Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, a récemment affirmé son intention de briguer la direction du Grand Paris. Anne Hidalgo, la candidate PS à la mairie de la capitale, ne partage pas son enthousiasme.

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Alors qu'Anne Hidalgo (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) mènent actuellement chacune une campagne pour conquérir la mairie de Paris, une autre candidature pourrait changer la donne politique de la capitale. Les ambitions affirmées de Claude Bartolone pour le Grand Paris serait en effet à même de reléguer le maire de la Ville Lumière à un second rôle.

"C'est la porte d'accès à la France"

Si 1,3 million d'électeurs parisiens vont voter pour leur maire en mars, le Grand Paris concernera plus de 6 millions et demi d'habitants. Ce projet de métropole, qui vise à concurrencer, à partir du 1er janvier 2016, celles de Shangaï, Londres ou Berlin, regroupera notamment les départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Ce Paris à grande échelle gèrera les activités économiques, sociales ou encore environnementales. Par exemple, la commune de Sevran sera aidée financièrement par celle de la Défense ou de Courbevoie car elles bénéficieront d'une caisse commune. Cependant les transports resteront administrés par la région Ile-de-France.

Dans le but de diriger le Grand Paris, l'actuel président de l'Assemblée nationale s'est récemment dit prêt à quitter le perchoir. "Croyez-moi, je vais m'intéresser au Grand Paris, quel que soit le poste (...) c'est la porte d'accès à la France dans le cadre de la mondialisation", a expliqué Claude Bartolone sur France 5 le 2 février dernier.

L'élu socialiste s'est même présenté sur la liste PS du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis) afin d'être éligible au directoire du Grand Paris. S'il a qualifié son ambition de "choix collectif et individuel", il assure cependant ne "pas être là pour dire 'Je veux le Grand Paris' ".

Pas au goût d'Anne Hidalgo

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L'idée de Claude Bartolone a notamment été commentée par la candidate socialiste à la mairie de Paris qui a remis les échéances électorales dans l'ordre. Anne Hidalgo a insisté sur le fait qu'il faut "d'abord que Paris soit de gauche" pour avoir "un président de la métropole du Grand Paris de gauche". En attendant, Claude Bartolone a déjà évoqué la possible organisation d'une exposition universelle en 2025.

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