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A l'appel de Marouane Barghouthi, un chef palestinien condamné à perpétuité pour terrorisme, près de 1100 prisonniers palestiniens détenus en Israël ont entamé lundi une grève de la faim. Ils réclament de meilleures conditions de détention mais mardi le ministre de la sécurité intérieure israélien a rejeté leur demande. Gilad Erdan a justifié sa décision au motif que les prisonniers étaient des assassins et des terroristes et qu'il n'était pas question de négocier. Manifestations à Gaza et en Cisjordanie en soutien aux prisonniers palestiniens en Israël qui ont entamé une grève de la faim #AFP pic.twitter.com/V6yL4LjqHi- Agence France-Presse (@afpfr) 17 avril 2017 Lundi à Gaza, quelque mille-cinq-cent Palestiniens ont manifesté leur soutien aux prisonniers et à leur leader incarcédé depuis 2002. A ce jour, 6500 Palestiniens dont 62 femmes et 300 mineurs sont actuellement en détention dans les prisons israéliennes. En Israël, plus de 1 000 prisonniers palestiniens en grève de la faim https://t.co/49NulR1FtN pic.twitter.com/Hjqlv7aFNV- la-croix.com (@LaCroix) 17 avril 2017 Selon une loi israélienne votée en 2015, l'administration pénitentiaire peut nourir de force des détenus en grève de la faim. Avec Agences
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Elles veulent briser le mur entre leurs deux populations et construire un pont à la place... Plusieurs dizaines de Palestiniennes et d'Israéliennes regroupées dans une ONG, The Parents Circle Families Forum, et ayant pour point commun d'avoir perdu un proche dans ce conflit ont manifesté vendredi à Jérusalem et dans ses environs. Puis elles ont symboliquement cassé un mur. 'Il y a beaucoup de haine et de susceptibilité entre les Israéliens et les Arabes, entre les musulmans et les juifs, a expliqué Ikhlas al-Shatiya, dont le père a été tué en 2004 par un colon israélien. C'est l'histoire qui veut cela. Mais nous pouvons aussi changer cela. Car nous partageons la même douleur. Et je ne souhaite à aucune Israélienne d'éprouver la tristesse d'avoir perdu son père comme moi je souffre d'avoir perdu le mien.' 'Nos larmes n'ont qu'une couleur', pouvait-on lire sur des banderoles. Les membres de cette ONG militent pour la mise en place d'un processus de réconciliation.
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Le coup de gueule de Mahmoud Abbas, et pour une fois dans le sens d'Israël. Le président de l'Autorité palestinienne s'en est pris aux groupes qui entraînent les jeunes Palestiniens dans la violence. Ces quatre derniers mois, des adolescents la plupart du temps, attaquent des Israéliens, et se font presque systématiquement tuer ensuite. 'Toute personne qui veut agir contre la sécurité en utilisant des explosifs, des armes ou en créant des cellules militantes où que ce soit sera arrêté, peu importe où il est. Ces mesures de sécurité ont été prises sur mes ordres.' Quelques heures plus tôt une jeune Palestinienne de 13 ans# s'était faite abattre. Sur ces images, son cadavre repose à l'entrée d'une colonie israélienne de Cisjordanie, où elle a tenté de poignarder un garde. Dans les territoires occupés, Mahmoud Abbas est très critiqué sur le fait qu'il lutte avec Israël contre cette nouvelle forme de violence. Israël de son côté accuse le Hezbollah libanais de recruter ces jeunes. Depuis début octobre, les forces israéliennes ont tué au moins 149 Palestiniens, dont 95 assaillants selon les autorités. Les autres sont morts pendant des manifestations violentes. Les attaques presque quotidiennes ont fait 25 victimes israéliennes, et une américaine.
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A Hébron ce matin, la tension est forte. Les jeunes Palestiniens affrontent les forces israéliennes. Un peu plus tôt, un adolescent a été abattu à un checkpoint, après qu'il a blessé un soldat israélien. Un professeur témoin du drame jure que le jeune n'était pas armé. Un autre Palestinien sera tué dans la matinée. Ce sont les énièmes incidents de ce type depuis quatre semaines, les violences ont fait 63 morts côté palestinien, la majorité des assaillants, et neuf côté israélien. Richard Lakin, 76 ans, est l'une de ces victimes israéliennes. Ce juif américain a succombé à ses blessures, deux semaines après l'attaque d'un bus à Jérusalem. Face à cette spirale de violence, Mahmoud Abbas, en tournée en Europe, a réclamé un mécanisme de protection internationale : 'Nous voulons votre protection. Nous voulons la protection du monde. Nous ne pouvons plus supporter toutes ces punitions et ces attaques menées par les colons israéliens et l'armée israélienne.' Le président Abbas était le deuxième président à intervenir lors de cette réunion extraordinaire du Conseil des droits de l'Homme à Genève, après la présidente du Chili en 2007.
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Un jour de fierté pour les Palestiniens. Ce sont les mots de Mahmoud Abbas, leur président, alors que le drapeau palestinien a été hissé cet après-midi pour la première fois au siège des Nations Unies à New York. La Palestine y bénéficie du statut d'Etat non membre, comme le Vatican d'ailleurs. Auparavant à la tribune de l'Assemblée générale, Mahmoud Abbas s'est fait l'auteur d'un long plaidoyer pour la reconnaissance de la Palestine comme Etat à part entière, tout en accusant Israël de ne pas respecter les accords passés : 'Aussi longtemps qu'Israël refusera de cesser la colonisation et libérer le quatrième groupe de prisonniers comme prévu dans nos accords, a déclaré Mahmoud Abbas, nous n'aurons d'autre choix que de dire que nous ne serons pas les seuls restant engagés dans l'application de ces accords (...) Quiconque cherche la paix et veut combattre le terrorisme doit commencer par chercher une solution au conflit palestinien'. L'ambiance est extrêmement tendue depuis plusieurs semaines dans les territoires palestiniens et à Jérusalem-Est sur l'Esplanade des Mosquées, où Israéliens et Palestiniens s'accusent mutuellement de provocations.
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Jamais Israël n'acceptera que ses soldats se retrouvent jugés par une cour internationale. C'est la réaction du Premier ministre Netanyahu, après l'offensive diplomatique des Palestiniens. L'Autorité palestienne veut adhèrer à la Cour pénale internationale, pour traîner en justice Israël. 'Nous ne permettrons pas que les soldats et les officiers de Tsahal soient traînés devant le tribunal de La Haye, dit Benjamin Netanyahu. Ceux qui doivent être poursuivis sont les dirigeants de l'Autorité palestinienne qui ont fait une alliance avec les criminels de guerre du Hamas.' Et Israël ne se contente pas de mots. En représaille à la demande palestinienne, l'Etat hébreu a gelé le versement de plus de 100 millions d'euros de taxes dues à l'Autorité palestinienne. 'Même sans cet argent, les Palestiniens ne lâcheront rien sur les questions cruciales : le droit d'être libre et indépendant, le droit au retour, le droit à un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale', dit Wassel Abu Youssef, membre de la direction palestinienne. Adhèrer à la Cour pénale internationale permettrait aux Palestiniens de citer à comparaître des dirigeants israéliens devant le tribunal de La Haye, pour les trois offensives lancées sur Gaza depuis 2008, ou encore pour l'occupation.
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Le représentant palestinien à l'ONU a transmis ce vendredi la demande d'adhésion à la Cour Pénale internationale. Ce document a été signé mercredi par le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Cette requête doit désormais être examinée par le secrétaire général des Nations Unies qui a deux mois pour avertir les Etats-membres de la CPI de la demande palestinienne. Une adhésion au tribunal de La Haye est censée permettre aux Palestiniens de poursuivre des dirigeants israéliens devant la justice internationale. La CPI a pour mission de poursuivre les auteurs de génocides, crimes contre l'humanité ou crimes de guerre.
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C'était une menace ancienne brandie par les Palestiniens : pouvoir poursuivre des responsables israéliens devant la justice internationale. Ce mercredi, Mahmoud Abbas a mis cette menace à exécution. Le président de l'Autorité palestinienne a en effet signé le statut de Rome , le document qui régit la Cour pénale internationale (CPI). Il souhaite ainsi que son pays adhère au Tribunal de La Haye, créé pour juger les auteurs de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre. 'Je signe ici afin de demander l'adhésion à la Cur pénale internationale, a-t-il commenté. Nous souhaitons pouvoir engager des poursuites. Nous sommes victimes d'agressions. Notre territoire est en proie à une agression', a estimé Mahmoud Abbas. Israël a aussitôt dénoncé cette décision. Même réaction de la part des Etats-Unis, allié traditionnel de l'Etat hébreu. L'adhésion à la CPI doit encore être entérinée dans les prochaines semaines. Cette initiative intervient au lendemain du rejet d'une résolution palestinienne à l'ONU. Le texte présenté au Conseil de sécurité prévoyait un délai d'un an pour aboutir à un règlement du conflit avec Israël. Il donnait ensuite deux ans au maximum aux Israéliens pour se retirer des territoires qu'ils occupent depuis 1967. Cette résolution a été rejetée, plusieurs pays ayant voté contre ou préférant s'abstenir. Plus de détails en cliquant ici.
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Le président de l'Autorité palestinienne a signé ce mercredi le statut de Rome, le document qui régit la Cour pénale internationale (CPI). Mahmoud Abbas souhaite ainsi que son pays adhère au tribunal de La Haye. L'idée, c'est de pouvoir poursuivre des responsables israéliens devant la justice internationale. Mahmoud Abbas met ainsi à exécution une menace ancienne. L'adhésion à la CPI doit encore être entérinée dans les prochaines semaines. Cette initiative intervient au lendemain du rejet d'une résolution palestinienne à l'ONU. Le texte proposé par les Palestiniens prévoyait un délai d'un an pour aboutir à un règlement du conflit avec Israël. Il donnait ensuite deux ans au maximum aux Israéliens pour se retirer des territoires qu'ils occupent depuis 1967. Cette résolution a été rejetée, plusieurs pays ayant voté contre ou préférant s'abstenir.
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Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a rejeté une résolution palestinienne sur un accord de paix avec Israël. Washington avait exprimé son opposition bien avant le vote. La résolution n'a recueilli que 8 voix pour sur les 9 nécessaires. Les Etats-Unis et l'Australie ont voté contre, et les Américains n'ont pas eu besoin d'utiliser leur veto. 'Cette résolution encourage les divisions et non un compromis. Elle pourrait être utilisée pour attiser le conflit qu'elle cherche justement à résoudre. Depuis des décennies, les Etats-Unis s'efforcent de parvenir à une fin définitive du conflit israélo-palestinien et nous restons impliqués pour parvenir à la paix que méritent les Palestiniens et les Israéliens. Deux Etats pour deux peuples avec une Palestine indépendante, souveraine et viable vivant côte à côte dans la paix et la sécurité avec un Israël juif et démocratique' a déclaré Samantha Power, l'ambassadrice américaine à l'ONU. Le texte prévoyait notamment un accord de paix d'ici un an et le retrait israélien des Territoires occupés avant fin 2017. 'Le résultat du vote d'aujourd'hui prouve que le Conseil de Sécurité dans son ensemble n'est clairement pas prêt à prendre ses responsabilités et à adopter une résolution globale qui nous permettrait d'aboutir à la paix et à une solution juste et pérenne basée sur le droit international' estime Riyad Mansour, l'ambassadeur palestinien à l'ONU. Un premier projet de résolution avait été présenté au Conseil il y a moins de deux semaines. Les Palestiniens l'ont amendé dans la précipitation pour échapper à un veto américain.
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30 octobre 2014, Stockholm reconnaît l'État palestinien et lance le débat au sein de l'Union Européenne. Avant la Suède, seuls Malte, Chypre et les pays du bloc soviétique l'avaient fait pendant la guerre froide. Pour la chef diplomatie suédoise, Margot Wallstrom, reconnaître la Palestine est un geste pour la paix. 'On espère vraiment que nous allons inspirer d'autres pays et injecter une nouvelle dynamique pour relancer le processus de paix' dit elle. Depuis la Suède, quatre parlements européens ont procédé à des votes non contraignants pour appeler à reconnaître l'État de Palestine. Il s'agit des parlements espagnol, britannique, français et irlandais. L'assemblée danoise devrait suivre l'exemple et voter en janvier une résolution réclamant la reconnaissance de la Palestine. Le nombre des pays ayant reconnu l'état palestinien en tant qu'État indépendant est allé croissant, hors du monde occidental jusqu'à la décision suédoise, pour atteindre aujourd'hui 135. 29 novembre 2012, une très large majorité des membres de l'Assemblée Générale des Nations Unies accorde à la Palestine le statut intermédiaire d'État observateur. Une décision critiquée par Israël et ses alliés pour qui seules des négociations israélo-palestiniennes peuvent aboutir à la reconnaissance de l'existence d'un état palestinien indépendant. C'est ce que pense encore aujourd'hui le prix Nobel de la paix 1994 et ancien Premier ministre israélien Shimon Peres. 'Nous avons besoin d'un État palestinien en son temps' dit il. 'Je pense que ce serait mieux que cela soit le fruit d'une négociation et non quelque chose d'imposé.' La position de l'Autorité palestinienne est d'établir les frontières de son Etat sur celle de 1967, avant la guerre des Six jours et l'avancée israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem Est, mais aussi avant les colonisations qui rendent le projet difficile à réaliser. Face aux colonisations, l'Autorité palestinienne compte adhérer à la Cours pénale internationale et accuser Israël de crime de guerre. Selon les statuts de Rome, à la base de la création de la Cours pénale internationale en 1998, tout transfert forcé de populations civiles par une puissance occupante, doit être considérer comme un crime de guerre.
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Israël est 'responsable du meurtre' de Ziad Abou Eïn : c'est l'accusation lancée par le gouvernement palestinien, alors qu'on enterrait à Ramallah ce matin ce ministre décédé hier lors d'une manifestation. Selon les légistes palestiniens, c'est l'inhalation des gaz lacrymogènes, les coups reçus et le retard dans la prise en charge médicale qui sont à l'origine de la mort de Ziad Abou Eïn. Selon les conclusions israéliennes, le ministre, fragile du coeur, est mort d'une crise cardiaque. La polémique bat donc son plein au Proche-Orient et risque encore d'attiser les tensions, très vives depuis l'été. Ziad Abou Eïn, 55 ans, a succombé hier lors d'une manifestation qui se voulait pacifique contre la colonisation israélienne près d'un village de Cisjordanie occupée.
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On a appris à la mi-journée le décès d'un haut responsable palestinien lors de heurts avec des soldats israéliens en Cisjordanie. Ziad Abou Ein était un ministre palestinien sans portefeuille mais chargé de la question des colonies. Une centaine de militants étrangers et palestiniens avaient entamé ce matin une marche pour aller planter des oliviers près d'une colonie israélienne lorsqu'ils ont été stoppés à un point de contrôle par des soldats israéliens. Aux invectives ont suivi des tirs de gaz lacrymogènes, puis des coups. Abou Ein aurait été frappé à la poitrine et ceinturé au cou par un soldat de Tsahal. Tombé à terre, il a perdu connaissance et est décédé dans l'ambulance qui l'évacuait vers un hôpital. Rami Hamdallah, Premier ministre palestinien : 'Israël commet des crimes quotidiennement contre notre peuple, les enfants, les personnes âgées, et maintenant le martyr Ziad Abou Ein. C'est pourquoi je demande aux organisations internationales qui s'occupent des Droits de l'Homme et des droits des Palestiniens de lancer une enquête internationale sur ce qui s'est passé'. Ziad Abou Ein, 55 ans, avait été condamné pour le meurtre de deux jeunes Israéliens dans un attentat à la bombe en 1979 puis libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers six ans après. Le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié sa mort d''acte barbare qui ne peut être toléré'. Il a décrété trois jours de deuil national.
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A leur tour les députés français votent en faveur de la reconnaissance d'un Etat palestinien. Ils se sont prononcés à une large majorité. : 339 voix pour, 151 contre et 16 abstentions. La quasi-totalité des socialistes ont approuvé le texte, ainsi que l'ensemble des élus écologistes et du Front de gauche. Cette résolution socialiste a une valeur avant tout symbolique. Le texte invite le gouvernement à reconnaître officiellement l'Etat de Palestine 'en vue d'obtenir un règlement définitif' du conflit avec Israël. L'initiative s'inscrit dans un mouvement global en Europe. Ses défenseurs estiment qu'il s'agit d'un 'signal de paix' face à l'impasse de la situation. Ses détracteurs affirment au contraire que cela ne sert qu'à jeter de l'huile sur le feu. Nicolas Sarkozy, le nouveau patron de l'UMP a plaidé en faveur du vote contre. Au final,48 députés UMP, dont l'ancien Premier ministre François Fillon, ne se sont pas déplacés pour voter.
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Sans surprise, Israël a dénoncé le vote des députés espagnols ce mardi appelant à reconnaître l'Etat palestinien, comme l'a déjà fait la Suède. 'Nous estimons que de telles initiatives de la part de parlements en Europe ne font que donner aux Palestiniens le sentiment qu'ils n'ont pas besoin de négocier', a ainsi réagi Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. A l'inverse, les autorités palestiniennes se réjouissent de cette décision et souhaitent que cela fasse tache d'huile. 'Il faut suivre cette dynamique en faveur d'une reconnaissance d'un Etat palestinien et en faveur d'une paix juste. Faute de quoi, Israël poursuivra sa politique visant à détruire l'idée d'une solution à deux Etats, visant à détruire les chances d'avoir un Etat palestinien viable', a déclaré Hanan Ashrawi, une des représentantes de l'Autorité palestinienne. La chambre basse du parlement espagnol a adopté ce mardi à la majorité une motion demandant au gouvernement espagnol de reconnaître l'Etat palestinien. Le mois dernier, ce sont les députés britanniques qui se sont symboliquement prononcés dans ce sens. Les députés puis les sénateurs français ont prévu de faire de même dans les prochaines semaines.
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Stupeur et indignation en Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prône la fermeté et promet de répondre d'une main de fer à cette attaque qu'il qualifie de 'vague terroriste'. Il a d'ores et déjà ordonné la démolition des maisons des assaillants. La sécurité est renforcée dans la Ville sainte. 'J'appelle tous les dirigeants du monde civilisé: je veux voir une indignation profonde, sans conciliation, contre ces actes, ces assassinats d'Israéliens, de Juifs. Ne faites pas de distinctions avec le sang.' Violemment pris à partie par l'Etat hébreu : le président palestinien. Mahmoud Abbas accusé d'être responsable de cette attaque. Il a lui aussi condamné cette attaque, pas assez pour Benjamin Netanyahu. 'Nous condamnons fermement cet incident et nous n'acceptons aucune attaque contre des civils quelles que soient les circonstances dit Mahmoud Abbas. Nous condamnons ces actions mais nous condamnons aussi les attaques contre la mosquée Al-Aqsa et les lieux saints.' Les tensions sont déjà vives à Jérusalem notamment autour du site très sensible de l'esplanade des Mosquées, où des extrémistes juifs ont récemment intensifié leur campagne pour y obtenir le droit de prier.
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Yasser Arafat était dans tous les esprits ici au Caire où une cérémonie de commémoration a été organisée ce vendredi pour les 10 ans de la mort du chef historique palestinien. Une cérémonie à laquelle ont participé des familles palestiniennes vivant dans la capitale égyptienne ainsi que des politiciens arabes. Yasser Arafat est décédé le 11 novembre 2004 à Paris où il était hospitalisé après une brusque dégradation de son état de santé. 'Les Palestiniens disent aujourd'hui que Yasser Arafat leur manque. Ils sont inspirés par son héritage. Ils insistent pour dire qu'il faut suivre l'approche de Yasser Arafat', indiquait Nasser Al-Kodwa, le neveu du dirigeant défunt, qui dirige la fondation Yasser Arafat. Alors que certains pensaient que les célébrations autour de cet anniversaire seraient l'occasion de sceller la réconciliation entre les partis rivaux, le Fatah et le Hamas, c'est tout le contraire qui s'est produit à Gaza. Un nouvel épisode de disputes fratricides s'est ouvert. Avec notre correspondant au Caire Mohammed Shaikhibrahim
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Les commémorations du 10ème anniversaire de la mort de Yasser Arafat ont laissé éclaté au grand jour les divisions palestiniennes. Le chef du Fatah et président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a ouvert les hostilités. Lors de son discours à Ramallah, en Cisjordanie, il a accusé le Hamas d'être derrière une série d'attentats à la bombe contre des membres du Fatah dans la bande de Gaza. Il a également accusé le groupe islamiste de retarder par ses actions les opérations de reconstruction dans le territoire palestinien, contrôlé par le Hamas depuis 2007. Les deux parties ne sont pas parvenues à mettre en application un accord qui devait faciliter l'entrée de l'aide à la reconstruction dans la bande de Gaza. Du côté du Hamas, la réplique ne s'est pas fait attendre. 'Le discours d'Abbas était destiné à susciter des tensions. C'est un discours partisan et méprisable, qui n'est porteur d'aucune bonne intention, que ce soit à l'égard du Hamas ou de la population de Gaza', a réagi Faouzi Barhoum, porte-parole du mouvement islamiste. A Ramallah, des milliers de personnes ont brandi le drapeau du Fatah, pour célébrer les dix ans de la disparition de l'icône du peuple palestinien. Tandis que dans la bande de Gaza, les commémorations ont été annulées à la suite des attaques qui ont visé les alliés d'Abbas.
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C'est du jamais vu depuis 2007. Le Premier ministre Rami Hamdallah s'est rendu hier dans l'enclave dirigée par le Hamas depuis plus de sept ans. Après des années de déchirement le chef du gouvernement de l'Autorité palestinienne a serré la main de son ex-alter égo islamiste à Gaza, Ismail Haniyeh. Un geste fort destiné à rassurer la communauté internationale sur l'usage qui sera fait de l'argent de la reconstruction. Une somme évaluée à plus de 3 milliards d'euros par le Premier ministre palestinien. Rami Hamdallah a tenu a rappelé que 'la bande de Gaza était la priorité absolue du président Abbas et de son gouvernement. Gaza a été, est et sera toujours une partie importante de la patrie palestinienne. Il n'y aura aucun projet national palestinien sans Gaza. La division est terminée pour toujours'. Cette première réunion du gouvernement d'union palestinien dans la bande de Gaza intervient à quelques jours de la conférence des donateurs prévue dimanche au Caire pour financer la reconstruction après le conflit entre Israël et le Hamas durant l'été. Près de 2200 Palestiniens essentiellement des civils ont été tués et 73 Israéliens ont également perdu la vie. Des milliers d'habitations ont été détruites et 100 000 personnes sont sans abri à Gaza.
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Plusieurs raids aériens israéliens ont frappé la bande de Gaza cette semaine et ont fait au moins deux morts supplémentaires du côté palestinien. L'armée israélienne affirme avoir mené 16 frappes aériennes, dont l'une visant une mosquée qui était utilisée pour stocker des armes selon les autorités israéliennes. Un autre raid a ciblé le siège d'un organisme de bienfaisance affilié au Hamas.
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Le cessez-le-feu actuellement en vigueur entre Israël et les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza ne calme pas tous les esprits. Ainsi des manifestants à Tel Aviv souhaitent que l'Etat hébreu fasse davantage pour protéger les civils des tirs de roquettes dans le sud du pays. 'Nous sommes venus, en fait, pour dire que nous avons des enfants de 12 ans, 14 ans ou plus jeunes encore, dit un homme. Tous les jours, ces roquettes. Et ils n'ont que quinze secondes, quinze incroyables secondes pour trouver un abri. Et ces enfants, ils ont peur. Ils ne vont pas aux toilettes. Ils ne dorment pas.' La colère également dans la bande de Gaza, ravagée par l'offensive israélienne. Les frappes ont aggravé les problèmes liés à l'eau potable et au tout à l'égout. Des centaines de milliers de Palestiniens sont privés d'eau courante. 'Nous achetons de l'eau, nous n'avons ni eau ni électricité. L'eau qu'on achète, on ne la boit pas, c'est pour se laver et faire notre lessive', témoigne un habitant de Khan Younès, alors que les autorités locales estiment à environ 26 millions d'euros le coût de remise en état des infrastructures.
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Quelques heures seulement après son entrée en vigueur, et alors qu'il était censé durer 72 heures, le cessez-le-feu a été pulvérisé notamment par d'intenses bombardements près de Rafah. Selon des sources médicales sur place, il y a des dizaines de morts et de blessés. L'agence Reuters avance un bilan de 50 morts et 220 blessés portant à au moins 1500 le nombre de victimes palestiniennes depuis le début de l'opération israélienne le 8 juillet dernier. L'armée israélienne accuse le Hamas et d'autres factions de 'violations flagrantes' de la trêve humanitaire notamment dans le sud de la bande de Gaza. C'est dans ce secteur que deux soldats de Tsahal ont été tués portant à plus de soixante le nombre de pertes militaires. Trois civils israéliens ont également été tués par des roquettes palestiniennes. Le Hamas met en cause Israël. Par ailleurs, l'armée israélienne a confirmé qu'un de ses soldats avait été enlevé à Gaza probablement lorsque les deux autres militaires ont été tués. Ce cessez-le-feu désormais caduc était censé permettre l'ouverture au Caire de négociations sur une trêve durable.
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Samedi a été la journée la plus sanglante depuis le début de l'opération israélienne dans la bande de Gaza. Au moins 54 Palestiniens ont perdu la vie, portant le bilan à environ 160 morts et plus d'un millier de blessés depuis le début des frappes. Les forces israéliennes assurent viser des cibles associées au Hamas, mais les raids font aussi de nombreuses victimes civiles. Selon l'ONG Oxfam, 100 000 personnes seraient privées d'alimentation en eau à cause des dégâts causés par les raids. Sur le front diplomatique, le Conseil de sécurité de l'ONU a de nouveau appelé Israël et le Hamas à cesser le feu. 'Si les Israéliens ne tiennent pas compte de cette position du Conseil de Sécurité et de tous les groupes politiques, cela va aller plus loin, y compris au sein du Conseil de Sécurité qui pourrait élaborer un projet de résolution', a déclaré l'ambassadeur palestinien à l'ONU. Des heurts entre manifestants palestiniens et forces israéliennes ont éclaté samedi soir à Jérusalem-Est, Hébron et Bethléem en Cisjordanie occupée. Les protestataires ont jeté des pierres en direction des militaires israéliens qui ont répliqué avec des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes. Les affrontements ont fait au moins trois blessés par balles dans les rangs des manifestants. Les sirènes d'alerte ont à nouveau retenti à Tel-Aviv ce samedi. Le Hamas a en effet revendiqué pas moins de dix tirs de roquettes en direction de la capitale économique israélienne. Trois ont été interceptées par le 'Dôme de Fer'. Les autres n'ont fait ni dégâts, ni blessé.
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Les photos de son visage tuméfié ont suscité l'indignation des Palestiniens. Tarek Abou Khdeir, 15 ans, qui n'est autre que le cousin du jeune Palestinien récemment assassiné, est ressorti libre du tribunal de Jérusalem, qui l'a toutefois condamné à neuf jours d'assignation à résidence. Accusé d'avoir jeté des pierres sur des policiers, il aurait été passé à tabac durant son arrestation. 'Je pense que ce sont les policiers qui m'ont fait ça, dit-il. J'étais en train de regarder un groupe de personnes, ils sont arrivés sur le côté et ils m'ont attrapé.'' Sur une vidéo amateur, on aperçoit des garde-frontières israéliens en train de tabasser un homme. Mais impossible d'affirmer qu'il s'agit de l'adolescent. S'exprimant sur les récentes affaires criminelles, qui on attisé les tensions au Proche-Orient, Shimon Peres a promis que toute la lumière serait faite. 'On ne doit rien couvrir. Nous devons retrouver toutes les personnes qui ont agi de manière criminelle, qui ont tué, kidnappé, torturé. Nous ne ferons aucun compromis'', a déclaré le président israélien. La police israélienne a annoncé ce dimanche l'arrestation de six suspects dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du jeune Palestinien, enlevé à Jérusalem-Est puis brûlé vif. Selon les premières informations, ils appartiendraient à un groupe extrémiste juif.
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Après des années de division entre les Palestiniens et de contrôle par le Hamas de la bande de Gaza, les deux parties sont parvenues à un accord de réconciliation et un gouvernement d'union a été mis en place. Dans un entretien avec Azzam al-Ahmad, responsable palestinien du Fatah qui a oeuvré à l'accord de réconciliation, euronews revient sur les détails de cet accord, les principaux défis qui en découlent ainsi que l'avenir du gouvernement actuel. Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Monsieur al-Ahmad bonjour, bienvenue sur euronews. Qu'est-ce qui a permis d'arriver si vite à cet accord de réconciliation entre les Palestiniens, sachant que la situation était restée bloquée plusieurs années ?' Azzam al-Ahmad, haut responsable du Fatah : 'La première chose est liée à la révolution du 30 juin en Egypte, qui a eu des conséquences dans toute la région, et j'ai déjà dit par le passé que la période qui a suivi le 30 juin, et ce qui s'est passé en Egypte est un séisme qui aura des répercussions pendant longtemps encore. La première en Palestine, avec le changement de la situation à Gaza, que ce soit au niveau de la mentalité et du comportement du Hamas, ou au niveau du comportement de la population à Gaza vis-à-vis de cette situation. La deuxième chose, c'est que les alliances ont changé au Proche-Orient et cela a eu des répercussions sur la situation palestinienne, comme ce qui s'est passé avec les pays du Golfe qui ont soutenu la révolution du 30 juin en Egypte.' euronews : 'Vous voulez dire que la chute des Frères musulmans en Egypte vous a aidé ou a facilité la réconciliation avec le Hamas, qui est considéré comme une émanation des Frères musulmans ?' A. al-Ahmad : 'Certainement, cela a joué un rôle clé. Si les Frères musulmans et le Hamas, qui sont liés, avaient voulu mettre un terme aux divisions et appliquer l'accord de réconciliation qu'ils avaient signé en Egypte le 4 mai 2011, ils en avaient la possibilité. Mais les Frères musulmans ont dirigé l'Egypte pendant un an et le processus de réconciliation n'a pas avancé d'un pas.' euronews : 'La possibilité de voir le Hamas sortir de l'accord de réconciliation vous inquiète-t-elle ?' A. al-Ahmad : 'Non, nous ne sommes pas inquiets, mais nous sommes prudents. Je ne pense pas qu'ils se rétractent, parce que la division a pris fin, pour toujours, elle ne réapparaitra pas. Et s'ils voulaient créer de nouvelles divisions, ils auraient besoin de nouveaux outils et de nouveaux moyens dont ils ne disposent pas aujourd'hui.' euronews : 'Certains affirment que cette réconciliation est formelle, et que le Hamas garde de fait le contrôle de la bande de Gaza. Que répondez-vous ?' A. al-Ahmad : 'Tout d'abord, mon discours est très précis, je vous ai dit que nous avions mis un terme légalement et politiquement aux divisions, et je vous ai dit qu'il y avait un état d'occupation. Dès lors, comment gérer la question des armes à Gaza ? C'est une question très épineuse, ce n'est pas simple, certains se demandent si le Hamas n'essaierait pas de faire à Gaza comme le Hezbollah au Liban, et je vous dis que nous sommes parfaitement conscients de tout cela.' euronews : 'Quels sont les principaux obstacles auxquels le gouvernement palestinien de réconciliation nationale fait face ?' A. al-Ahmad : 'Tout d'abord, réunir toutes les institutions - civiles et de sécurité. Au niveau de la sécurité et selon les termes de l'accord de réconciliation, les tâches militaires s'accomplissent au sein des appareils de sécurité, et comme je le disais plus tôt, les structures militaires ne se construisent pas en dehors du cadre légal. Et le président Mahmoud Abbas, en tant que chef suprême de l'appareil de sécurité, va mettre en place un haut conseil de sécurité pour unir ces différentes agences de sécurité, sous la supervision de l'Egypte et de la Ligue Arabe. D'un autre côté, concernant le processus de paix, l'occupation israélienne et son rôle constitue un défi important pour le nouveau gouvernement.' euronews : 'Quelle est la nature des pressions exercées par Israël afin de ne pas signer l'accord de réconciliation avec le Hamas, et quel intérêt Israël peut-il avoir à ce que cet accord échoue ?' A. al-Ahmad : 'Israël a essayé de mettre en oeuvre des sanctions financières, mais nous leur avons dit à travers les Etats-Unis et l'Union européenne que s'ils bloquaient notre argent comme d'habitude, alors nous nous adresserions immédiatement aux Nations Unies et à toutes ses institutions, y compris celles sur la Convention de Genève, l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture et la Cour pénale internationale. Et même que nous pourrions prendre des mesures qui vont encore plus loin comme proclamer unilatéralement l'État palestinien, avec le soutien de la communauté internationale, conformément à la décision du 29 novembre 2012 d'accepter la Palestine en tant que membre à part entière des Nations Unies, en plus de l'intensification de la résistance populaire et finalement bloquer toute possibilité de reprise des négociations.' euronews : 'Comment la disparition de trois jeunes colons israéliens affecte-t-elle l'accord avec le Hamas et quel impact est-ce que cela a sur la mise en place d'un nouveau gouvernement de réconciliation nationale ?' A. al-Ahmad : 'La première réaction d'Israël a été d'accuser le Président Mahmoud Abbas, de lui en imputer la responsabilité, alors qu'ils n'ont pas la moindre information, ils ne savent pas où ils sont. Ont-ils bel et bien été enlevés ? Ou ont-ils été victimes d'un accident ? Ou ont-ils disparu ? Ou s'agit-il d'un jeu ? Beaucoup de questions restent sans réponse, en particulier parce que la région où cela s'est produit, appelée Etzion, se trouve entre Hébron et Bethléem. C'est une zone avec une très grande colonie, l'Autorité palestinienne n'y est pas présente, il n'y a pas non plus de village arabe dans cette zone. Il y a des colonies et de nombreux campements israéliens. En revanche, cela démontre l'incapacité d'Israël à maintenir la sécurité, et le Hamas a nié toute implication et à ce jour Israël n'a pas apporté la preuve qu'ils avaient réellement été enlevés, ni par qui. Israël applique sa traditionnelle politique d'occupation fasciste, qui se traduit par la répression et la persécution de tous les Palestiniens.'
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