Devant un parterre de responsables de la police et de la gendarmerie réunis lundi à Paris, le ministre de l’Intérieur a défendu ses méthodes et présenté sa feuille de route pour les années à venir. Une manière de s’imposer comme "le premier flic de France" qui "décide".

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Souvent critiqué par l’opposition qui dénonce notamment une hausse de l’insécurité, Manuel Valls a défendu bec et ongles lundi le bilan de sa première année en tant que ministre de l’Intérieur. Face aux responsables de la police et de la gendarmerie réunis pour l’occasion à l’Ecole Militaire (Paris), il a en effet commencé par déclarer : "Etre ‘le premier flic de France’, c’est décider". Fort de ces premiers propos le ministre a poursuivi en se félicitant des "bons résultats" des Zones de sécurité prioritaires (ZSP). Selon lui, celles-ci ont permis de lutter contre les trafics de stupéfiants, contre les violences urbaines et contre l’économie souterraine. "Beaucoup a été accompli. Nous n'avons pas perdu de temps", a-t-il estimé. Manuel Valls a ensuite annoncé la création d’un nombre "restreint" de ZSP supplémentaires d’ici "la fin de l’année".

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Valls veut le respect et la protection des forces de l’ordreNon content d’avoir répondu aux critiques de la droite, et alors que ces récents propos sur les Roms ont fait bondir son propre campCécile Duflot en a même appelé à la responsabilité de François Hollande – le ministre de l’Intérieur n’a pas non plus hésité à défendre sa dernière prise de position. "Ces démantèlements (de camps illégaux) sont un impératif pour lutter contre les phénomènes délinquants et mafieux, les trafics, d’exploitation de la misère qui s’y greffe", a-t-il ainsi souligné. Le "Premier flic de France" a par ailleurs ajouté : "Etre aux côtés des forces de l’ordre, c’est défendre leur action quand elle est injustement mise en cause (…) Etre sur le terrain est la meilleure manière d’établir ce dialogue dont j’ai voulu faire ma méthode". Et de marteler : "Je veux que les forces de l’ordre soient non seulement protégées, mais aussi respectées lorsqu’elles font appliquer les lois".Quant aux renforts de police annoncés par le gouvernement, Manuel Valls a poursuivi sur le même ton en prévenant : "Dans l'immédiat, tout le monde ne pourra pas bénéficier de renforts. Il faut faire des choix. Je l'assume".

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