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L'Europe est soulagée par la victoire de Mark Rutte. Le résultat de l'extrême droite était particulièrement attendu, avant d'autres élections majeures en France puis en Allemagne cette année. Congratulations to my friend markrutte for his clear victory yesterday night. Laten we samen bouwen aan een sterk #Europa! pic.twitter.com/euckESZkoo- Jean-Claude Juncker (JunckerEU) 16 mars 2017 Antonio Tajani, président du Parlement européen, veut en tirer les leçons : 'Vous avez vu aux Pays-Bas ils n'ont pas gagné. Pourquoi ? Parce que le Premier ministre a donné des réponses concrètes aux citoyens, il faut travailler pour répondre aux citoyens. Il faut regarder les intérêts des citoyens.' En Allemagne où le parti populiste Alternative pour l'Allemagne gagne du terrain, et pourrait entrer au Bundestag dans six mois à l'issue des législatives, Angela Merkel est soulagée : 'Les Pays-Bas sont notre partenaire, ami, voisin. Je suis très contente de la forte participation qui a conduit à ce résultat pro-européen. C'est un très bon jour pour la démocratie.' Le président français François Hollande a évoqué 'une nette victoire contre l'extrémisme'. Avec en tête bien sûr la présidentielle le mois prochain, et la montée du Front national. Le parti d'extrême droite de Marine Le Pen a salué ce succès. Pays-Bas : le frontiste Nicolas Bay loue le "succès" de Geert Wilders aux législatives https://t.co/Qyqi8ST3Ne pic.twitter.com/QFo7wcmLaf- Libération (@libe) 16 mars 2017 Reste à savoir si le scénario néerlandais se répètera en France.
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C'est un sentiment de soulagement qui traverse les gouvernements européens confrontés à la montée des nationalismes. Le Premier ministre libéral néerlandais Mark Rutte a remporté les élections législatives et repousse ainsi le défi représenté par l'islamophobe et europhobe Geert Wilders. Après le Brexit et la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, Mark Rutte estime que les Pays-Bas ont dit 'stop au populisme de mauvais aloi'. Toutefois le parti de Geert Wilders a tout de même progressé à l'issue de cette campagne. Comment l'Europe doit-elle analyser ce vote alors que des élections se profilent en France et en Allemagne? Damon Embling a interrogé notre envoyé spécial à La Haye, James Franey Damon Embling : " Comment interpréter ce scrutin?" James Franey : " Beaucoup de personnes sont soulagées en Europe par le fait que Geert Wilders ne soit pas arrivé en tête. Mais il faut faire preuve de prudence car il a progressé et sa ligne politique a attiré plus d'un million de votes. On parle d'un Etat membre fondateur où les propositions d'interdiction du Coran et de la fermeture des mosquées se sont révélées très populaires auprès de secteurs clefs de l'électorat. Mais je pense qu'il est encore trop tôt pour évoquer la fin d'un effet domino comme l'a évoqué ces derniers jours Mark Rutte. Il faut maintenant attendre. " Dicter la campagne Damon Embling : " Geert Wilders n'a pas eu la victoire retentissante qu'il espérait, mais il a tout de même progressé. A partir de maintenant dans quelle direction vont se diriger les Pays-Bas? " James Franey : " La vraie victoire de Geert Wilders est d'avoir dicté la campagne ces dernières semaines et ces derniers mois. Le Premier ministre, Mark Rutte, s'est montré à droite sur les questions d'immigration et les relations avec la Turquie. Geert Wilders a vraiment mené les thèmes de campagne depuis le début. Alors où vont les Pays-Bas maintenant? Il faut attendre de voir la couleur de la prochaine coalition. Rien n'est certain et cela pourrait prendre encore plusieurs semaines. Il y a des rumeurs d'une coalition vers la gauche avec le parti écologiste, emmené par Jesse Klaver. Les discussions vont se dérouler pendant les prochaines semaines. Il faut maintenant attendre. " Signal symbolique Damon Embling : " Louise Hoon, vous suivez la politique européenne et l'euroscepticisme à la VUB, l'Université libre de Bruxelles. Quel message les électeurs néerlandais envoient-ils au reste de l'Europe à l'issue de ces élections? " Louise Hoon : " D'une perspective européenne, c'est interprété très clairement comme un non au populisme et donc qu'une nouvelle pièce du domino ne tombera pas. C'est un signal fort vers l'Allemagne et la France et je pense que cela marche. Symboliquement c'est un grand signal. Mais d'un autre côté il faut regarder cette issue selon la perspective du système électoral néerlandais où il y a une très forte part de proportionnelle et donc une campagne entre deux candidats ne peut pas se produire. Je veux dire qu'il n'y a pas de grand vainqueur et de grand perdant avec ce système. Ce n'est pas un système comme en France où cela se termine par une campagne entre deux candidats. Donc ces résultats doivent être interprétés selon cette perspective. " Damon Embling : " Les yeux sont maintenant tournés vers les élections françaises et allemandes. Qu'est-ce que ces résultats néerlandais représentent pour les formations populistes en France et en Allemagne ? " Louise Hoon : " Je pense qu'il faut faire très attention. Comme je l'ai dit c'est aussi un effet du système électoral néerlandais. Et je pense que si cela s'était terminé par une campagne entre Wilders et Rutte, l'issue aurait pu être complètement différente. Je pense aussi que ces élections ont montré que les thèmes de l'identité, de l'immigration, de l'intégration européenne, ont été au coeur de la campagne pour tous les partis. Même pour les partis progressistes et tolérants. Les Verts ont fortement progressé alors que le Parti travailliste qui a un profil centré sur les anciennes questions, comme les questions économiques, a pratiquement disparu aux Pays-Bas. Je pense que c'est une indication pour les prochaines campagnes et je pense qu'elles seront centrées sur l'immigration, la crise des réfugiés et l'Europe. Cela veut dire que les candidats populistes comme Marine Le Pen ou Alternative für Deutschland, dont c'est le coeur du discours politique, vont avoir des positions fortes lors des ces campagnes. "
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Après les élections aux Pays-Bas, quel est le sentiment, quelles sont les attentes ? Notre correspondant James Franey a interviewé Wiert Duk, journaliste politique pour le quotidien Algemeen Dagblad. Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Ce n'était pas une bataille entre Geert Wilders et Mark Rutte, mais nous sommes dans un pays de coalition où les partis doivent nouer des alliances pour gouverner, et c'est exactement ce qu'il va se passer désormais. Même si le parti de Wilders avait terminé en tête, Wilders, lui, aurait été écarté du gouvernement. Ensuite, il y a quelque chose que les Néerlandais, ceux qui n'ont pas voté pour Wilders, ont voulu exprimer, c'est qu'il est possible de stopper la révolte populiste en Europe. Car,après le Brexit et Donald Trump, beaucoup de gens pensaient que les Pays-Bas allaient être le troisième domino à tomber sous l'effet du mouvement populiste. Or, ce mouvement a été stoppé en Hollande. A voir maintenant, si ce sera le cas aussi en France et en Allemagne. C'est autre chose.' James Franey, euronews : Que va faire Geert Wilders désormais ? Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Il y a un avenir pour lui mais probablement dans l'opposition. Sa campagne électorale a été désastreuse, il a été invisible. Il aurait pu arracher la victoire, mais il n'y est pas parvenu. Donc il doit se poser la question : a-t-il vraiment envie de gouverner ? Visiblement, il aime influencer le débat depuis la ligne de touche, et il pourrait le faire pendant longtemps. Et c'est vrai qu'il a influencé le débat car les partis traditionnels comme les chrétiens-démocrates, mais aussi les libéraux du VVD, ont adopté des positions plus dures, plus fermes que d'habitude sur des thèmes comme l'immigration et l'islam. Donc oui, Wilders a une influence, mais je pense qu'il est condamné à rester sur la touche pour les prochaines années.' James Franey, euronews : Comment expliquer cette division de la gauche aux Pays-Bas. Les sociaux-démocrates du Parti du travail ont été complètement balayés, et on assiste à l'ascension de 'Groenlinks', la gauche verte. Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Les sociaux-démocrates en Europe sont en crise depuis un certain temps. Et en Hollande, ils sont arrivés à l'apogée de cette crise. Il y a deux scénarios possibles pour eux : soit, ils font leur retour dans quelques années, soit ils seront remplacés par ce mouvement de la Gauche verte composé de jeunes qui ont désormais en Jesse Klaver un leader très puissant et charismatique, qui a fait une excellente campagne. James Franey, euronews : Peut-on assister à la montée ''d'un nouveau mouvement populiste, mais à gauche ? Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Jesse Klaver n'est pas populiste bien sûr, mais on dirait un populiste anti-populiste. Il utilise les méthodes et le style des populistes et cela lui a plutôt réussi. Donc oui, je crois qu'à gauche, les jeunes ont besoin d'une personnalité comme Jasse Klaver. Il pourrait jouer un rôle majeur.
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Les marchés actions européens ont clôturé dans le vert, soutenus par la décision de la Fed de relever ses taux d'intérêt et le résultat des élections législatives aux Pays-Bas. Le CAC 40 a gagné 0,56 % et l'Euro Stoxx 50 a grimpé, lui, de 0,70 %. La Fed anticipe toujours trois hausses de taux au total cette année, alors que les marchés pouvaient redouter une accélération. 'Les marchés sont détendus d'abord parce que les Néerlandais ont voté pour l'Europe. Je suis convaincu que les Français vont voter de la même manière. L'autre raison, c'est que la hausse des taux est intervenue comme prévu. Elle serait le signe d'une économie américaine qui va mieux que prévu. C'est pourquoi une hausse des taux est acceptable. Mais le plus important, c'est que Janet Yellen a assuré que personne ne devrait craindre une hausse prochaine des taux', estime Robert Halver, analyste économique chez Baader Bank. Du côté des valeurs, à la Bourse de Paris, Renault a accusé pour la seconde séance consécutive la plus forte baisse du CAC 40 : - 3,55 %. Le groupe est soupçonné par la Répression des fraudes d'avoir mis en place des 'stratégies frauduleuses' depuis plus de 25 ans pour fausser des tests d'homologation de certains moteurs.
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'Merci la Hollande ', peut-on lire sur les pancartes. Devant le parlement néerlandais à La Haye, ces citoyens qui manifestent sont soulagés. L'extrême-droite n'a pas bouleversé le paysage politique, le raz-de-marée Wilders n'a pas eu lieu. Les journaux néerlandais célèbrent la victoire (ou la non-défaite) du Premier ministre libéral Mark Rutte aux législatives d'hier. #PaysBas pic.twitter.com/7pfG9Vb10k- VoxEurop (@VoxEuropFR) March 16, 2017 La joie en revanche se lit sur le visage du Premier ministre Mark Rutte, lorsqu'il retrouve son équipe au lendemain d'une nuit de fête. Le parti libéral obtient 33 sièges. Mark Rutte s'est proposé pour mener les négociations pour former la coalition, elles ont commencé, et pourraient durer des mois : 'Je suis fier, mais on a une grande responsabilité, dit Mark Rutte, tout sourire. Notre parti est en tête, mais avec le moins de sièges de l'histoire. Mais notre parti en tête en 2010, avait moins de députés encore, alors on a l'expérience.' Champagne malgré tout pour le Parti de la liberté de Geert Wilders. Avec 20 sièges, le score du député controversé est bien loin derrière les 36 sièges crédités dans les sondages, mais aussi derrière son record de 24 sièges en 2010 : 'Quand nous avons lancé le parti il y a 12 ans, remarque Geert Wilders, nous n'imaginions pas que nous pourrions devenir la seconde formation des Pays-Bas. Laisser derrière tous les partis à l'exception du parti libéral, avec un demi-million de voix, c'est une grande victoire.' Le parti du Premier ministre doit s'allier au moins avec trois autres formations pour former une coalition. S'il exclut catégoriquement Geert Wilders, Mark Rutte pourrait choisir les chrétiens-démocrates du CDA et les progressistes de D66. Les écologistes qui ont triplé leur score pourraient être la troisième option. La position ferme de Mark Rutte face à la Turquie pourrait lui avoir apporté des voix. #PaysBas "Rutte et le fasciste Wilders, c'est la même mentalité", selon la Turquie https://t.co/pVFwEyqYLs pic.twitter.com/rKY9rC7EC4- Le Soir (@lesoir) March 16, 2017
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Le coude-à-coude attendu entre Mark Rutte et Geert Wilders ne s'est pas produit. Quels ont été les enjeux de ces élections considérées comme un baromètre des scrutins à venir en France et en Allemagne sur fond de montée du populisme ? L'analyste Matthijs Rooduijn répond aux questions de notre envoyé spécial James Franey. 'Le grand vainqueur de ce scrutin est le conservateur libéral Mark Rutte. Ce qui l'a énormément aidé, c'est qu'il a incorporé du nationalisme d'extrême droite de Geert Wilders dans son discours. Il y a aussi, bien sûr, le clash avec la Turquie qui l'a sans doute aidé parce que ça lui a permis de se poser en leader fort. Un autre gagnant serait le parti écologiste de gauche, qui a quadruplé son nombre de sièges. Ce parti envoi un message opposé à celui de Geert Wilders. Il est pro-Europe, il veut aider les réfugiés, il est pro-immigration, c'est exactement le contraire. Les grands perdants sont les sociaux-démocrates qui ont gouverné ces quatre dernières années. Il semblerait que les électeurs ne soient pas satisfaits du résultat. Le parti a enregistré le pire de ses scores aujourd'hui. Mark Rutte, le Premier ministre, a dit vouloir stopper l'effet domino populiste, y est-il arrivé interroge notre journaliste ? Il a dit qu'il voulait stopper l'effet domino qui consisterait en un printemps patriotique en Europe, après 2016, année du Brexit et de la victoire de Donald Trump. Reste à savoir si 2017 sera l'année du patriotisme en Europe continentale. Aux Pays-Bas, premières législatives de l'Union, Geert Wilders n'a pas obtenu la victoire qu'on lui prédisait il y a quelques semaines. Mais il a influencé de nombreux autres partis qui sont devenus plus nationalistes. Au final, il y a plus de nationalisme dans la société néerlandaise. Ce pourrait être une bonne nouvelle pour Marine Le Pen.
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La question de l'identité, des valeurs néerlandaises, a été au coeur de la campagne électorale aux Pays-Bas. Euronews s'est rendu à Schilderswijk, un quartier de La Haye, l'un des plus multiculturels du pays. 85 % de la population y est issue de l'immigration. Beaucoup d'habitants du quartier sont les enfants des fameux 'travailleurs invités,' qui ont afflué de Turquie, du Maroc, d'Indonésie, du Suriname lors du boom économique d'après-guerre. Ceux que nous avons rencontrés n'acceptent plus la rhétorique anti-immigration de Geert Wilders, qui a été en tête des sondages pendant des mois. C'est le cas de ce commerçant : 'Nous avons besoin d'un parti qui rassemble et non qui divise. Aujourd'hui, les gens sont réduits à des étiquettes, des groupes : ils sont Musulmans, Néerlandais, Surinamais. Il sont jaunes, noirs, marrons. Nous vivons tous dans ce pays. Nous pouvons nous battre les uns contre les autres mais, au final, nous devons travailler ensemble. S'il n'y a pas un parti qui défend ces valeurs, eh bien, j'ai peu d'espoir de voir un jour une belle nation.' Ce commerçant turco-néerlandais redoute les conséquences d'une victoire de l'extrême-droite : 'Imaginez que Wilders remporte l'élection. Tous les Corans sont interdits, toutes les mosquées fermées. Je suis citoyen néerlandais. Il veut m'expulser du pays si je fais quelque chose de mal, ce que je ne ferai pas. Mais il veut m'expulser. Pourquoi ? J'ai un passeport néerlandais. On ne va pas m'expulser, je vis ici. Ce qu'il propose n'est pas applicable. Il ne fait que parler et tweeter de choses qui font que les gens se regardent ensuite différemment. Soyons tout simplement gentils les uns envers les autres.' Dans le quartier, les musulmans se sentent stigmatisés. Cette Surinamaise dénonce à son tour la rhétorique anti-islam de Geert Wilders : 'Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. Il y a des gens qui font de bonnes choses, qui font de leur mieux. Ce qu'il dit sur les musulmans, je n'aime pas ça. Il ne peut pas dire ça. Un appel à la tolérance et au respect de la diversité. C'est aussi le message que lance cet homme, originaire du Maroc. 'Je pense qu'il est bon de vivre ensemble, de continuer à vivre ensemble. On vit ici depuis 50 ans. Mon fils et mes petits enfants ont grandi ici et ils sont habitués à vivre ici. D'un coup, quelqu'un arrive et dit qu'on doit partir. Nous sommes juste des personnes. Et nous faisons de bonnes choses aux Pays-Bas. Tout cela est injuste. Nous venons tous d'Adam et Eve, nous sommes tous humains.
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Les Néerlandais se rendent nombreux dans les bureaux de vote. Avant 14h, un tiers des électeurs avait déjà voté, pour une journée de législatives cruciale, pas seulement pour cette nation mais aussi pour l'Europe. L'Union européenne entre dans une zone de turbulences avec les élections générales aux Pays-Bas de ce mercredi https://t.co/DUbYKpW6vn- l'Opinion (@lopinion_fr) 15 mars 2017 Après le Brexit et la victoire de Donald Trump, les yeux sont tournés vers ce pays, baromètre du populisme et de l'extrême droite sur le continent, représentés par le PVV de Geert Wilders. 'C'est une journée très intéressante, remarque Geert Wilders, il y a beaucoup de choses en jeu et j'espère que nous allons gagner, mais que l'on gagne ou pas, on aura marqué cette élection. Il y a du soleil, alors j'espère que beaucoup de gens iront voter, c'est la chose la plus importante pour la démocratie et j'espère que ça marchera pour mon parti mais attendons de voir.' Qui est Geert Wilders ? Son portrait par lauremandeville https://t.co/eThCd3vxJ7 #Netherlands pic.twitter.com/RtGZ7eEefQ- Figaro Inter (Figaro_Inter) 15 mars 2017 Geert Wilders et son Parti pour la Liberté est au coude à coude avec le parti libéral-démocrate du Premier ministre. Mais si Geert Wilders l'emporte, faute d'alliés, il ne pourra pas former un gouvernement de coalition. 'Un grande démocratie comme les Pays-Bas a une chance de renverser ce jeu de dominos du populisme, déclarait Mark Rutte au moment de voter, mais il y a un risque que nous nous reveillions jeudi matin en voyant Geert Wilders à la tête du parti le plus fort.' Une victoire de l'extrême-droite sera un signe encourageant pour son allié du Front national français, à quarante jours du premier tour de la présidentielle en France. Élections #Pays_Bas Plus réalistes que les Français, les Néerlandais ? : là-bas, c'est une poubelle qui fait office d'urne... pic.twitter.com/MnWae1Fdm1- Contribuables (@contribuables) 15 mars 2017
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Hier encore, un grand nombre d'électeurs se disait indécis pour ce scrutin marqué par d'importantes tensions avec la Turquie. Un scrutin d'autant plus crucial qu'il pourrait donner le ton pour les autres élections à venir en France et en Allemagne.... Après avoir fait la course en tête, le populiste Geert Wilders semble avoir perdu de son élan. Il a affronté hier soir les autres candidats lors d'un débat tendu 'L'année dernière, il y a eu toutes ces attaques en Allemagne et en Europe. [...] Ce n'est pas seulement le djihad qui est dangereux, c'est l'islam en tant que tel. Plus on regarde ailleurs, plus l'islam s'assurera que les Pays-Bas n'existent plus en tant que monde occidental libre. Et l'on ne devrait jamais laisser ça arriver'. Un peu plus tôt dans la journée, le chef du gouvernement sortant, le libéral Mark Rutte faisait campagne à La Haye en s'opposant fermement à la sortie de l'Union européenne 'Pas de Nexit. Je veux garder ce pays en sécurité, stable et prospère. Cela signifie être membre d'organisations internationales, comme l'OTAN et l'Union européenne qui fournissent de nombreux emplois dans le commerce. Un million et demi d'emplois sont directement liés au marché unique.' Quel que soit le vainqueur, aucun des 28 candidats ne devrait obtenir de majorité absolue. La formation d'une coalition pourrait prendre plusieurs semaines.
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Aux Pays-Bas, Jesse Klaver est volontiers présenté comme le Justin Trudeau néerlandais. A la tête des écologistes, ce député aux origines marocaine et indonésienne propose un discours très différent de ses principaux rivaux aux élections législatives. Il se pose en contre exemple du populiste Geert Wilders. " Je pense que nous sommes toujours un pays tolérant. (...) Beaucoup de personnes qui votent pour Geert Wilders ne sont pas racistes, ils sont tolérants. Ils sont seulement inquiets pour leur quotidien. Ils sont inquiets pour leur avenir ", explique Jesse Kalver. Il pourrait se retrouver au lendemain des élections dans la peau du faiseur de roi. Le Parti travailliste néerlandais semble en perte de vitesse dans les sondages. Il payerait sa participation à la coalition gouvernementale et sa politique de rigueur. Selon les projections, les Verts pourraient obtenir entre 16 et 18 sièges contre 4 actuellement. Jesse Klaver propose la mise en oeuvre de taxes écologiques. Ses opposants dénoncent un programme qui brisera la croissance et affectera le coup du travail aux Pays-Bas. Mais ces accusations ne semblent pas enrayer la dynamique. Toutefois, faire des promesses est une chose. Mais comme le système électoral pousse à l'établissement de coalition gouvernementale, tenir ses engagements devient dès lors une autre affaire.
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Avec le nationalisme pour drapeau, Geert Wilders promet de rendre les Pays-Bas aux Néerlandais, un pays qui serait, à l'en croire, otage de la bureaucratie bruxelloise et des élites politiques. Pourtant, le leader du Parti de la Liberté est un vieux routier de la politique. Geert Wilders siège au Parlement depuis vingt ans. Il fait campagne pour le non au projet de Constitution européenne en 2005. L'année suivante, il crée son parti le PVV, mouvement eurosceptique, anti-immigration et surtout anti-islam. Bouleversé par deux assassinats Il est bouleversé par l'assassinat en 2002 du populiste Pim Fortuyn, dont il est l'héritier politique direct, et deux ans plus tard, par le meurtre du réalisateur anti-islam Theo van Gogh. Au fil des ans, son ton se durcit. Il promet de ne pas se taire, malgré une condamnation pour discrimination l'année dernière après avoir promis 'moins de Marocains' aux Pays-Bas. En 2012, Geert Wilders, qui accuse l'Islam de discriminer les femmes, avait même osé critiquer publiquement la reine Beatrix parce qu'elle avait porté un voile en se rendant dans une mosquée au sultanat d'Oman. Il divise le pays Adulé ou détesté, il divise aujourd'hui un pays qui se targue d'une longue tradition de tolérance multiculturelle. Né en 1963 à Venlo, dans le sud-est des Pays-Bas, il grandit dans une famille catholique, entouré d'un frère et deux soeurs. Voici ce que son frère Paul disait récemment à Euronews sur l'élu de 53 ans qui veut interdire le Coran et fermer les mosquées : 'C'est mon frère et en même temps, je peux ne pas être d'accord avec ses idées. Mon frère n'est pas du genre 'vous êtes avec moi ou contre moi', il ne fait pas ce genre de distinction.' Pour certains, Geert Wilders est une figure isolée. Marié à une citoyenne hongroise, il n'a pas d'enfant. Et ses gardes de sécurité limitent strictement ses contacts avec le monde extérieur. 'Son monde est devenu très petit', assure son frère. 'Parlement, événements publics ou bien son propre appartement : il ne peut guère aller ailleurs' selon lui. #Rediff Geert Wilders, le tribun anti-islam qui ébranle les Pays-Bas https://t.co/ADNd6TsvP8 pic.twitter.com/0NGjvTALg8- Le Figaro (@Le_Figaro) 13 mars 2017 Geert Wilders : cinq choses à savoir sur l'homme qui veut conquérir les Pays-Bashttps://t.co/4m4Y3HDdWH par JCDesmonceaux pic.twitter.com/mdBoZYmMmz- Le JDD (leJDD) 13 mars 2017 Geert Wilders, itinéraire d'un populiste https://t.co/th9lvaGeUw- Cécile Ducourtieux (@c_ducourtieux) 13 mars 2017
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À deux jours du scrutin, le candidat anti-islam du Parti de la Liberté arrive en seconde position des sondages avec 13 % des intentions de vote. Il promet, s'il est élu, de fermer les frontières aux musulmans, d'interdire la vente du Coran et de fermer les mosquées. En tête des sondages, avec 16 % des intentions de vote, le Premier ministre sortant, Mark Rutte, met en garde contre une possible victoire de son adversaire populiste. Le libéral brigue pour sa part un troisième mandat. Le chef de file du parti social-libéral D66, Alexander Pechtold, pourrait lui faire de l'ombre. Lors du débat télévisé du 26 février dernier, c'est lui que les Néerlandais ont jugé le plus convaincant. Enfin le jeune leader écologiste Jesse Klaver pourrait lui aussi peser dans les urnes. D'origine marocaine, cet homme politique de trente ans est considéré par les analystes comme l'antithèse de Geert Wilders. Avec 28 candidats en lice, les résultats de l'élection de mercredi devraient être morcelés. La formation d'une coalition gouvernementale pourrait prendre plusieurs mois.
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Mark Rutte a 50 ans, il est né à La Haye, il est le chef du 'Parti populaire pour la liberté et la démocratie', le VVD, depuis 2006, et Premier ministre des Pays-Bas depuis le 14 octobre 2010. Issu du monde de l'entreprise, plus précisément des ressources humaines, il commence sa carrière politique dans les années 90. En 2002, il est nommé secrétaire d'État à l'Emploi et à la Sécurité sociale, et en 2004 secrétaire d'État à la Formation professionnelle et à l'Enseignement supérieur. C'est donc en 2010 qu'il remporte pour la première fois les législatives au moment ou l'économie du pays est dominée par les effets de l'austérité budgétaire. A l'époque, il n'exclut pas de former une coalition avec le parti d'extrême droite de Geert Wilders : ''Nous n'excluons aucun parti, aucun parti du tout. En même temps, il y a une énorme différence entre mon parti, le parti du Travail et le parti de la LIberté...' Mais une fois chargé de former le gouvernement par la Reine Beatrix, Mark Rutte dont le parti n'a pas eu les rênes du pays depuis 1948, se voit contraint de former une alliance minoritaire de centre-droit entre le VVD et les chrétiens-démocrates du CDA, appuyée par le Parti pour la liberté (PVV) de Wilders. Il n'a alors qu'un siège d'avance sur les travaillistes, et quand le PVV de Wilders lui retire son soutien en avril 2012 en raison de leur différend sur la réduction du déficit public, il démissionne et des élections anticipées sont organisées. Vainqueur de justesse du scrutin en septembre, il se voit à nouveau confier la tâche de former un gouvernement. De difficiles négociations s'engagent et Mark Rutte n'a d'autres choix que de s'allier avec ses éternels adversaires sociaux-démocrates du Parti du travail pour diriger le pays. La devise du nouveau cabinet est alors de 'construire des ponts'. A la tête du pays depuis, ce gouvernement peut se targuer d'avoir un bon bilan économique et c'est là-dessus qu'il s'appuie. Cependant, l'impact des mesures de rigueur a été important sur les classes populaires et moyennes, comme partout en Europe. La crise des réfugiés et la montée de l'euroscepticisme sont difficiles à gérer pour ce pro-européen qui se présente comme le candidat de la normalité. Mi-janvier, il a promis de ne pas former de coalition avec le chef du parti de l'extrême-droite Geert Wilders. Mais face à ce parti xénophobe qui le talonne, il semble avoir perdu ses repères et emprunte au populiste son propre langage, durcit le ton. Récemment, dans une lettre ouverte à tous les Néerlandais, il a évoqué le 'malaise grandissant' des 'gens de bonne volonté' à l'égard des étrangers qui 'refusent de s'adapter'. Et il a invité 'les personnes qui refusent de s'adapter, critiquent nos habitudes et rejettent nos valeurs' à agir normalement ou à partir', légitimant ainsi le discours de Wilders. Ik kies voor optimisme! pic.twitter.com/xJtaFCSzzD- Mark Rutte (@markrutte) 25 février 2017 Nul procent, Geert. NUL procent. Het. Gaat. Niet. Gebeuren. pic.twitter.com/ZC6Xb5peTu- Mark Rutte (@markrutte) 12 février 2017
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En attendant les résultats des élections générales du 15 mars, jetons un autre regard sur le très controversé leader néerlandais du PVV, Geert Wilders, celui qui veut fermer le pays aux musulmans, interdire le Coran et sortir de l'Union européenne, un personnage que l'on va tenter de comprendre par le biais d'une interview de son frère aîné Paul, 69 ans. Pour contextualiser la montée en puissance de Geert Wilders aux Pays-Bas, il faut se rappeler que l'ancien chef de file de l'extrême droite néerlandaise Pim Fortuyn a été assassiné en pleine rue en 2002, juste avant les élections législatives, et qu'en 2004, le réalisateur controversé Theo Van Gogh a été tué par un extrémiste islamiste d'origine marocaine. Depuis, Geert Wilders a fondé le PVV, le Parti pour la liberté, en 2006, et il vivrait avec sa femme dans un lieu tenu secret, coupé de son électorat. Récemment, Paul Wilders s'est exprimé sur son frère sur Twitter et dans la presse allemande et britannique. Il a aussi accepté de répondre aux questions de notre journaliste James Franey. 'Paul Wilders, vous êtes le frère aîné de Geert Wilders, merci d'avoir bien voulu nous rencontrer. Première question, si vous le permettez, comment était votre frère quand il était petit ?' 'Il était gâté, c'était un petit garçon pourri gâté. Il a vécu comme tous les gens jusqu'à ses 18 ans et son départ pour Israël. A son retour, il a travaillé pour le service social et il a constaté qu'il y avait beaucoup de bureaucratie, et à partir de ce moment-là, il a décidé qu'il voulait vraiment se démarquer, faire la différence.' 'Et quand a-t-il commencé à exprimer ses opinions à propos de l'Islam ? Je veux dire, avez-vous noté le changement ?' 'Il a vu une niche politique. Il s'est posé en opposant féroce à l'Islam, et très récemment à la Turquie et il a plutôt beaucoup de succès. Il a été la personnalité des Pays-Bas à prendre une posture tout à fait extrême, apportant des solutions faciles à des problèmes difficiles, que les gens recherchent.' 'Quel est le prix à payer pour la famille Wilders aux Pays-Bas ?' 'Ma famille a été menacée, j'ai été menacé. Ma vie a été en jeu à certains moments, j'ai été intimidé, je reçois des appels téléphoniques tout le temps, et pas des plus sympathiques. Donc, pour moi, son positionnement a eu un impact.' 'La dernière fois que vous et votre famille avez vu votre frère, c'était quand, et qu'avez-vous fait ?' 'C'était pour l'anniversaire de notre mère, c'était la dernière fois, jusqu'à ce que je le critique publiquement en décembre, après il a coupé les ponts. Je savais que cela pouvait arriver le connaissant. J'espérais sincèrement que cela ne se passe pas comme ça. Je n'en suis pas heureux, mais ce n'est pas à moi de décider pour lui.' 'Pensez-vous que la popularité de votre frère va durer ou qu'elle disparaîtra ?' 'La plupart des choses qu'il propose sont extrêmes, les lois devront être changées et cela prendra des années aux Pays-Bas. Donc, il décevra ses partisans et ses électeurs. Et il ne peut pas se le permettre. Au final, peu importe le résultat des élections, je crois, qu'il prendra la voie la plus facile, il va blâmer les autres.'
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C'est l'une des élections les plus regardées à la loupe en Europe en ces temps de montée du populisme. Les Pays-Bas s'apprêtent à renouveler leur parlement, d'où émergera un nouveau Premier ministre, et alors que les grands enjeux, comme partout, tournent autour de l'économie, c'est ici comme ailleurs, l'éventuel score de l'extrême droite qui inquiète. Incarné par Geert Wilders, l'homme aux cheveux blond platine depuis 11 ans, le Parti pour la Liberté talonne celui du Premier ministre avec 14 à 16 % des intentions de vote et monopolise l'attention des médias et les débats. Comme Marine Le Pen en France, Wilders est convaincu de profiter de la vague : 'Il y a des mouvements comme le mien en France, en Allemagne, en Autriche, en Italie, nous sommes devenus plus forts ces dernières années, avant même que Donald Trump soit élu.' Sauf que c'est loin d'être si simple. 28 partis sont en lice pour ces législatives du 15 mars. La particularité des Pays-Bas, c'est ce paysage politique éclaté, fractionné. 11 partis étaient représentés au parlement depuis 2012. Ils pourraient être 13 après ces élections. Et les grands partis traditionnels perdent de plus en plus de terrain. Les sondages donnent au PVV un score record, il pourrait doubler son nombre de sièges au parlement, mais en 2010, Wilders avait déjà obtenu 15,7 % des votes, avant de retomber à 10 % en 2012. Il n'a jamais eu la majorité suffisante au parlement pour gouverner seul, et n'a pas d'alliés possible, du moins pour l'instant. Son plus hostile adversaire est sans doute Mark Rutte, Premier ministre sortant du Parti libéral. Lui, surnage. Il paie le bilan mitigé de sa coalition avec les socialistes et la mise en place d'une politique d'austérité sévère qui a surtout touché les classes populaires et moyennes. Il est en tête, mais il a presque 10 points de moins qu'il y a 5 ans. Malgré tout, il se montre confiant : 'Aux Pays-Bas, il pourrait y avoir une phase particulièrement difficile après les élections, cela peut prendre un certain temps, mais nous formerons un gouvernement.' Les négociations pourraient en effet prendre des semaines, voire des mois, et les petits partis pourraient jouer un rôle important, tentant d'engranger des accords sur les grands thèmes de leur campagne. Après le 15 mars, pourrait naître une coalition de 5 partis ou même un gouvernement de minorité, ce qui est rare, mais pas sans précédent. Karneval works! Geert Wilders really irritated. https://t.co/LpefFe8ZOc pic.twitter.com/GnBMwD7HrQ- Rene Magritte (@ReneMatweet) 27 février 2017
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A Kiev, de nombreux Ukrainiens ont accueilli avec beaucoup de déception, voire de l'inquiétude, le non du référendum néerlandais à l'accord d'association entre leur pays et l'Union européenne.Un résultat considéré par beaucoup, ici, comme une défaite. 'C'est une grande déception, peut-être la plus grande de ces dernière années, explique l'analyste politique Yriy Panchenko. L'Ukraine et les Pays-Bas doivent désormais chercher un moyen qui permettrait à la fois de conserver cet accord d'association et fasse en sorte que l'Union européenne écoute les points de vue des électeurs.' ''Je suis très triste parce que la polique a nui au destin de notre pays, explique cette Ukrainienne. Mon avenir, ma famille, mon pays seront peut-être en danger à cause de cela.'' Porochenko : ce non n'est pas un 'obstacle' au rapprochement vers l'UE En visite au Japon, le président ukrianien Petro Porochenko a tenu, de son côté, à minimiser le résultat de ce référendum : 'Quelles que soient les circonstances, nous allons continuer à mettre en oeuvre l'accord d'association avec l'Union européenne, y compris l'accord de libre-échange, et l'Ukraine va poursuivre son rapprochement vers l'Union européenne.' Dans un communiqué, le président ukrainien estime que le non des électeurs néerlandais est avant tout dirigé contre l'Europe.
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Si l'on parle beaucoup du référendum du 23 juin prochain en Grande-Bretagne, celui qui se joue, ce mercredi aux Pays-Bas, beaucoup plus discret, est pourtant très symbolique aussi et périlleux pour l'Europe. Officiellement, il s'agit de voter oui ou non à l'accord d'association entre l'Union européenne et l'Ukraine, datant de plus d'un an. Cet accord entre Bruxelles et Kiev est entré en vigueur en janvier 2015 concernant son volet politique et en 2016 pour le pan commercial, après avoir été ratifié par les 28 membres de l'Union. Souvenons-nous, il était signé en mars 2014, au terme d'une révolution en Ukraine qui déboucha sur une guerre. Pourtant, ce 21 novembre 2013, c'est pacifiquement que les Ukrainiens de Kiev, pro-européens, étaient descendus dans la rue pour protester contre la décision de leur gouvernement d'alors, de ne pas signer cet accord comme cela était prévu. Traumatisés par le crash du MH17 en Ukraine, en juillet 2014, dont la majorité des victimes venaient des Pays-Bas, les Néerlandais, qui attribuent ce drame aux forces pro-russes, n'ont a priori rien contre les Ukrainiens et l'on aurait pu penser qu'ils seraient enclins à dire oui à l'accord avec l'Union européenne. Mais c'était sans compter une coalition politique éclectique dans laquelle on retrouve, bien sûr, le fer de lance du populisme néerlandais, Geert Wilders, qui a recueilli les 300 000 signatures nécessaires à l'organisation d'une consultation populaire, même à posteriori. Le rejet de l'Europe, c'est le credo de l'extrême droite. Et les Pays-Bas n'en sont pas à leur coup d'essai. En 2005, sous l'impulsion déjà des partis europhobes ou eurosceptiques, il rejetaient par voie de référendum le projet de constitution européenne, dans la foulée des Français. 11 ans plus tard, la crise des migrants, l'austérité drastique imposée par le gouvernement, une croissance en berne, la baisse du pouvoir d'achat ont alimenté l'euroscepticisme. A travers ce vote, ce mercredi, c'est donc l'Europe avant tout qu'ils visent et veulent sanctionner, laquelle pourrait sortir encore affaiblie par un nouveau camouflet.
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Contre toute attente, alors que les sondages donnait le parti pour la Liberté en tête, les électeurs néerlandais lui ont infligé un cuisant échec. Les estimations de sorties des urnes le placent quatrième, derrière les Centristes de D66, les Chrétiens-démocrates et les Libéraux. Il ne serait crédité que de 12,2% des voix. Sur le visage fatigué de Geert Wilders se lisait la déception : 'mes amis, merci pour ces applaudissements. Je peux seulement dire que vous et moi, nous nous sommes battus comme des lions. Et honnêtement, ce que dit ce sondage de sorties des urnes est décevant. Ne compliquons pas les choses, les résultats, qui devraient se rapprocher de ces estimations, sont décevants. Apparemment nous allons passer de cinq sièges au Parlement européen à trois sièges'. A trop critiquer l'Europe, Geert Wilders aurait-il contribué au manque de mobilisation de ses partisans ? Sans doute. Le taux de participation s'est élevé à 37%, comme en 2009, mais les europhiles se sont rendus aux urnes. Cette défaite ne devrait toutefois pas entamer la montée des populistes et eurosceptiques ailleurs en Europe.
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