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A Kiev, de nombreux Ukrainiens ont accueilli avec beaucoup de déception, voire de l'inquiétude, le non du référendum néerlandais à l'accord d'association entre leur pays et l'Union européenne.Un résultat considéré par beaucoup, ici, comme une défaite. 'C'est une grande déception, peut-être la plus grande de ces dernière années, explique l'analyste politique Yriy Panchenko. L'Ukraine et les Pays-Bas doivent désormais chercher un moyen qui permettrait à la fois de conserver cet accord d'association et fasse en sorte que l'Union européenne écoute les points de vue des électeurs.' ''Je suis très triste parce que la polique a nui au destin de notre pays, explique cette Ukrainienne. Mon avenir, ma famille, mon pays seront peut-être en danger à cause de cela.'' Porochenko : ce non n'est pas un 'obstacle' au rapprochement vers l'UE En visite au Japon, le président ukrianien Petro Porochenko a tenu, de son côté, à minimiser le résultat de ce référendum : 'Quelles que soient les circonstances, nous allons continuer à mettre en oeuvre l'accord d'association avec l'Union européenne, y compris l'accord de libre-échange, et l'Ukraine va poursuivre son rapprochement vers l'Union européenne.' Dans un communiqué, le président ukrainien estime que le non des électeurs néerlandais est avant tout dirigé contre l'Europe.
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Si l'on parle beaucoup du référendum du 23 juin prochain en Grande-Bretagne, celui qui se joue, ce mercredi aux Pays-Bas, beaucoup plus discret, est pourtant très symbolique aussi et périlleux pour l'Europe. Officiellement, il s'agit de voter oui ou non à l'accord d'association entre l'Union européenne et l'Ukraine, datant de plus d'un an. Cet accord entre Bruxelles et Kiev est entré en vigueur en janvier 2015 concernant son volet politique et en 2016 pour le pan commercial, après avoir été ratifié par les 28 membres de l'Union. Souvenons-nous, il était signé en mars 2014, au terme d'une révolution en Ukraine qui déboucha sur une guerre. Pourtant, ce 21 novembre 2013, c'est pacifiquement que les Ukrainiens de Kiev, pro-européens, étaient descendus dans la rue pour protester contre la décision de leur gouvernement d'alors, de ne pas signer cet accord comme cela était prévu. Traumatisés par le crash du MH17 en Ukraine, en juillet 2014, dont la majorité des victimes venaient des Pays-Bas, les Néerlandais, qui attribuent ce drame aux forces pro-russes, n'ont a priori rien contre les Ukrainiens et l'on aurait pu penser qu'ils seraient enclins à dire oui à l'accord avec l'Union européenne. Mais c'était sans compter une coalition politique éclectique dans laquelle on retrouve, bien sûr, le fer de lance du populisme néerlandais, Geert Wilders, qui a recueilli les 300 000 signatures nécessaires à l'organisation d'une consultation populaire, même à posteriori. Le rejet de l'Europe, c'est le credo de l'extrême droite. Et les Pays-Bas n'en sont pas à leur coup d'essai. En 2005, sous l'impulsion déjà des partis europhobes ou eurosceptiques, il rejetaient par voie de référendum le projet de constitution européenne, dans la foulée des Français. 11 ans plus tard, la crise des migrants, l'austérité drastique imposée par le gouvernement, une croissance en berne, la baisse du pouvoir d'achat ont alimenté l'euroscepticisme. A travers ce vote, ce mercredi, c'est donc l'Europe avant tout qu'ils visent et veulent sanctionner, laquelle pourrait sortir encore affaiblie par un nouveau camouflet.
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Contre toute attente, alors que les sondages donnait le parti pour la Liberté en tête, les électeurs néerlandais lui ont infligé un cuisant échec. Les estimations de sorties des urnes le placent quatrième, derrière les Centristes de D66, les Chrétiens-démocrates et les Libéraux. Il ne serait crédité que de 12,2% des voix. Sur le visage fatigué de Geert Wilders se lisait la déception : 'mes amis, merci pour ces applaudissements. Je peux seulement dire que vous et moi, nous nous sommes battus comme des lions. Et honnêtement, ce que dit ce sondage de sorties des urnes est décevant. Ne compliquons pas les choses, les résultats, qui devraient se rapprocher de ces estimations, sont décevants. Apparemment nous allons passer de cinq sièges au Parlement européen à trois sièges'. A trop critiquer l'Europe, Geert Wilders aurait-il contribué au manque de mobilisation de ses partisans ? Sans doute. Le taux de participation s'est élevé à 37%, comme en 2009, mais les europhiles se sont rendus aux urnes. Cette défaite ne devrait toutefois pas entamer la montée des populistes et eurosceptiques ailleurs en Europe.
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