Le Premier ministre a profité de ses vœux à la presse, jeudi, pour revenir sur le récent départ de l’ex-garde des Sceaux en reprenant une de ses formules qui avaient fait mouche. Découvrez ce que Manuel Valls a dit.

A chacun sa manière de résister. "Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. Par fidélité à soi, à nous. Pour le dernier mot à l’éthique et au droit". Voici comment Christiane Taubira a annoncé son départ du gouvernement mercredi. En opposition avec l’exécutif à propos du projet d’inscription dans la Constitution de la déchéance de la nationalité française pour les binationaux en cas de terrorisme, celle qui avait été nommée garde des Sceaux en 2012 a en effet préféré renoncer à son poste. Une sortie qui a fait mouche mais qui n’a visiblement pas plu à Manuel Valls.

Le lendemain, lors de ses vœux à la presse, le Premier ministre a en effet repris la formule de son ancienne ministre de la Justice, en y a ajoutant sa propre définition du verbe "résister" : "Résister, c’est résister au cours des choses pour trouver sa voie. Résister aujourd’hui, ce n’est pas proclamer, ce n’est pas faire des discours,  c’est se confronter à la réalité du pays". Non content de cette mise au point, le locataire de Matignon a poursuivi en évoquant la "tentation de partir, de fuir ses responsabilités quand c’est difficile" qui, selon lui, frappe souvent "la gauche au pouvoir lorsqu’elle se confronte au réel".

Publicité
"Elle et moi, nous avons bien travaillé ensemble"Malgré tout, Manuel Valls a également tenu à saluer l’action de Christiane Taubira aux commandes de la Justice. "Elle a mené un combat pour cette grande avancée qu'est le mariage pour les couples de même sexe. Elle a su engager les réformes pour la Justice, a-t-il en effet énuméré. Souvent attaquée, mise en cause, insultée de manière insupportable, elle est toujours restée digne et a toujours reçu bien sûr, naturellement, notre soutien. Celui du président de la République, le mien et de l'ensemble du gouvernement". Et le chef du gouvernement d’ajouter : "Elle et moi, et nous avons convenu que contrairement à ce qui été dit, nous avons bien travaillé ensemble (...) Nous avons bien travaillé ensemble et chaque fois que j'ai rendu des arbitrages, nous l'avons fait en bonne intelligence (…) Mais la cohérence exigeait qu'à partir du moment où il y a un désaccord, sur une réforme, sur une révision constitutionnelle, chacun en tire les conséquences".

En vidéo - Quand Christiane Taubira refusait d'admettre que François Hollande était son patron dans Conversations secrètes

Publicité
Publicité