Dans une enquête du Journal du Dimanche publiée ce dimanche 18 juin, le candidat malheureux de la présidentielle 2017 François Fillon s'est livré sur les révélations qui ont entaché sa campagne électorale.

Un temps le candidat Les Républicains à la présidentielle 2017 avait accusé un supposé cabinet noir de l'Élysée. Dorénavant, François Fillon n'est plus très sûr. Mais il n'a pas dit son dernier mot : "J'ai envie de savoir d'où c'est venu et comment ça s’est passé", déclare-t-il dans les pages du Journal du Dimanche (JDD) de ce 18 juin. "Ça", fait référence aux différentes révélations du Canard enchaîné qui deviendront au fil des mois le Penelope Gate. "Ca", définit ce qui, selon l'entourage de l'ancien Premier ministre, a fait perdre l'élection présidentielle à la droite.

Si François Fillon ne porte, pour le moment, aucune accusation, il est certain que quelqu'un a "guidé la main" des journalistes du journal satirique. Le candidat à l'élection présidentielle a tout de même trois pistes. "Le pouvoir; quelqu'un de mon camp; un autre personnage extérieur à la politique", livre-t-il au JDD.

"Je parlerai, mais c'est trop tôt"

Comme le précise le JDD, François Fillon accuse encore le coup la défaite du dimanche 23 avril 2017. Celle du premier tour de la présidentielle où le candidat Les Républicains est arrivée en troisième position avec 20,01% des suffrages. Mais il l'affirme : "Un jour, je parlerai, mais c'est trop tôt".

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Le Penelope Gate regroupe toutes les révélations du Canard enchaîné sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon, l'épouse de l'ancien Premier ministre, et de deux de ses enfants, comme assistants parlementaires à l'Assemblée nationale et au Sénat. Ainsi qu'à la Revue des Deux Mondes pour Penelope Fillon. Convoqué par la Justice en mars 2017, François Fillon avait été mis en examen pour "détournement de fonds publics" et "abus de biens sociaux". Après cette convocation, les juges avaient élargi leur enquête à des soupçons d'escroquerie aggravée et de trafic d'influence.

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