La présidente du Front National vit une semaine mouvementée. Alors que son père s’acharne sur elle depuis qu’il a été exclu du parti, désormais Marine Le Pen doit également composer avec des accusations d’escroquerie.

Marine Le Pen est dans la tourmente. En plus d’être dans le viseur de son père qui s’estime "trahi" après son exclusion du parti, la présidente du Front Nationale est également dans celui de la justice. Mercredi, elle a en effet appris que Jeanne, le micro parti qu’elle a fondé, avait été mis en examen dans le cadre de l’enquête le visant et portant sur le financement des campagnes du FN pour la présidentielle et les législatives de 2012.

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Des soupçons de surfacturations La justice soupçonne que Jeanne ait reçu un financement illicite de la part de Riwal, une société qui conçoit et réalise de nombreux documents de propagande pour le parti d’extrême droite et dont le directeur, Frédéric Chatillon est un proche de Marine Le Pen. Les enquêteurs se demandent ainsi si Riwal n’a pas profiter du faits que l’Etat rembourse les frais de campagne pour surfacturer ses services au profit de Jeanne et du FN. En effet, pendant les élections de 2012, le micro-parti de Marine Le Pen a prêté des fonds aux candidats frontistes.

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Aussi, mercredi, Jeanne a été mis en examen pour "acceptation par un parti politique d’un financement provenant d’une personne morale et escroqueries", a indiqué une source judiciaire. "Je persiste à vous dire que nous n’avons rien à nous reprocher", a rapidement réagi Marine Le Pen en marge d'un déplacement à Prague (République Tchèque). La société Riwal et Frédéric Chatillon ont également été mis en examen pour financement illégal de parti politique. Riwal a par ailleurs été mis examen en tant que personne morale pour escroquerie.