Agé de 29 ans, Thomas Le Drian, le fils du ministre de la Défense, a été nommé au comité exécutif de la Société nationale immobilière (SNI). Le journal Libération a remis en cause ce lundi ses compétences pour exercer cette fonction.

Capture d'écran / groupeSNI.fr

Une nommination qui dérange. Thomas Le Drian, 29 ans et fils du ministre de la Défense, a été nommé début janvier au comité exécutif  de la Société nationale immobilière (SNI). Ce dernier est présenté sur le site Internet du premier bailleur social français comme chargé de mission auprès du président du directoire, André Yché. Mais selon un article du quotidien Libération, ce titre ne serait pas à la hauteur de son curriculum vitae.

"J'avais besoin d'une sorte de secrétaire"

Diplomé en 2008 de l'Institut supérieur du commerce (ISC), une école de commerce qualifiée de "moyenne" par Libération, Thomas Le Drian a déjà fait "grincer quelques dents" pour les m^mes raisons, avait souligné fin décembre Médiapart. En novembre 2012, il avait été recruté au cabinet de Jean-Pierre Jouyet, directeur général de la Caisse des dépôts (CDC), qui détient d'ailleurs 100 % du groupe SNI.

André Yché, interrogé lundi par Le Monde, a démenti tout traitement de faveur. Le président du directoire de la SNI a en effet estimé que les affirmations du journal Libération étaient "désagréables pour l'intéressé car cela remet en cause sa compétence professionnel". De plus, il a précisé que Thomas Le Drian ne fait pas partie du directoire de la SNI mais de son comité excutif, organe qui "n'est pas un lieu de gouvernance". "Sa présence est liée à ma récente nomination comme référent logement de la Caisse des dépôts (...) j'avais besoin d'une sorte de secrétaire général pour organiser les réunions du comité, rédiger les procès-verbaux", a ajouté André Yche.

Des similitudes avec l'affaire Jean Sarkozy ?

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D'après Libération, André Yché se serait servi de cette nomination pour conforter sa fonction de président du directoire de la SNI. Avec le retour de la gauche au pouvoir, cet homme libéral aurait "beaucoup craint" pour son fauteuil. Certains comparent déjà cette affaire à la polémique liée à la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'établissement public pour l'aménagement de la région de la Défence (Epad) en novembre 2009.

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