Blague, bourde, lapsus, phrase choc… Planet.fr vous propose de revenir sur le mot ou la phrase qui a marqué la semaine.

La phrase de cette semaine est signée Jean-Luc Mélenchon. Le coprésident du Front de gauche l’a prononcée mardi sur le plateau de BFM TV. Invité à réagir sur le placement en garde à vue de cinq salariés d’Air France soupçonnés d’avoir participé aux violences qui ont éclaté la semaine dernière au siège de la compagnie aérienne, il s’est emporté : "Retenir cinq gars qui défendent leur emploi, une nuit entière, c’est un abus". Remonté, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a poursuivi en déplorant : "On ne va pas chercher à 6 heures du matin, dans leur lit, des gens qui n’ont aucunement l’intention de s’enfuir. On n’a pas été chercher Monsieur Cahuzac dans son lit, on n’a pas été chercher Monsieur Sarkozy dans son lit (…) Mais quand c’est un travailleur, (…) alors on va le chercher comme un bandit". Et de marteler : "Ils n’avaient pas l’intention de s’en aller. Ils veulent garder leur travail, c’est ça leur lutte".

"Je veux bien aller en prison avec eux"Se rangeant clairement du côté des salariés d’Air France qui contestent le plan social prévu par leur direction, Jean-Luc Mélenchon les a également appelés à recommencer. "Il ne faut pas avoir peur", a-t-il lancé avant de faire référence au vêtement déchiré du DHR de la compagnie, Xavier Broseta : "Pour l’instant, ce n’est que la chemise".

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Le coprésident du Front de gauche a même été jusqu’à proposer de donner de sa personne pour les aider dans leur combat. "Vous savez quoi ? Je veux bien aller en prison avec eux. Je veux bien aller (en prison) à leur place", a-t-il affirmé à l’antenne.

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