Dans une interview au Parisien, le ministre de l'Intérieur, s'est montré ferme sur les démantèlements des camps de Roms, qui se poursuivront malgré l'inquiétude des associations.

Manuel Valls a toujours affiché la même fermeté sur la question des Roms et  n’y déroge pas,  comme en atteste sa dernière prise de position, en date du 14 mars. Dans les colonnes du Parisien, le ministre socialiste le plus populaire du gouvernement affirme que "plus que jamais les démantèlements sont nécessaires et se poursuivront. Il en va du respect de la loi et de la sécurité de leurs résident ". D'après les chiffres de son ministère, il estime qu'il reste 400 camps illicites, dont près des deux-tiers en Ile-de-France.

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Alors que beaucoup d'associations s'inquiètent du traitement qui sera réservé aux Roms, Manuel Valls tient à les rassurer. Il teint à préciser qu'il n'y aura pas de brutalités de la part des fonctionnaires de police : "Nous procéderons avec humanité", affirme Manuel Valls, "sans abandonner l'accompagnement social, l'objectif de scolarisation des enfants et, quand c'est possible, l'accès à un logement et au monde du travail" a indiqué le ministre. "Ces situations, sont complexes, faites de vies marquées par la misère" analyse t-il. "Mais maintenir ces camps n'est pas acceptable d'autant qu'ils sont souvent limitrophes de quartiers populaires, dont les habitants déjà marqués par la crise, acceptent mal cette présence". En cause, plusieurs incidents qui ont opposé des résidents de cités et des Roms qui occupaient de manière illicite un terrain à proximité. Ainsi le 27 septembre 2012, à Marseille, des habitants excédés avaient expulsé les Roms avant de bruler le camp. "Je ne peux laisser perdurer cette situation intolérable. Il en va du respect de la loi et de leurs résidents" conclut Manuel Valls.

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