"Le Canard enchaîné" révèle ce mercredi que la présidente du FN est la copropriétaire de "quatre belles maisons" dont la valeur aurait été sous-évaluée lors de sa déclaration de patrimoine. 

Alors que Marine Le Pen est visée par une enquête préliminaire du parquet national financier depuis le 7 janvier pour avoir manifestement sous-évalué son patrimoine, Le Canard enchaîné fait un état des lieux de propriétés de la présidente du Front national.

On connaissait la richesse de Jean-Marie-Le Pen, qui s'élève à plusieurs millions d'euros, on apprend aujourd'hui que sa fille est elle aussi une grande (co)propriétaire immobilière. D'après le journal satirique, c'est à travers une société civile immobilière (SCI) créée par son père que Marine Le Pen a pu détenir 12,5% de l'ensemble des propriétés terriennes des Le Pen. Son père possède les 75% restants. 

Des biens immobiliers sous-évalués

Parmi elles : Le manoir de Montretout à Saint Cloud, un appartemement luxueux à Rueil-Malmaison, une maison familliale en Bretagne, une villa dans les Pyrénées-Orientales mais Marine Le Pen possède également 0,57% du capital de la SCI Clergerie Hugo, siège de son parti (Front national). 

Dans sa déclaration auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), la présidente du parti d'extrème droite avait estimé le manoir de Montretout à 1,8 million d'euros, les parts de Marine Le Pen s'élevant donc à une valeur de 225 000 euros. Selon la HATVP, "le manoir vaut plutôt 3,5 million d'euros". Un "gag", ironise Le Canard enchaîné. C'est également le cas pour l'appartement de Rueil-Malmaison. D'une superficie de 200 mètres carrés au sol auxquels se rajoute un jardin de 1 200 mètres carrés, ce bien a été évalué à 350 000 euros par les Le Pen. Selon les enquêteurs, il en vaudrait dix fois plus.

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Risque de 10 ans d'inéligibilité

D'après le Code pénal, Marine Le Pen encourt jusqu'à trois ans de prison, 45 000 euros d'amende et dix ans d'inéligibilité pour avoir fourni une évaluation mensongère lors de sa déclaration. Ceci entre dans le cadre de la loi pour la transparence de la vie publique.

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Marine Le Pen de son côté a réagi et parle d'une "volonté de nuire désormais systématique et outrancière". "La fraude de certains élus n'est pas admissible au regard des responsabilités qui doivent être les leurs. C'est maintenant à la justice de faire son travail." a rappelé la haute autorité.

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