Alors que la crise syrienne divise actuellement les dirigeants du G20 réunis à Saint-Pétersbourg (Russie), Nicolas Sarkozy ne dit rien. Pourtant l’ancien chef d’Etat aurait bel et bien son avis sur la question.

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Il se tait. Depuis sa défaite face à François Hollande, Nicolas Sarkozy se plaît à ne pas commenter ni donner son avis sur l’actualité. Après avoir été à la tête de la France pendant cinq ans, le champion de la droite gagne désormais sa vie en distillant ses conseils lors de conférences données à l’étranger. Et si l’ancien chef d’Etat avait toutefois commenté le conflit syrien en juillet 2012 via un communiqué, il semblerait que cette année il n’ait pas l’intention de piper mot.

Nicolas Sarkozy ne veut pas faire de cadeau à François Hollande"Je constate malheureusement que j'avais raison, on a perdu du temps", aurait-il toutefois confié à l’un de ses proches qui l’a rapporté au Parisien. Selon les informations du Figaro qui cite également un membre de son entourage, l’ex-président de la République se tairait dans le but de ne pas faire naître une polémique dont son successeur pourrait tirer profit : "Il ne lui offrira pas cette occasion". Mais si Nicolas Sarkozy ne parle pas, il n’en pense pas moins. Toujours d’après cette même source, "il souhaite une intervention depuis l’année dernière" et "il regrette l’absence de leadership sur ce dossier".

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Il est défavorable à un vote au ParlementEt alors que les dirigeants actuellement réunis à Saint-Pétersbourg (Russie) pour le G20 se divisent quant à savoir s’il faut que l’ONU intervienne en Syrie, un diplomate proche de Nicolas Sarkozy a confié au Figaro que ce dernier désapprouve l’attitude de François Hollande. Il "ne peut que s'agacer de la méthode des bras ballants chère à Hollande. S'il avait été plus actif au niveau européen, cela aurait pu aider, au passage, David Cameron à obtenir le soutien du Parlement britannique", a-t-il ainsi expliqué avant de préciser que Nicolas Sarkozy est défavorable à un vote préalable au Parlement. Selon lui, une telle mesure serait "contraire à l’esprit de la modification constitutionnelle qu’il a fait adopter en 2008".

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