Le président était sur l’antenne d’Europe 1 ce mardi matin. Il a notamment répondu à la question de savoir si oui ou non il serait candidat en 2017. 

Le président de la République était l’invité d’Europe 1 ce mardi matin pour répondre à plusieurs questions, et notamment sur la loi Travail qui cristallise actuellement les tensions.

Loi Travail

"Je ne cèderai pas", a lancé François Hollande ajoutant que "cette loi, qui est en débat, y compris dans la rue, va passer." "Trop de gouvernements ont cédé, d'où l'état du pays que j'ai trouvé en 2012, pour que moi-même, dans des circonstances pas faciles, je cède dès lors qu'un compromis a été trouvé", a-t-il estimé.

"Ça va mieux"

Selon un sondage d’Europe 1, 86 % des Français estiment que ça ne va pas mieux en France, même s’ils sont 51 % à estimer que leur situation s’est améliorée. Pourtant, pour le chef de l’Etat, "ça va mieux, c’est une réalité." "Quand j’ai eu cette formule, ce n’est pas pour dire tout va bien. Ça va effectivement mieux pour la France. Ce n’est pas un propos de circonstance, ou de campagne. C’est une réalité", a-t-il affirmé, avant d'évoquer la croissance, le chômage ou les investissements.  

Des baisses d’impôt

Comme "ça va mieux", le président a réaffirmé son intention de procéder à des baisses d’impôt, si la situation économique le permet. "Oui, à la condition que nous ayons des marges de manœuvre. Nous verrons à l’été", a-t-il annoncé. "Dès lors qu’il y a une baisse qui va se poursuivre pour les entreprises, il m’apparaît juste que les ménages puissent avoir leur part de redistribution. Si la croissance se confirme, il y aura un geste pour les ménages. Nous allons attendre le mois de juillet pour voir ce que nous pourrons faire."

Le cas Emmanuel Macron

Interrogé sur les velléités présidentielles du ministre de l’Economie, François Hollande a réaffirmé sa confiance à Emmanuel Macron tout en le rappelant indirectement à l’ordre. "Je lui ai fait confiance : il était mon conseiller et je l’ai nommé ministre. Ce que je lui demande, c’est de mettre en œuvre cette politique. S'il veut développer ses idées, il en a le droit, mais dans le cadre de ce qui doit être fait : la solidarité gouvernementale. S’il n’avait pas ma confiance, il ne serait pas au gouvernement."

"Pas d’alternative à gauche"

"Il y a une alternative de droite, on la voit. Il peut y avoir des idées, des propositions, des ambitions de gauche, mais il n'y a pas d'alternative à gauche en dehors de la ligne que je représente", a affirmé François Hollande. "Il y a toujours eu une gauche qui voulait gouverner et une autre qui ne le voulait pas", a-t-il expliqué. Mais aujourd'hui, selon le chef de l'État, "il n'y a pas d'alternative de gauche, au sens où il n'y a pas un mouvement qui puisse accéder au second tour de l'élection présidentielle et conduire la destinée de la France sans notre appui."

Le concert de Black M

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Alors que le concert du rappeur, qui devait avoir lieu fin mai pour les commémorations de la bataille de Verdun, a été annulé, François Hollande a ouvert la voie à un possible retour en arrière. "Cette initiative était après la cérémonie, pour que des jeunes puissent avoir un moment festif." Le maire "a subi des pressions inouïes, de violence, de haine. Ne voulant pas créer d'incident, il y a renoncé. C'est sa seule décision, puisque l’Etat n’avait pas à en connaître. Si le maire voulait, l’Etat mettrait les moyens pour sécuriser le concert. Et les subventions seraient maintenues."

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