Le Canard Enchaîné révèle cette semaine que le patron des Républicains a récemment dépensé plus de 10 000 euros pour se rendre en jet privé à deux meetings prévus dans le Doubs et à La Baule.

Des trajets coûteux. La semaine dernière, Nicolas Sarkozy a assisté à deux meetings, l’un dans le Doubs, l’autre à La Baule. Des rendez-vous auxquels il s’est rendu en jet privé révèle cette semaine le Canard Enchaînéqui avance une facture d’un montant total de 25 000 euros réglé par son parti, les Républicains. Une coquette somme quand sait que l’ex-UMP avait une dette de près de 75 millions d’euros en 2014. Loin de nier ces déplacements, Daniel Fasquelle, le trésorier des Républicains, a toutefois corrigé cette somme. Selon lui, ces deux trajets en avion privé ont coûté 12 000 euros. "C’était le seul moyen d’être présent dans le Doubs et à La Baule", a-t-il également fait valoir. Et celui-ci d’insister sur le fait que "Nicolas Sarkozy prend l’avion quand il ne peut pas faire autrement".

"En-dessous de la consommation" prévue pour cette année

Le trésorier du parti d’opposition a poursuivi en affirmant que pour le moment les Républicains se trouvaient "en-dessous de la consommation de (l’) enveloppe" réservée aux déplacements, laquelle prévoit un budget de 400 000 euros pour 2015. Deux ans après le Sarkothon, Daniel Fasquelle a par ailleurs assuré que "la situation financière de l’ex-UMP est remise sur de bons rails".

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Ce n’est pas la première fois que Nicolas Sarkozy est pointé pour avoir effectué un trajet en jet privé aux frais de son parti. En juin dernier, le Canard Enchaîné avait révélé qu’il avait utilisé un avion d’une compagnie privée pour effectuer la liaison Paris-Le Havre soit 196 km et pour un montant total de 3 200 euros. Une course de 40 minutes qui avait provoqué un scandale. "On ne peut pas lui dire non. Il s’énerve quand on lui dit que sa demande n’est pas raisonnable. Je comprends mieux ce qui s’est passé avec Bygmalion. Plus on lui dit non, moins il cale. Il n’accepte aucune résistance, et, de guerre lasse, on finit par lui céder", avait alors confié à un proche Frédéric Péchenard, le directeur général des Républicains, toujours selon les informations de l’hebdomadaire satirique.

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