Le ministre du Travail a annoncé son départ du gouvernement le 19 août avec le sentiment d’avoir bien géré son portefeuille. Pourtant, son bilan n’est pas des plus glorieux.

Le ministre du Travail pour encore quelques jours, François Rebsamen, a annoncé dans les colonnes du Parisien qu’il remettrait sa démission du gouvernement le 19 août, afin de reprendre le siège de maire de Dijon, laissé vacant après la mort de son successeur.

Il faut dire que ce départ a des allures de soulagement pour celui qui est arrivé dans un ministère difficile et non souhaité ; François Rebsamen désirant le poste de ministre de l’Intérieur.

En tout état de cause, son bilan à la tête du ministère du Travail n’est pas des plus glorieux. Interrogé ce matin sur RTL, le président (PS) de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a jugé le bilan de François Rebsamen mitigé, déclarant qu’il partait "sur un travail qu’il accompli avec beaucoup de volonté" mais "avec des résultats qui sont ceux que l’on connaît"

En 16 mois : + 200 000 chômeurs

En effet, les résultats que l’on connaît ne sont pas en faveur du ministre sortant. En seize mois, plus de 200 000 chômeurs sont venus grossir les rangs de Pôle Emploi, soit presque la population… du Grand Dijon.

La communication de François Rebsamen est aussi pointée du doigt. Chaque mois, le ministre du Travail se refusait à commenter publiquement les chiffres du chômage, ne produisant qu’un simple communiqué. A ce sujet, ses sorties médiatiques seront souvent approximatives et le ministre est l’auteur de nombreux couacs dont il se serait bien passé. Son changement des méthodes de calculs de Pôle Emploi sur les inscriptions mensuelles a en outre déclenché de vives réactions, la droite l’accusant de manipuler les chiffres pour masquer les réalités.

"Représentation des salariés dans les TPE, sécurisation du régime des intermittents, première reconnaissance du burn-out, simplification du compte pénibilité... A son actif, François Rebsamen pourra revendiquer la loi sur le dialogue social qui porte son nom.", rappelle cependant le Huffington Post.

François Rebsamen prévoit une baisse du chômage en fin d’année

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Pour sa défense, François Rebsamen a fait savoir dans Le Parisien que "les années 2012, 2013, 2014 ont été globalement pour la zone euro - et pour la France en particulier - une période de très faible croissance. Cela n’a pas permis de créer suffisamment d’emplois. On en a même détruit par moments (…) Heureusement l’année 2015 s’annonce meilleure : notre économie recrée des emplois. On peut donc s’attendre à ce qu’à la fin de l’année le chômage recule enfin."

Vidéo sur le même thème : Qui remplacera Rebsamen au ministère du Travail ? 

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