Ce vendredi 3 octobre, La Croix publie un entretien de Manuel Valls dans lequel il formule des propositions de fermeté à l'égard de la GPA.

Alors qu’est prévu ce dimanche 5 octobre un défilé parisien organisé par "La Manif pour tous", Manuel Valls a tenu à se montrer concernant la GPA, allant plus loin que la proposition faite hier par Nicolas Sarkozy. Dans un entretien publié ce vendredi 3 octobre dans La Croix, le Premier ministre a soutenu que la gestation pour autrui "est et restera interdite en France" conformément à la position de François Hollande sur le sujet.

Le chef de Matignon "exclut totalement" l’autorisation de "la transcription automatique" des actes de filiation d’enfants nés par GPA à l’étranger. Selon lui, "cela équivaudrait à accepter et normaliser" cette pratique.

Une pratique intolérable

Défendant la famille comme "un repère, un pôle de stabilité", Manuel Valls a qualifié cette pratique "d’intolérable" et a même déclaré que "la France entend promouvoir une initiative internationale qui pourrait aboutir, par exemple, à ce que les pays qui autorisent la GPA n’accordent pas le bénéfice de mode de procréation aux ressortissants des pays qui l’interdisent". Ces initiatives devraient être proposées "dans les semaines qui viennent". 

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Comme l’ont repéré nos confrères du Lab, les propositions émises par Manuel Valls sont très éloignées des propos qu’il tenait pendant la primaire PS pendant laquelle il s’y disait favorable "si elle [la GPA] est maîtrisée".