Alors que les quatre ex-otages d’Arlit (Niger) sont revenus hier sur le sol français, Marine Le Pen a confié ce jeudi qu’elle avait été "gênée" par leur attitude. En cause : leurs chèches et leurs barbes.

©AFP

Le retour des quatre anciens otages français d’Arlit (Niger) mercredi  a fait la Une de l’actualité. Les images des quatre hommes fraîchement relâchés et tout juste arrivés sur le tarmac de l’aéroport de Villacoublay (Yvelines) ont ainsi été relayées par de nombreux médias. Et le président François Hollande a tenu à exprimer son "immense joie" de les voir revenir sur le territoire français, Marine Le Pen s’est montrée plus réservée. "Ces images m’ont laissée dubitative", a-t-elle en effet confié ce jeudi au micro d’Europe 1. "J’ai trouvé ces images étonnantes, cette extrême réserve étonnante, leur habillement étonnant", a ensuite poursuivi la présidente du Front National. Et alors que les anciens otages ont refusé de s’exprimer au micro qui était installé sur le tarmac, l’eurodéputée a ajouté : "J’ai ressenti un malaise et je pense que je n’ai pas été la seule (…) C’est ce qu’ont ressenti beaucoup de Français".

"La barbe taillée de manière étonnante (…) le chèche sur le visage"

Et si Marine Le Pen n’a effectivement pas apprécié l’attitude des ex-otages, leur look ne lui pas plu non plus. "On avait l’impression d’avoir des images d’hommes qui étaient très réservés, c’est le moins qu’on puisse dire, les deux qui portaient la barbe taillée d’une manière assez étonnante, l’habillement était étrange", a-t-elle expliqué. Et de préciser le fond de sa pensée : "Cet otage avec le chèche sur le visage...Tout ça mérite peut-être quelques explications de leur part ». Restant quelque peu floue quant au réel message qu’elle souhaite par là faire passer, l’eurodéputée a conclu sur ce point en déclarant : "Je n’irai pas jusqu’à faire des théories, je ne serais pas dans mon rôle".

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