Après la démission de Kader Arif, présentée ce vendredi, Jean-Marc Todeschini endosse le rôle de secrétaire d’Etat aux Anciens combattants. Portrait d’un des fidèles de François Hollande.

Fraîchement nommé secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, suite à la démission de Kader Arif, Jean-Marc Todeschini vient d’être récompensé de sa fidélité envers le chef de l’Etat. Une nouvelle promotion qui permet à sa carrière de faire une remarquable envolée.

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Mais celui dont le parcours politique a débuté en 1983 comme conseiller municipal de Talange (Moselle), après avoir été directeur d’école et inspecteur de l’Education nationale, ne se retrouve pas en terre inconnue.

Premier vice-président de la Délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), il fut, de 1997 à 2001, le chef de cabinet de Jean-Pierre Masseret, lorsque ce dernier était secrétaire d’Etat aux Anciens combattant.

Action locale

Conseiller régional de Lorraine jusqu’en 2001 et premier questeur de la Chambre haute en 2011, le sénateur de Moselle s’est particulièrement fait remarquer pour son rôle clef dans l’affaire Florange.

Deux ans auparavant, il avait présenté le repreneur potentiel du site lorrain d’Arcellor-Mittal, Bernard Serin, à Arnaud Montebourg.

C’est lui également qui s’était fait l’entremetteur entre François Hollande et Edouard Martin, leader de la CFDT locale à qui il proposera d’entrer en politique, lorsque le dialogue entre l’Etat et Florange s’était rompu.

L’histoire des "emplois familiaux"

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En 2011, Mediapart révélait que Jean-Marc Todeschini employait sa propre fille dans sa permanence de Moselle. Permanence qu’il partageait également avec Jean-Pierre Masseret et Gisèle Printz, ainsi que des membres de leur famille, et qu’il rémunérait avec une enveloppe provenant du Sénat.

Des emplois jugés abusifs par Mediapart, compte tenu de la décision de Parlement européen, de 2009, prohibant le recrutement de "parents proches".

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