Ses récentes déclarations sur l’islam et l’immigration, ainsi que son omniprésence dans les médias cet été, valent à Manuel Valls une rentrée difficile. François Hollande a recadré le ministre de l’Intérieur ce mercredi en Conseil des ministres.

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La rentrée de Manuel Valls est décidément agitée. Si le ministre de l’Intérieur caracole en tête des sondages de popularité, au sein de la majorité c’est une autre histoire. Omniprésent sur le terrain et dans les médias cet été, le très actif ministre agace ses pairs. Ses récentes déclarations sur l’Islam et l’immigration n’ont rien arrangé. En deux jours, Manuel Valls s’est sévèrement fait remettre à sa place.

Hollande remet de l'ordre dans son gouvernementLors du Conseil des ministres de ce mercredi, François Hollande a clairement indiqué que « la politique migratoire et le regroupement familial ne faisaient pas partie des débats de cette rentrée », a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Un message à l’attention de Manuel Valls, qui s’est interrogé lundi, lors du séminaire de rentrée du gouvernement, sur « la compatibilité de l’islam avec la démocratie ». Sur la question de l’immigration, il avait également déclaré que « la question du regroupement familial peut être posée », des propos qu’il a quelque peu adoucis ce mercredi, précisant qu’il n’avait pas l’intention « de remettre en cause le regroupement familial ».

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Ayrault fait preuve d'autoritéMardi déjà, Manuel Valls s’était vu relégué au second rang lors d’un déplacement à Marseille. Après avoir annoncé mardi matin sur le plateau de BFM TV qu’il allait se rendre dans la cité phocéenne et annoncé les moyens octroyés à la ville pour lutter au mieux contre la violence qui fait rage dans ses rues, le ministre de l’Intérieur s’est fait doublé par Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre s’est en effet lui aussi rendu à Marseille, flanqué de quatre ministres supplémentaires, et c’est lui qui s’est exprimé, seul, face aux caméras. Manuel Valls est donc dû rester au second plan. Une manière pour Jean-Marc Ayrault de rappeler à son ministre qui est le chef du gouvernement.