Selon les informations de BFM TV, seul un juge d’instruction sur trois souhaitait mettre Nicolas Sarkozy en examen mardi. Un point qui pourrait servir aux partisans du patron des Républicains. 

Mardi soir, à l’issue d’une audition de plus de dix heures, Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans l’affaire des comptes de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2012. La justice le soupçonne en effet d’avoir eu vent bien avant l’explosion de l’affaire Bygmalion que les dépenses engagées avaient largement dépassé le montant légal autorisé. Cette mise en examen s’ajoute à un autre pour "corruption active" et "trafic d’influence actif" qui vise Nicolas Sarkozy depuis 2014 dans l’affaire dite des écoutes. De quoi compromettre, ou tout du moins retarder, les projets de l’ancien président pour 2017.

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"C’est déjà lui qui (l’)avait placé sur écoute il y dans l’affaire du financement libyen"Mais BFM TV fait ce jeudi matin une révélation qui pourrait bien aider le camp de Nicolas Sarkozy. La chaîne d’information en continu révèle en effet que seulement un des trois juges d’instructions en charge de l’affaire Bygmalion souhaitait mettre l’ancien chef de l’Etat en examen. "Depuis le 27 juin 2014, trois juges du pôle financier de Paris instruisent l’affaire Bygmalion: Renaud Van Ruymbeke, Roger Le Loir et Serge Tournaire, explique BFM TV. Mardi, seul le troisième a entendu Nicolas Sarkozy. C’est déjà lui qui (l’)avait placé sur écoute il y dans l’affaire du financement libyen de la campagne de 2007". Un point qui pourrait servir les partisans de l’ex-locataire de l’Elysée, lesquels pourraient notamment s’en servir d"argument" s’il "devait être renvoyé devant un tribunal dans cette affaire".

En vidéo - Nicolas Sarkozy : le coup d'arrêt ? 

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