Ce sera la ville à surveiller lors de ces municipales 2014 : Paris va être le théâtre d'une bataille inédite. Droite, gauche et centre confondus vont présenter des candidatures féminines pour briguer la succession Bertrand Delanoë. Tour d'horizon.

 Anna Hidalgo : le matador de la gauche parisienne

André Santini peut ranger ses cigares, et Claude Goasguen ses vannes sexistes : le prochain maire de Paris sera une femme ou ne sera pas. De l'UMP au PS en passant par le MODEM, les principaux partis, FN excepté, comptent présenter des candidatures féminines. Alors que le casse-tête des primaires va exacerber la rivalité entre Nathalie-Kosiuszko-Morizet et Rachida Dati, le PS tient déjà sa candidate : ce sera Anne Hidalgo. Jeudi 21 mars Marielle de Sarnez a oficialisée sa candidature pour le MODEM. En attendant une éventuelle candidature de Rama Yade, la bataille pour Paris s'annonce âpre. 

 

Première adjointe de l'actuel maire de Paris, Anne Hidalgo, 53 ans, est assurée d'être la prochaine candidate du Parti Socialiste pour les prochaines municipales.

Ses atouts. Femme de caractère, celle qui a été secrétaire nationale à la culture et aux médias est très présente médiatiquement. Alors que les couteaux s'aiguisent du côté de l'UMP, la protégée de Bertrand Delanoë a compris la nécessité d'occuper le terrain auprès des journalistes et de faire le ménage à gauche. Débarrassée de l'encombrant Jean-Marie Le Guen, elle a le champ libre pour concentrer ses attaques contre la droite et surtout, elle a un programme. Mon combat, son livre-programme, est sorti mercredi 20 mars.

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Ses faiblesses. La descendante d'immigrés espagnols, née à Cadix, n'a, contrairement à ses rivales, jamais occupé de poste de premier plan au niveau national. Un handicap qui ne se vérifie pas pour l'instant dans les sondages, dont elle est la grande favorite. Une position qui pourrait paradoxalement se retourner contre elle, la condamnant à baisser ou à stagner. Attention également à ne pas apparaitre seulement comme la dauphine de Bertarnd Delanoë : "l'héritière", comme l'a surnommée Phillipe Goujon, serait une cible idéale pour critiquer le bilan de son prédécesseur.

© AFP

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