Dans "Comédie Française", Georges-Marc Benamou revient sur les mots qu’employait Nicolas Sarkozy pour qualifier certains de ses camarades de l’UMP en 2012. Un vocabulaire qui contrarie quelque peu le projet de "famille" politique voulue aujourd’hui par l’ex-président.

Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Georges-Marc Benamou sort ce mercredi un livre, Comédie française, dans lequel il raconte les quelques mois qu’il a passés dans les services du champion de la droite. Conseiller pour la culture et l’audiovisuel de l’ex-président de mai 2007 à mars 2008, l’auteur revient sur la personnalité de l’ancien locataire de l’Elysée, citant au passage quelques phrases que ce dernier aurait lâchées à propos de certains ténors de l’UMP.

Copé, une "petit frappe"Raffarin, "c’est la hyène de la droite", aurait ainsi déclaré Nicolas Sarkozy pendant sa dernière campagne présidentielle, rapporte Europe 1. "Il faut se méfier de cet homme. C’est une hyène…la hyène de la droite", aurait-il même prévenu au sujet du sénateur de la Vienne. Loin de n’avoir des "mots doux" que pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, l’ex-chef d’Etat aurait également balancé quelques noms d’oiseaux à propos de Jean-François Copé, "cette petite frappe", Dominique de Villepin, "l’autre cinglé", et Alain Juppé, l’homme plein "d’arrogance".

Sarkozy-Juppé : le jeu des 7 ressemblances

Des propos quelque peu en contradiction avec le discours tenu il y a quelques jours par Nicolas Sarkozy. "Si vous me choisissez, j’aurais à constituer une équipe. Je ne nommerai personne parce qu’il est sarkozyste, personne parce qu’il est juppéiste ou filloniste. Je veux une famille", avait-il lancé lors de son meeting à Toulouse.

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Il était "prêt à remonter sur le ring dès juin 2012""Je pense qu’il est pire", a d’ailleurs confié Georges-Marc Benamou ce lundi au micro de France Inter. "Il n’aime pas les militants et il n’aime pas vraiment les notables", a-t-il également estimé, assurant que l’ancien chef d’Etat est comme "un rocker", partisan du "moi d’abord". Et celui-ci de revenir sur une rencontre en lui et Nicolas Sarkozy, peu de temps après sa défaite Face à François Hollande : "Ce qui m’a frappé (…), c’est une volonté farouche, premièrement de ne pas revenir par l’UMP, deuxièmement que Jean-François Copé fasse le moins mauvais score possible (face à François Fillon lors de l’élection du président du parti, ndlr) et troisièmement qu’il était prêt à en découdre, à remonter sur le ring dès juin 2012".

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