La Deuxième révolution' en 1990.
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15 000 personnes déferlent dans les rues de Gdansk pour soutenir l'ancien président polonais Lech Walesa. Ici, dans la ville natale du héros national, ils ont rejeté les accusations de la majorité conservatrice qui affirme que Walesa a collaboré avec l'ancienne police secrète communiste. Pologne: manifestation pour "défendre la démocratie" et Lech Walesa https://t.co/iU4mS0XRWD pic.twitter.com/YgRPtUMS4z- RFI (@RFI) 27 février 2016 En cause, des documents découverts chez la veuve d'un ancien ministre de l'Intérieur communiste. Des documents falsifiés selon Lech Walesa. Samedi déjà, une manifestation avait été organisée par le KOD, le Comité de défense de la démocratie. Une organisation qui soutient Lech Walesa et proteste régulièrement contre les mesures prises par les conservateurs visant le Tribunal constitutionnel ou les médias publics.
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Trois mois seulement après les élections, la Pologne se retrouve prise dans une tourmente politique grandissante. Les manifestations monstres de samedi sont les dernières en date d'une longue série qui a vu le jour avec l'avènement au pouvoir du parti de Jaroslaw Kaczynski 'Droit et Justice' en octobre. Depuis lors, tout ce qu'a pu faire le gouvernement pour mieux contrôler le système judiciaire et les médias a divisé la Pologne, et alarmé l'Union européenne, qui a commencé à enquêter pour savoir si oui ou non Varsovie est en train de déroger aux principes démocratiques élémentaires. La Première ministre Beata Szydlo a récemment été applaudie par les eurosceptiques dans l'hémicycle de Strasbourg alors qu'elle contestait ces accusations. Le porte-parole de la Présidence polonaise Marek Magierowski espère que la Commission européenne abandonnera la procédure de vérification en cours, qui pourrait effectivement mener à sanctionner la Pologne : 'Nous avons un conflit, un conflit clair avec la Commission européenne, mais le gouvernement polonais est ouvert au dialogue. Le gouvernement polonais veut discuter de toutes ces choses qui semblent être controversées, choses que la commission ne semble manifestement pas avoir bien comprises.' Parmi les plus contestées des mesures introduites par le gouvernement, il en est une qui paralyse le Tribunal constitutionnel, puisqu'elle exige que toute décision de ses 15 membres soit prise par un vote à la majorité des deux tiers et non plus à la majorité simple. Le gouvernement a en outre placé cinq nouveaux juges au sein de ce Tribunal. 'C'est une interprétation tout à fait déraisonnable de la Constitution de conclure que la Constitution permettrait, par une simple procédure, de paralyser cet organe très important de contrôle de la Constitution. C'est en fait le seul organe qui a le pouvoir de contrôler la constitutionnalité des lois' nous explique Maciej Kisilowsky, professeur de droit assistant de l'Université centrale européenne. Autre projet qui a jeté les Polonais dans les rues : celui qui permettrait aux services secrets et à la police d'avoir rapidement accès aux données internet et de télécommunications des citoyens polonais sans approbation préalable d'un juge. Varsovie a aussi confié au ministre du Trésor le pouvoir de nommer les dirigeants des médias publics. D'aucuns diront qu'il y a une émulation entre le parti Droit et Justice et le Premier ministre hongrois Victor Orban qui essaient d'imposer leur calendrier politique au détriment des libertés démocratiques. Et notre envoyé à Varsovie, Gabor Kovacs, de conclure : 'De plus en plus d'analystes soulignent qu'il y a une sorte d'axe hongro-polonais en Europe qui tentent de se positionner contre Bruxelles. Pour illustrer cette opposition, il n'y a qu'à reprendre les propos récents du chef de la diplomatie polonaise, c'est un bon exemple. Il a déclaré que la Pologne n'avait pas besoin de ce multiculturalisme européen qui n'est représenté que par les cyclistes et les végétariens qui utilisent les énergies renouvelables.' Poland: Europe's new enfant terrible? - cer_london https://t.co/X0Xxdhq4i7 via sharethis- Sandrine Veyrat (@Sandre30) 27 Janvier 2016
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Plusieurs milliers de personnes ont à nouveau manifesté à Varsovie et dans d'autres villes du pays contre les réformes du gouvernement conservateur, visant le tribunal constitutionnel et les médias publics. Les manifestants s'opposent aussi à un projet de loi, qui augmente les pouvoirs des services de renseignement afin de lutter contre les activités terroristes. ''Il n'y a pas de terrorisme en Pologne, c'est un faux prétexte utilisé par les autorités pour contrôler les citoyens et pour renforcer ses pouvoirs', dit ce manifestant. 'Il n'y aura plus de médias libres, ajoute cet homme. Et il y a d'autres menaces maintenant. Les internautes pourront être surveillés par la police secrète.' Les manifestants dénoncent une atteinte à la démocratie et à leurs libertés fondamentales. Sur les banderoles, certains n'hésitent pas à faire le parallèle avec l'ère communiste. De notre correspondant à Varsovie Gabor Kovacs : 'Des milliers de personnes ont bravé le froid pour protester contre les réformes du gouvernement polonais. Un gouvernement qui, selon eux, veut non seulement mettre la main sur le tribunal constitutionnel et les médias publics, mais aussi sur leur vie privée, à travers cette loi sur le renseignement. Des organisations professionnelles ont demandé des modifications à ce texte, mais leurs préoccupations n'ont pas été prises en compte.' Pour en savoir plus sur les réformes controversées du gouvernement polonais
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En déplacement à Bruxelles, le président polonais a lancé un appel au calme politique à ses partenaires européens. Andrzej Duda est venu défendre les réformes controversées engagées par les autorités polonaises. Il demande à chacun de faire preuve de retenue. " Le manque d'analyse objective peut mener parfois à des discussions inutiles, des réactions exagérées, ce qui semble être le cas maintenant ", juge-t-il. En réponse Donald Tusk, président du Conseil européen et ancien premier ministre polonais, estime qu'il faut surtout faire preuve de prudence dans ce débat. " L'enjeu clef pour la Pologne est de maintenir sa très bonne réputation ". La Commission européenne a décidé la semaine dernière de lancer pour la première fois une enquête dans le cadre de la procédure de sauvegarde de l'État de droit. L'opération de relations publiques entamée par Varsovie va se poursuivre mardi à Strasbourg. La première ministre polonaise, Beata Szydlo, rencontrera les députés européens. Mais le débat s'annonce déjà tendu. Le président du Parlement, Martin Schulz, a comparé les décisions polonaises à un coup d'État.
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Plusieurs directeurs de chaînes de la télévision publique polonaise ont présenté leur démission ce samedi. Ces départs interviennent juste après l'adoption par les deux chambres du Parlement d''une loi qui soumet les médias au contrôle du parti Droit et Justice au pouvoir':http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/01/01/tour-de-vis-dans-les-med.... Les chaînes publiques dénoncent une dérive autoritaire. ' La nouvelle loi sur les médias représente une vraie menace contre la liberté d'expression en Pologne. J'en suis convaincu à la fois comme directeur d'une radio polonaise et comme journaliste' estime Kamil Dabrowa, directeur d'une radio publique polonaise. D'après la loi, c'est le ministre du Trésor qui aura désormais compétence pour nommer et révoquer les patrons de l'audiovisuel public. Le parti conservateur lui, défend cette loi. Procédure européenne 'Nous voulons reconstruire les médias publics en Pologne pour renforcer ses structures, son financement, ses ressources humaines et surtout pour les rendre au peuple polonais.' La Commissaire européen au numérique, l'Allemand Günther Oettinger, a menacé Varsovie d'enclencher une procédure inédite pour violation des valeurs fondamentales de l'UE. Le 19 décembre dernier, les Polonais s'étaient mobilisés par milliers dans plusieurs villes du pays pour dénoncer la dérive du pouvoir en place depuis novembre. Ils étaient notamment 20 000 sur une grande place de Varsovie à adresser un carton rouge au gouvernement.
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L'Union européenne appelle Varsovie à respecter l'Etat de droit. Le chef de la diplomatie Luxembourgeois Jean Asselborn, dont le pays préside actuellement le Conseil de l'Union européenne, n'a pas hésité à qualifier 'd'effrayants' les développements politiques en Pologne depuis la victoire du Parti Droit et Justice (PiS) de Jaroslav Kaczynski aux législatives. La situation en #Pologne "me rappelle l'URSS" #JeanAsselborn https://t.co/SuUBciXPkH pic.twitter.com/18xIEetfhW- L'essentiel (@lessentiel) 21 Décembre 2015 Le nouveau gouvernement ultraconservateur, dirigé par Beata Szydlo, est accusé de vouloir mettre la main sur tous des leviers du pouvoirs, notamment sur le Tribunal Constitutionnel. Il vient de faire voter une loi qui lui permet d'exercer un contrôle étroit sur cette instance. L'opposition crie à la dictature. Plusieurs milliers de personnes avaient manifesté samedi dans les rues de Varsovie et ailleurs en Pologne pour défendre la démocratie. Pour l'ancien président polonais Lech Walesa, ce gouvernement 'agit contre les acquis et la liberté' des Polonais. Il appelle à un référendum en vue de l'organisation d'élection anticipées. Avec AFP
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Les Polonais sont dans la rue pour défendre la démocratie. Des milliers de personnes ont à nouveau battu le pavé hier dans la capitale Varsovie et d'autres villes polonaises pour exprimer leur colère après la nomination par le parti Droit et Justice, au pouvoir, de cinq juges du Tribunal constitutionnel. 'Cette attaque sur la cour constitutionnelle pourrait bien mener à une situation où il n'y a plus de protection pour la démocratie. La Pologne va être en danger de dictature de la majorité, ce qui revient à une dictature tout court'. L'arrivée au pouvoir des conservateurs du parti Droit et Justice a provoqué la mobilisation de militants des deux camps, mais il y a une semaine les adversaires des nouveaux dirigeants polonais, rassemblés autour du KOD, 'Comité de défense de la démocratie', ont mobilisé 50.000 personnes.
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Des milliers de manifestants dans les rues de Varsovie et des grandes villes de Pologne pour défendre la démocratie qu'ils estiment menacée par les conservateurs de Jaroslaw Kaczynski. Un peu plus d'un mois après leur arrivée au pouvoir, la Pologne est en pleine crise politique. La nomination par le PIS, le parti de Kaczynski Droit et Justice, de cinq juges du Tribunal constitutionnel a suscité une vague de critiques de l'opposition, de médias et de simples citoyens, qui ont donné naissance au Comité de défense de la démocratie (KOD), un mouvement civique spontané créé pour s'opposer aux tentatives de politisation par le PIS du Tribunal constitutionnel.
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Sans surprise et sans contestation possible, les conservateurs polonais de Droit et Justice ont donc remporté les législatives. Jaroslaw Kaczynski, le leader du parti et Beata Szydlo, future Premier ministre ont réussi leur pari et confirment ainsi le virage à droite opéré par le pays en mai dernier avec l'élection d'Andrzej Duda à la présidence. Ce jeune avocat entré en fonction en août, avait créé la surprise en remportant ces élections, et bien que le rôle du président soit limité en Pologne, il a depuis oeuvré pour mettre en avant le programme du Parti droit et justice. Un programme aux forts accents conservateurs, voire populistes, que ce soit en politique intérieure ou étrangère. En interne, l'accent est mis sur des promesses forcément attractives : baisse des impôts, baisse de l'âge de départ à la retraite, augmentation des allocations familiales. Reste à savoir si le virage à droite entraînera également un rapprochement avec les vues de l'Eglise. A l'international, la crise des migrants sera sans doute l'un des premiers sujets sur lesquels les nouvelles orientations du pays vont se manifester. On connaît les sympathies sur la question entre Kaczynski et le Premier ministre hongrois Victor Orban. On s'attend à un 'mur' hongro-polonais sur la question des quotas et de l'accueil des réfugiés Euroscepticisme, repli sur soi, cap sur l'atlantisme seront sans doute aussi au programme. 'Nous devons souligner l'importance de la Pologne, un pays qui défend les intérêts de ses citoyens' déclarait Beata Szydlo pendant la campagne. Défendre ses intérêts, quitte à rouvrir une période de turbulences avec les alliés européens, et notamment le vieil 'ennemi' allemand, comme ce fut le cas de 2005 à 2007 lorsque les jumeaux Kaczynski étaient ensemble au pouvoir. Sans tourner le dos à l'Europe, mais sans courber l'échine non plus, la Pologne des Kaczynski ne cachait alors pas ses amitiés outre-atlantiques et sa volonté de privilégier ces relations-là. Reste que Varsovie est conscient d'un fait : le pays a besoin des fonds européens pour continuer de se développer. L'Europe fonctionne pour la Pologne, et ce, depuis 2004. Entretien avec Dominika Cosic Le parti Droit et Justice (PiS) a obtenu une victoire surprenante, il est en mesure de former seul un gouvernement, ce sera la première fois depuis 26 ans. Pour mieux comprendre ce que cela signifie pour la Pologne et l'Europe, Nelson Pereira a interviewé Dominika Cosic, correspondante de médias polonais à Bruxelles. Comment peut-on expliquer la victoire du parti conservateur Droit et Justice ? Dominika Cosic, correspondante de l'hebdomadaire de politique et société Wprost à Bruxelles : '_Avant tout, n'ayons pas peur. Paraphrasons la chanson des Beatles, 'give PiS a chance'... Cette victoire a plus d'une raison. En premier lieu, les Polonais étaient fatigués après huit années de gouvernement de Plateforme Civique. Même Donald Tusk avait admis, pendant une rencontre avec des journalistes polonais, qu'était venu l'heure du changement. Ce résultat s'explique aussi par le vote d'une nouvelle génération. Il y a dix ans, on disait que les électeurs de Droit et Justice étaient des gens âgés, qui n'avaient pas fait d'études universitaires, plutôt des provinciaux, et que les jeunes, diplômés et des grandes villes, utilisateurs d'internet, votaient Plateforme Civique. Maintenant on voit un changement, dans ces élections, Droit et Justice a eu un soutien plus important chez les jeunes ayant fait des études supérieures._' euronews : Doit-on s'attendre à des gros changements en politique étrangère avec un gouvernement Droit et Justice ? Je pense à la Russie, l'Ukraine, la crise des réfugiés... Dominika Cosic : '_En ce qui concerne les relations avec l'Ukraine, la Pologne ne va pas beaucoup changer sa politique, éventuellement il peut y avoir un renforcement du soutien à l'Ukraine démocratique et souveraine. Concernant la Russie, le gouvernement de Plateforme Civique s'était ouvert à la Russie, ce qui avait amélioré les relations entre les deux pays, puis les choses s'étaient détériorées il y a un an et demi, à cause justement de la guerre en Ukraine et de l'annexion de la Crimée, le nouveau gouvernement va être confronté à cette situation. La Russie est un partenaire difficile. Certains politiciens en Europe se demandent aussi ce que vont devenir les relations de la Pologne avec l'Allemagne. Ces dernières semaines, l'Allemagne a commis une grosse erreur, avec le projet North Stream 2, qui menace la sécurité énergétique de la Pologne. Le nouveau gouvernement va être aussi confronté à ce projet, qui est soutenu par la chancelière Angela Merkel. Pour ce qui est de la question des refugiés, un gouvernement Droit et Justice ne va sûrement pas vouloir renégocier l'accord signé avec Bruxelles pour l'accueil de 7 000 refugiés. Le seul problème qui peut se présenter concernerait la décision d'en accueillir d'autres. Le nouveau gouvernement va plutôt mettre l'accent sur la nécessité de renforcer les frontières extérieures de l'Union Européenne et l'agence Frontex._' euronews Quelles sont les défis majeurs pour le nouveau gouvernement ? Dominika Cosic : 'La difficulté majeure, et bien peut- être que Droit et Justice a fait beaucoup de promesses, par exemple baisser l'âge de la retraite et introduire une allocation sociale pour chaque enfant pour inverser les tendances démographiques en Pologne.'
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En Pologne, elle est donnée gagnante par les sondages et brigue le poste de Premier ministre. Il s'agit de Beata Szydlo du parti conservateur populiste Droit et Justice (PiS). La Pologne se prépare en effet pour les élections législatives. Elles doivent avoir lieu le 25 octobre. Avec en toile de fond bien sûr, l'immigration. Sur la question, la candidate de l'opposition populiste polonaise a attaqué fort, accusant les 'anciens' pays de l'UE de vouloir se décharger des réfugiés sur les nouveaux membres plus pauvres. Mais moins fort quand même que le chef de son parti, le sulfureux ex-premier ministre Jaroslaw Kaczynski. 'On voit déjà émerger de dangereuses maladies qu'on n'avait pas vues en Europe depuis longtemps : le choléra en Grèce, la dysenterie à Vienne. Certains parlent d'autres maladies plus graves. Il y a aussi des différences liées à la géographie, toute sorte de parasites protozoaires qui ne sont pas dangereux pour ces personnes, mais pourraient l'être ici', a dit Jaroslaw Kaczynski. Et ces personnes, ce sont les réfugiés. La perspective de l'arrivée de quelques milliers d'entre eux en Pologne inquiète les Polonais. Une peur devenue un argument implicite mais puissant de campagne pour le PiS qui promet de les protéger contre l'étranger, notamment musulman. Le 9 octobre dernier, les Présidents d'Europe centrale ont unanimement demandé un soutien plus appuyé de l'Union européenne pour faire face au flux continu de migrants à leurs frontières. Le président polonais, membre du parti Droit et Justice, a sommé l'Union européenne de commencer à mettre en oeuvre une politique efficace. Détenteur de larges prérogatives en matière de politique étrangère, Andrzej Duda entend peser sur les décisions prises à Bruxelles. Sur le dossier de l'immigration donc, mais aussi sur celui de Russie. Il réclame que des troupes de l'OTAN soient installées en permanence dans les pays de l'Europe de l'Est et dans les pays Baltes pour prévenir une éventuelle menace russe. Une menace éventuelle prise très au sérieux par certains dont un groupe de volontaires polonais formés au combat et au tir dans un camp d'entraînement militaire près de Varsovie. Politique ultra-conservatrice, propos très virulents voire haineux, rigidité dans les relations avec l'Union européenne peuvent donc définir le PiS qui est aussi donné vainqueur présumé du scrutin de dimanche.
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A quatre mois des législatives qui s'annoncent très ouvertes, le président du Parlement et ex-ministre des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski et trois ministres de centre-droit : ceux de la Santé, des Sports et du Trésor ont jeté l'éponge. La Première ministre Ewa Kopacz a elle-même annoncé leurs départs et elle a expliqué devant la presse qu'elle devait rétablir la confiance des électeurs dans la Plateforme civique au pouvoir depuis 2007. La chef du gouvernement a également dénoncé les fuites lors de l'instruction judiciaire en réclamant le départ du procureur général. L'affaire d'écoutes avait éclaté l'an dernier avec des publications dans la presse d'enregistrements à l'insu d'interlocuteurs dans des restaurants de Varsovie. Parmi eux, Sikorski alors chef de la diplomatie qui avait notamment qualifié l'alliance avec Washington de 'foutaises'. Ce grand déballage tombe au plus mal pour le centre-droit alors que le parti conservateur-populiste Droit et Justice de Jaroslaw Kaczynski a le vent en poupe après la victoire le mois dernier d'Andrzej Duda, son candidat à la présidentielle.
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Tout juste élu président de la Pologne, Andrzej Duda veut donner du sens à l'expression service public et continue de faire le buzz... Comme au lendemain du premier tour, Duda et son équipe de campagne ont distribué du café à une sortie de métro à Varsovie : selfies et signatures d'autographes, une attitude 'jeune' pour un dirigeant de 43 ans qui répond aux questions qu'on lui pose, notamment sur les contrats de travail dit 'poubelles' : 'Ces contrats vont progressivement disparaître et seront remplacés par des contrats de travail classiques, un accord a été signé en ce sens avec le syndicat Solidarnosc et nous allons l'appliquer', dit-il. Succinctes explications : ces contrats temporaires ne relèvent pas du droit du travail, mais du droit civil, ils n'offrent donc pas les mêmes garanties et ce sont les jeunes qui en pâtissent le plus. Réactions à la sortie du métro : 'Je suis très heureuse, c'est mon Président. Avec un Président tel que lui, on a envie de vivre et de travailler dans ce pays'. 'C'est la première fois que je vois un élu remercier ainsi les gens'. 'Ce n'est pas ma tasse de café, à dire vrai, j'ai voté pour Bronislaw Komorowski, mais il s'avère que c'est lui que les gens voulaient, il est comme ça, on devra donc faire avec.' La victoire d'Andrzej Duda devrait être confirmée officiellement ce lundi soir, et pourrait ouvrir la voie au retour de son maître à penser Jaroslaw Kaczynski, chef du parti conservateur, populiste, eurosceptique et xénophobe Droit et Justice (PiS). C'est en tout cas un carton jaune pour le parti Plate-forme civique (PO) à quelques mois des législatives.
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Selon les sondages de sortie des urnes, le conservateur aurait remporté 53 % des suffrages contre 47 % pour son adversaire, le président sortant Bronislaw Komorowski. Le taux de participation, hier, a difficilement dépassé les 56 %. Qu'importe pour le vainqueur du scrutin qui a déclaré à l'issue du second tour : 'je remercie tous ceux qui ont participé à cette campagne et qui m'ont soutenu, des centaines, des milliers d'anonymes... Je suis sûr qu'ensemble, nous pouvons diriger ce pays. C'est un travail énorme, difficile, et personne ne pourrait le faire seul. Je dirais même plus, le président et le gouvernement ne peuvent y arriver, même s'ils ont la meilleure des coopérations, sans le soutien de la société.' Bronislaw Komorowski, candidat soutenu par la Plate-forme civique, la droite libérale au pouvoir, a reconnu sa défaite. 'C'est le choix des citoyens d'une Pologne libre et démocratique, insiste-t-il. La démocratie, ce n'est pas seulement reconnaître le verdict des électeurs, c'est également le respecter. C'est pour cette raison que je félicite mon adversaire dans ces élections, M. Andrzej Duda'. Une mauvaise augure pour la Plate-forme civique, et la Première ministre Ewa Kopacz, qui risquent de perdre les élections législatives prévues cet automne. Avec AFP et Reuters
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Le deuxième tour de la présidentielle en Pologne s'avère plus compliqué que prévu pour le chef de l'Etat sortant Bronislaw Komorowski. Rien à voir avec le premier tour, le 10 mai dernier, qu'il appréhendait plutôt sereinement, dans la posture du grand favori. Son assurance a été sérieusement ébranlée lorsqu'il s'est retrouvé devancé de près d'un point par son rival de la droite conservatrice Andrzej Duda. Soutenu par la Plate-forme civique, la droite libérale qui dirige le gouvernement, le président sortant polonais a donc appelé à la mobilisation. 'Des milliers de voix' et 'même quelques centaines' feront peut-être la différence, a-t-il laissé entendre. D'autant, que certains sondages récents donnaient l'avantage à l'eurodéputé Andrzej Duda. Si Komorowski a insisté durant la campagne sur la place de la Pologne dans l'Union européenne, Andrzej Duda a quant à lui déplacé le curseur sur les intérêts nationaux des Polonais dans l'arène internationale, promettant par ailleurs de baisser l'âge de la retraite et de réduire les impôts. Le rôle du chef de l'Etat est limité en Pologne. Il commande les forces armées et peut exercer une influence sur la politique étrangère, mais le pouvoir reste concentré entre les mains du Premier ministre.
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Un second tour très serré s'annonce ce dimanche en Pologne pour élire le nouveau président. Le conservateur et populiste Andrzej Duda est arrivé en avance d'un point au premier tour sur le président sortant Bronislaw Komorowski. D'après le dernier sondage publié vendredi, il l'emporterait avec environ 51 % des suffrages. L'actuel président était pourtant donné largement vainqueur au début de la campagne. Son parti, libéral, est au pouvoir depuis huit ans. Ce sont deux formations de droite qui s'affrontent 'Komorovski est trop vieux, il est au pouvoir depuis trop longtemps, on a besoin de nouveau', estime un passant. 'Difficile de choisir, mais on veut du calme et de la stabilité' dit une femme âgée. Pendant la campagne, le président sortant a insisté sur la place de la Pologne dans l'Union européenne et l'Otan, comme 'garantie' de sa sécurité et de sa prospérité. Le PIB polonais a augmenté de 20 % depuis 2008. Mais de larges pans de la population estiment ne pas en avoir bénéficié. Ce sont eux que le protectionniste Duda cherche à convaincre.
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La CIA est clouée au pilori sur la scène internationale après la publication partielle d'un rapport du Sénat américain sur des pratiques de torture dans les années 2000. De l'Allemagne à l'ONU, en passant par la Pologne et l'Iran, les réactions et déclarations se sont multipliées ce mercredi. Au pouvoir entre 1995 et 2005, l'ex-président polonais Aleksander Kwasniewski a reconnu pour la première fois l'existence d'une prison secrète de la CIA implantée sur le sol polonais. Il a assuré qu'il ignorait que des prisonniers avaient été torturés sur ce site, opérationnel en 2002 et 2003. 'La collaboration entre services secrets a fait l'objet de discussion, mais pas en détail, a indiqué l'ancien dirigeant. Ces méthodes qui sont repoussantes, que je n'accepte pas, qui ne sont pas justifiables, n'ont apporté rien de bon'. 'Le gouvernement américain est le symbole de la tyrannie contre l'humanité, a dénoncé sur son compte Twitter l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran, pays où, les autorités sont elles-mêmes accusées de recours à la torture et autres formes de mauvais traitements. Le Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a estimé de son côté qu'il ne devait y avoir ni impunité ni prescription pour les cas de torture. L'association britannique Cage, qui défend les victimes des abus de la guerre menée contre le terrorisme, s'est jointe aux appels pour réclamer des poursuites judiciaires, tout en saluant le rapport comme une avancée vers plus de transparence et de reconnaissance, par les Etats-Unis, de leurs responsabilités. Autre réaction : celle du chef de la diplomatie allemande qui a dénoncé une violation grave des valeurs démocratiques.
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Le nouveau gouvernement polonais dirigé par Ewa Kopacz a prêté serment ce lundi lors d'une cérémonie présidée par le chef de l'Etat Bronislaw Komorowski. Parmi les changements, on notera le départ de Radoslaw Sikorski, jusque-là ministre des Affaires étrangères. Il devrait devenir président de la Chambre basse du parlement. Désormais, la diplomatie polonaise sera dirigée par Grzegorz Schetyna. Ancien ministre de l'Intérieur, il était jusque-là chef de la commission parlementaire des Affaires étrangères. Cela dit, certains observateurs se demandent s'il sera vraiment à la hauteur dans un contexte diplomatique tendu, notamment en raison de la crise en Ukraine. Ce remaniement gouvernemental est lié au départ de Donald Tusk, élu au poste de président du Conseil de l'Union européenne. La nouvelle Première ministre prononcera son discours de politique générale au Parlement le 1er octobre. Sauf surprise, elle devrait obtenir largement la confiance des députés.
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Une conversation enregistrée dans un restaurant il y a un an et révélée aujourd'hui par le journal Wprost révèle que le ministre de l'Intérieur et le gouverneur de la Banque centrale polonaise se seraient entendus pour éliminer de la scène politique le ministre des Finances de l'époque, qui a quitté son poste depuis. Des manoeuvres souterraines que dénonce aujourd'hui le Premier ministre Donald Tusk : 'Dans le cas présent, nous parlons d'une tentative de coup d'Etat, ou d'une tentative de renverser le gouvernement par des moyens illégaux. Je ne prendra pas de décision politique avec le matériel dont je dispose pour l'instant. Je veux d'abord clarifier cette affaire et maintenir la stabilité de l'Etat'. L'opposition a saisi l'occasion pour demander la démission du gouvernement, faute de quoi une motion de censure serait déposée. Certains suggèrent que l'enregistrement serait l'oeuvre des services secrets russes, afin de déstabiliser la Pologne sur fond de crise russo-ukrainienne.
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L'ancien dirigeant communiste polonais est décédé dimanche à l'âge de 90 ans. Ses cendres ont été inhumées ce vendredi au cimetière militaire de Varsovie. La cérémonie a été perturbée par des manifestants hostiles au général. Massés le long du cortège, ils ont brandi des photos de personnes tuées sous le régime communiste. Le rôle du général Jaruzelski à la fin des années 80's reste encore un sujet controversé. A-t-il ou non oeuvrer à la transition démocratique dans son pays ? L'ancien président Aleksander Kwasniewski s'est exprimé lors des funérailles pour rendre hommage au défunt. 'Il nous a épargné une intervention étrangère ou une guerre fratricide', a-t-il commenté. Wojcieh Jaruzelski est décédé des suites d'un cancer. Ses ennuis de santé l'avaient rendu inapte à être jugé pour la répression des manifestants dans les années 70 et 80.
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Remaniement ministériel en Pologne. Le Premier ministre Donald Tusk a nommé un nouveau ministre de l’Economie en la personne de Mateusz Szczurek, il est, à 38 ans, le plus jeune homme à occuper...
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Les syndicats polonais entament 72 heures de manifestation à Varsovie ce mercredi. Ils s’installent devant le Parlement jusqu’au grand défilé prévu samedi pour protester contre la réduction...
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