Alors que François Fillon, concernant un hypothétique choix entre PS et FN aux prochaines cantonales, préconise énigmatiquement de choisir le "moins sectaire" des deux, la député de l’Essonne a préféré un discours exempt de toute langue de bois : elle choisira le PS. 

AFP

Il est une ère bien glaciale pour l’UMP. L’image déplorable de ses meneurs, justifiée par une trop notable incertitude idéologique, le pousse à envisager un avenir plutôt périlleux. Ainsi parle-t-on d’éventuels seconds tours des cantonales susceptibles de se dérouler sans le parti de l’opposition. Un PS naturellement bien placé dans les pronostics, mais qui pourrait donc faire face à un adversaire de plus en plus redouté : le Front National. Difficile pour la droite républicaine de faire un choix : d’une part, reconnaître sa défaite aux Présidentielles et d’autre part, cautionner la montée en puissance d’un extrémisme notoire.

"Dans ces cas-là, je vote PS" 

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Nathalie Kosciusko-Morizet, elle, ne s’est pas conformée au mutisme de ses confrères, et a profité de son intervention à la matinale de Canal + pour afficher clairement ses positions : si second tour entre FN et PS il y a, elle votera à gauche. Ainsi a-t-elle déclaré, sur le plateau de Canal + : "Je pense que face aux extrémismes, il ne faut pas s’abstenir […]. Dans ces cas-là, je vote PS." N’ayant pour l’instant pas essuyé de réactions de la part de son parti, cette déclaration semble faire débat. Elle relève en effet d’un véritable dilemme stratégique pour l’UMP, qui doit choisir entre opposition et "intégrité républicaine", puisque l'UMP a toujours défendu l'idée que le FN ne faisait pas partie de l'arc républicain. 

 

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