En déplacement en Haute-Savoie, Nicolas Sarkozy n’a pas fait d’annonce mais toutes les spéculations quant à son éventuel retour en politique sont de nouveau possible. Mais l’ancien chef de l’Etat a préféré s’exprimer sur un autre sujet : celui du nucléaire, qu’il a défendu.

© AFP

Nicolas Sarkozy était en visite ce mercredi en Haute-Savoie, où il a remis les insignes de la Légion d’honneur à Claude Birraux, ancien député UMP de Haute-Savoie, connu pour être un fervent défenseur de l’industrie nucléaire en France. Un déplacement parfaitement orchestré, où l’ancien chef de l’Etat s’est montré détendu, accessible, où il a déjeuné avec des parlementaires et fait quelques déclarations aux journalistes présents.

« Pauvre filière nucléaire française dont nous devrions être si fiers »Mais plutôt que de politique, et à deux jours de la grande conférence environnementale, Nicolas Sarkozy a préféré parler de nucléaire. L’ancien président a ainsi dénoncé la destruction de la filière nucléaire française. « Pauvre filière nucléaire française dont nous devrions être si fiers, à laquelle notre pays doit son indépendance énergétique » et qui « a fait durant toute la Ve République l'objet d'un consensus politique et cela jusqu'à une date très récente » a déclaré Nicolas Sarkozy. « Elle est aujourd'hui menacée comme si la France n'avait pas assez de problèmes, qu'il fallait qu'elle détruise l'atome » a-t-il ajouté. « Je me sens solidaire de ces milliers d'ingénieurs, d'électriciens, de chercheurs qui ne veulent pas voir le travail de plusieurs générations détruit par le seul souci d'intérêts partisans et politiques ». Un clin d’œil non dissimulé à la politique du gouvernement, qui s’est engagé à réduire la part du nucléaire en France, et à fermer la centrale de Fessenheim.

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« Je ne veux rien dire mais cela ne veut pas dire que je ne pense pas »Nicolas Sarkozy a également déjeuné avec quelques parlementaires. L’occasion d’évoquer la vie politique, et son absence. L’ancien chef de l’Etat n’a cependant pas parlé de son éventuel retour. « La petite actualité politique, je ne veux plus m'en occuper. La France c'est autre chose » a-t-il ainsi confié. Nicolas Sarkozy entend également rester loin des querelles de l’UMP. « On ne m'a pas interrogé sur l'opportunité d'ouvrir, ni même de conclure, ce débat. Je ne me projette pas dans la lutte interne » a-t-il affirmé. Quant à son silence depuis sa défaite en mai 2012, l’ancien président reste peu bavard : « Je ne veux rien dire mais cela ne veut pas dire que je ne pense pas ».

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