Christian Estrosi a longtemps été le maire de Nice, mais aujourd’hui il ne l’est plus. Pourtant, il continue de prendre la parole comme s’il l’était encore, tandis que le vrai édile, lui, reste dans l’ombre. Découvrez pourquoi. 

Le soir de l’attentat de Nice, c’est lui qui était interviewé par les chaînes de télévision. Lui encore qui, dans les jours qui ont suivi cette terrible attaque, a dénoncé les failles dans le dispositif de sécurité mis en place par l’Etat le soir du 14 Juillet. Depuis l’attentat qui a fait 84 morts dans la station balnéaire, Christian Estrosi est apparu à de nombreuses reprises et beaucoup ont sans doute cru qu’il était toujours aux commandes de Nice. Pourtant, il ne l’est plus. Il y a quelques mois, et pour respecter la future entrée en vigueur de la loi sur le cumul des mandats, celui qui était maire depuis 2008 a échangé son poste avec son premier adjoint, Philippe Pradal.

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Un changement quasiment passé inaperçu car le proche de Nicolas Sarkozy continue de monopoliser l’attention et que son successeur, lui, demeure très discret pour ne pas dire invisible. C’est un "homme de l’ombre, discret, besogneux. Un calme pendant la tempête", a d’ailleurs écrit Nice Matin à propos de Philippe Pradal. Un journaliste de Point a même été jusqu’à posté sur Twitter un message aux allures d’avis de recherche.

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"Je fais ce que Christian Estrosi me demande"En effet, si le nouvel édile de Nice est apparu aux côtés de Bernard Cazeneuve, le Premier ministre et d’Adolphe Colrat, le préfet des Alpes-Maritimes le soir de l’attentat, il n’a fait aucune déclaration. Un silence que Philippe Pradal a expliqué au Lab d'Europe 1 de cette manière : "C’est simple, je fais ce qu’Estrosi me demande. Et il ne me demande rien". Et le maire de la ville d’ajouter : "Les Niçois savent que j’étais sur le terrain".

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