Depuis quelques semaines, le bruit court que Nicolas Sarkozy va faire son grand retour à la fin du mois d’août. Un député filloniste craint même que l’ancien président en profite pour porter un coup à son ex-Premier ministre.

Et si, en plus d’annoncer son retour dans l’arène politique, Nicolas Sarkozy en profitait pour piquer son meilleur ennemi François Fillon ? C’est en effet ce que redoutent les fillonistes, lesquels pensent que l’ancien président ne va pas rater l’occasion de faire d’une pierre deux coups : annoncer son retour et affaiblir la rentrée politique de l’ex-chef du gouvernement. "A coup sûr, Sarkozy va annoncer la veille qu’il est candidat à la présidence du parti, histoire de bien torpiller la rentrée médiatique de François", a confié au Parisien le député filloniste Jérôme Chartier. Ainsi, et alors que François Fillon a choisi la date du 27 août, Nicolas Sarkozy pourrait bien opter pour celle du 26 août.

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Bientôt la fin "du temps de la réflexion" ?Une date qui correspond par ailleurs aux informations précédemment communiquées par le Journal du Dimanche. En juin dernier, le journal avait en effet annoncé que Nicolas Sarkozy aurait déjà décidé de revenir et qu’il prévoirait de l’annoncer "dans la dernière semaine d’août". De son côté, le principal intéressé joue encore sur les mots. "C’est encore le temps de la réflexion", a-t-il expliqué à l’Assemblée lorsqu’il s’est vu remettre le Prix de l’appel du 18 juin.  

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Mais si Nicolas Sarkozy reste volontairement mystérieux, dans les fillonistes sont déjà en ordre de bataille. Pas question pour eux qu’il porte un coup à leur champion ni qu’il s’impose à l’UMP. Selon le JDD, l’ancien chef de l’Etat viserait dans un premier temps la présidence de l’UMP. "On ne pas non plus regarder Nicolas Sarkozy s’emparer de l’UMP sans rien faire, les bras ballants", a confié le député Jérôme Chartier au Parisien. "Toujours ramener la survie de l’UMP au retour de Nicolas Sarkozy, c’est mortifère pour le parti", a de son côté raillé l’ex-ministre Jean-François Lamour dans les colonnes de Mediapart.

 

 

 

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